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MES OPTIONS ÉCONOMIQUES
Les quatre choix majeurs pour le renouveau économique de la France


La vie et l'histoire le démontrent, il n'est pas de prospérité sans liberté. La croissance et la richesse, le développement de la production et des échanges, la création et l'innovation exigent que chacun puisse donner libre cours à ses talents et être justement récompensé pour son travail. Aussi l'économie nationale doit-elle, pour renouer avec le dynamisme et la puissance, rompre avec le socialisme, l'étatisme et l'assistanat et retrouver sur le marché intérieur les vertus prométhéennes de l'entreprise, de la concurrence et du gain. Elle a besoin, pour se revivifier, du vent frais des libertés économiques.

Aussi faut-il lancer une grande politique de libération de l'économie française. Et effectuer, à cette fin, trois choix majeurs. Le premier est d'asseoir sans ambiguïté notre système de production et d'échange sur les principes du marché libre.

PREMIER CHOIX : LES PRINCIPES DU MARCHÉ LIBRE

Le marché libre
Le monde est en effet si complexe, ses configurations si instables, les décisions de chacun si diverses que l'économie d'un pays ne peut être encadrée trop sévèrement car, à vouloir réglementer à l'excès, on brise toute énergie créative. Aussi, plutôt que de tout miser sur une macro-régulation centralisée et limitée, il faut s'en remettre à la multitude des micro-régulations sécrétées par les acteurs individuels.

Ainsi, par exemple, le progrès, qu'il prenne la forme de découvertes scientifiques, d'inventions technologiques ou de réussites économiques, est bien souvent le fruit de la chance. On ne retient en effet que les succès, mais, pour une réussite, combien a-t-il fallu d'échecs? Il ne faut donc pas planifier ni centraliser, car, en évacuant l'aléatoire, on est statistiquement quasi certain de perdre. Le monde de l'économie et de la technologie s'apparente à un organisme vivant régi, selon la formule du professeur Monod, par les lois «du hasard et de la nécessité». Comme l'évolution du monde vivant, qui passe par l'accumulation des tentatives de mutations génétiques effectuées de façon aléatoire et dont certaines seulement sont retenues et concourent au progrès des espèces, l'économie, pour prospérer, a besoin d'une grande multiplication des initiatives et de leur sélection par le critère de l'efficacité, c'est-à-dire par celui du marché.

Une économie plongée dans un marché libre est donc supérieure à celle régie par le dirigisme. La première relève du monde organique, la seconde n'est qu'un système physique. La première permet la complexité. La seconde est condamnée au schématique. La première correspond à la réalité du monde, la seconde ne reflète qu'une caricature de celui-ci.

Initiative et profit
Aussi, pour conforter le marché libre, faut-il encourager la liberté d'initiative, accepter le principe du profit et laisser faire la concurrence. Rien de meilleur, en effet, que la compétition pour aiguiser l'imagination, la créativité et l'efficacité d'acteurs économiques indépendants. Aussi la concurrence apparaît-elle bien comme une vertu éminemment bénéfique de la vie économique. Elle doit pouvoir s'exprimer sans réserve et pousser à l'innovation et à la compétition.

Elle le fera d'autant mieux que l'économie nationale permettra la libre initiative des acteurs économiques. Il convient en effet que ceux-ci disposent d'une marge de manœuvre maximale et de charges et de contraintes minimales. La liberté permet en effet aux créateurs de rechercher, en vue du meilleur profit pour eux-mêmes et, par conséquent, pour la communauté, les systèmes de production et de distribution les plus performants. Et c'est alors l'ensemble de la société qui en tire avantage.

Encore faut-il que l'entrepreneur y trouve un profit pour lui et sa firme, car les difficultés et les risques sont tels qu'on ne voit pas pourquoi il s'engagerait dans cette voie en l'absence d'une forte motivation. Le profit apparaît donc à cet égard légitime s'il assume cette fonction d'incitation et de juste rétribution. D'autant qu'il remplit une autre mission, au service de la collectivité cette fois, puisqu'il est en quelque sorte l'indicateur de la bonne gestion grâce auquel on sait si l'entreprise effectue la meilleure allocation possible des hommes et des biens qu'elle mobilise. Si elle est déficitaire, c'est qu'elle gaspille les moyens qui lui sont confiés, si à l'inverse elle réalise des profits excessifs, c'est qu'elle spolie ses clients ou ses salariés.


DEUXIÈME CHOIX : LE PROGRÈS SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE

Miser sur le progrès technique
Pour être le plus efficace possible, le marché libre doit par ailleurs être nourri des effets bénéfiques de l'innovation technologique. Il faut donc, pour ce faire, effectuer un second choix majeur, celui du progrès scientifique et technique. Nous voulons donc que la France soit à la pointe de la révolution technologique qui se déroule sous nos yeux. Il y va de son avenir et de sa prospérité. Car, pour affronter la guerre économique internationale et la bataille de la compétitivité, les entreprises françaises doivent choisir entre deux logiques.

La première, qui consiste pour elles à rester figées sur leurs techniques traditionnelles, les conduit, sous la pression de la concurrence, à baisser leurs coûts et donc à sous-qualifier leur personnel et à réduire leurs salaires, ce qui entraîne une diminution du pouvoir d'achat et une baisse de l'activité économique. C'est la logique de la régression et de la paupérisation.

L'autre, qui donne la priorité à l'initiative et à l'innovation, doit pousser les sociétés à réaliser des progrès de compétitivité grâce aux améliorations techniques, ce qui nécessite une plus grande qualification des emplois et donc des hausses de salaire: c'est la logique du développement, qui exige l'utilisation maximale de la technologie.

Cette dernière est en effet à nos yeux l'arme principale dont disposent la France et les pays occidentaux pour conserver leur suprématie mondiale.

Relever les défis technologiques
Notre pays doit donc jouer sans réserve la carte du progrès technique. Dans tous les secteurs de l'économie, en effet, des innovations sont possibles, car la période contemporaine a ouvert de nouveaux espaces de connaissance dont personne n'a encore tiré toutes les conséquences technologiques. Il faut dès lors que la France s'engage avec une ardeur renouvelée dans cette entreprise exaltante qui constitue à bien des égards la voie royale de la prospérité, de l'expansion et de la puissance.

Aussi faut-il encourager et privilégier toutes les filières où le génie français des ingénieurs, des chercheurs et des industriels a déjà fait merveille, que ce soit l'aéronautique, le spatial, le nucléaire, les transports terrestres ou les armements. Il est par ailleurs nécessaire d'ouvrir de nouvelles filières d'excellence française, notamment dans la génétique, l'informatique et l'ensemble des techniques de communication, domaines dans lesquels notre pays dispose de grandes compétences mais sans avoir jamais pu réellement les transformer en réussite industrielle.

Par ailleurs, il est essentiel de lancer à notre pays, en coopération avec les pays européens, de grands défis technologiques. Pourquoi ne pas se fixer comme objectif d'envoyer une équipe d'Européens sur Mars avant 2010? Pourquoi ne pas tout mettre en œuvre pour réussir la fusion nucléaire contrôlée avant 2020?

Développer la recherche scientifique
Pour relever ces défis et diffuser dans l'ensemble du tissu industriel et scientifique de notre pays ce nouveau souffle volontariste de réussite économique et technologique, il faut imaginer de nouveaux mécanismes de financement mieux adaptés aux projets technologiques des entreprises et revoir en conséquence les modes d'attribution et les critères d'affectation des crédits publics de la recherche. Ceux-ci, qui font partie des dépenses utiles du budget de l'État, devraient être augmentés de façon significative le plus rapidement possible.

Encore faut-il qu'ils ne viennent pas alimenter le vase sans fond d'une recherche stérile et bureaucratisée telle qu'on la découvre en arpentant les couloirs de certains laboratoires du CNRS. Là encore, la lutte contre l'étatisme est nécessaire et il convient d'engager un redéploiement de la recherche scientifique pour la placer sans réserve au service de la stratégie d'excellence technologique que l'industrie française se verra proposer.


TROISIÈME CHOIX : LA PRIORITÉ POUR LES ENTREPRISES

Le plan de libération des entreprises
Pour atteindre cet objectif économique ambitieux, il est essentiel d'effectuer un troisième choix fondamental, celui de favoriser les entreprises. Celles-ci doivent pouvoir constituer une priorité pour l'État et pour la nation et, à cette fin, être libérées et encouragées sur la scène économique.

Elles doivent retrouver leur place éminente dans l'économie nationale, être considérées comme le principal moteur économique et à ce titre elles doivent faire l'objet d'une priorité absolue. Il faut ainsi mettre en œuvre un vaste plan de promotion de l'entreprise française qui tourne le dos aux pratiques actuelles.

En effet, pour aider les sociétés, les gouvernements UMP ou PS ne connaissent qu'une méthode, le recours aux subventions. Or, ce procédé est néfaste, car une entreprise saine doit précisément pouvoir vivre, créer et se développer par la seule vertu de son activité propre, sans l'appui de quiconque.

Il ne s'agit donc pas de multiplier les mesures d'aide aux sociétés industrielles et commerciales, mais bien plutôt de les libérer de toutes les contraintes qui entravent leur fonctionnement et de leur rendre la pleine maîtrise de leur propre gestion. À cette fin, il faut d'abord que l'État rende aux entrepreneurs la libre disposition des principaux leviers dont ils ont besoin pour diriger leurs affaires.

Les embauches facilitées
Ainsi faut-il permettre aux dirigeants de société de procéder plus facilement aux embauches qui leur sont nécessaires sans être dissuadés par des contraintes nouvelles qui viennent alourdir leur gestion au fur et à mesure que les effectifs augmentent. Aussi est-il nécessaire de simplifier les procédures administratives et sociales de recrutement et de réduire les freins à l'embauche. Il est notamment dindispensable de relever les seuils sociaux car il n'est pas sain qu'une entreprise subisse brutalement de nouvelles contraintes bureaucratiques sous prétexte que ses effectifs dépassent dix salariés, vingt puis cinquante. Des contraintes suffisamment lourdes pour que beaucoup d'entrepreneurs renoncent à embaucher afin de ne pas franchir le seuil fatidique.

En outre, il est essentiel de revoir la législation sur les licenciements qui, par leur rigidité, conduisent bien souvent à augmenter le nombre des chômeurs. Dans certains cas en effet, elle empêche les dirigeants des entreprises en difficulté de licencier à temps pour sauver la société. Il en résulte un dépôt de bilan et la mise à pied de tous les salariés. Pour tenter de protéger certains, on pénalise tout le monde. Dans un tel contexte, les chefs d'entreprise, sachant qu'ils ne pourront pas licencier, rechignent à prendre le risque d'embaucher.

Les horaires assouplis
Il est par ailleurs indispensable de revenir sur la loi des 35 heures qui pénalise dramatiquement nos entreprises. Cette loi ne correspondait par ailleurs nullement à la volonté des Français qui, pour la pluspart, ne souhaitaient pas travailler moins mais gagner plus.

Aussi faut-il abroger cette loi, même assouplie par MM. Raffarin et Fillon, et mettre en place une législation moderne qui permette aux salariés et aux chefs d'entreprise de définir, dans un cadre légal, mais entre eux, des horaires de travail et des modalités de rémunération adaptés aux demandes des uns et aux possibilités des autres. Ainsi faut-il une réglementation du temps de travail qui permette aux entreprises de mieux s'adapter aux difficultés qu'elles rencontrent. N'est-il pas en effet absurde que, pour gérer les variations de la demande, elles n'aient à leur disposition que le recours au chômage à temps partiel et aux heures supplémentaires, lesquelles ne sont d'ailleurs pas toujours payées?

Certes, il n'est pas question de remettre en cause la protection des salariés et notamment la référence à une durée légale de travail. Mais beaucoup de Français seraient heureux de pouvoir travailler plus, pendant certaines périodes, pour disposer, à d'autres moments de la semaine, du mois ou de l'année, d'un temps de loisir plus important, surtout si de tels aménagements s'accompagnent d'un supplément de salaire.

La priorité au travail
Au-delà, il est essentiel de favoriser fiscalement les acteurs productifs, c'est-à-dire les travailleurs et les entreprises Ceux qui produisent la richesse du pays et assurent la croissance de l'économie ne méritent-ils pas, en effet, d'être privilégiés dans la répartition des charges fiscales et sociales? D'autant que, s'ils voient leurs efforts récompensés, leur motivation s'en trouvera renforcée et avec elle leur ardeur à travailler et à entreprendre, pendant que le dynamisme de l'économie en sera de son côté décuplé.

Mieux vaut donc réduire les charges pesant sur le travail plutôt que celles qui frappent la consommation. Une orientation d'autant plus nécessaire que le coût du travail handicape nos entreprises dans la concurrence internationale et qu'il serait donc contre-productif de l'alourdir encore. En revanche, l'impôt sur la consommation présente l'avantage de ne pas pénaliser les produits français puisque les biens importés se trouvent taxés de la même façon. De plus, la fiscalité sur la consommation se révèle juste puisqu'elle concerne tout le monde, y compris ceux qui, par la fraude ou la spéculation, échappent actuellement aux impôts sur le travail.

Dans cet esprit, il convient d'engager une vaste réforme de notre système de prélèvement obligatoire et d'alléger de façon significative les charges qui pèsent sur les entreprises et leurs salariés.

Les financements plus accessibles
Il faut par ailleurs que le financement des entreprises puisse être assuré plus facilement qu'à l'heure actuelle. En effet, handicapées par de lourdes ponctions fiscales et sociales, malmenées par la concurrence internationale, les sociétés françaises, malgré leur remarquable productivité, ne réalisent pas, contrairement par exemple aux firmes allemandes ou américaines, des profits suffisants pour dégager la masse d'autofinancement dont elles auraient besoin. Elles se trouvent dès lors pénalisées dans leur capacité d'investissement et contraintes de se tourner vers des sources de financement externe où elles se heurtent à la rigidité du marché des capitaux et du marché financier. Marchés qui, en France, ne sont pas adaptés à leurs besoins.

Pour rendre aux sociétés françaises une plus grande liberté de financement, il faut leur assurer d'abord une véritable capacité d'autofinancement et, pour cela, réduire les prélèvements obligatoires que leur font supporter les organismes sociaux, les collectivités territoriales et l'État.

Dans le même esprit, il faut accomplir un effort considérable pour diriger de nouveau l'épargne des Français en direction des agents productifs. À cette fin, il convient d'alléger et de réformer la réglementation du marché financier en vue de faciliter son accès pour les entreprises. Pour ce faire, les investisseurs publics institutionnels, qui détournent à l'excès les capacités de financement du marché vers les organismes étatiques, doivent subir une réduction de leur poids et de leur influence.

Les PME favorisées
Il est cependant nécessaire de prévoir par ailleurs des dispositions particulières propres à faciliter le financement des PME, en encourageant à leur profit la constitution d'un authentique capitalisme populaire. Des mesures fiscales sont donc à prendre pour inciter les personnes privées à participer au capital des PME et notamment à celui des entreprises qui se créent. Dans le même esprit, la constitution de sociétés de capital risque capables d'assurer, sans garanties majeures, le financement de projets d'entreprise crédibles est à encourager.

Selon les mêmes perspectives, il faut mettre les PME à l'abri des contraintes financières illégitimes que peut entraîner un libéralisme mal maîtrisé, lorsque ses lois finissent par asservir les petits aux puissants, sans autre logique que le rapport de force le plus brutal.

Face à ces pratiques inacceptables, il faut renforcer les règles propres à protéger la liberté des petites et moyennes entreprises. La vente à perte doit notamment être totalement interdite et des délais de paiement raisonnables imposés par la loi. Quant au travail noir et clandestin qui, en créant une véritable économie souterraine, détruit les entreprises saines et légales, il doit être impitoyablement pourchassé et réprimé.

QUATRIÈME CHOIX : LA VOLONTÉ STRATÉGIQUE

L'intelligence économique
Afin de renforcer encore la liberté des entreprises, il convient de leur assurer un environnement favorable propre à leur permettre d'affronter dans les meilleures conditions la concurrence internationale.

Pour cela, il est indispensable de coordonner toutes les forces économiques de notre pays et de les mobiliser autour d'objectifs communs de grande portée. Il s'agit de penser le développement de notre économie en termes stratégiques et de doter à cette fin les acteurs économiques des moyens nécessaires.

Les comités stratégiques
Dans cette perspective, il serait judicieux de créer des comités stratégiques dans chaque grand secteur économique pour aider nos entreprises à coordonner leurs forces et à faire jouer la solidarité nationale dans la guerre économique mondiale. Il ne s'agirait donc pas d'instances bureaucratiques où seraient menées des discussions théoriques et prospectives ne débouchant sur aucune décision concrète. Au contraire, placés sous la présidence d'un chef d'entreprise, ces comités réuniraient les principaux acteurs industriels et administratifs d'un secteur concerné autour d'un objectif concret consistant à favoriser la conquête de marchés extérieurs et la reconquête du marché intérieur.

L'initiative appartiendrait aux acteurs économiques, les représentants de l'État n'étant là que pour répondre aux demandes de concours des industriels. Ainsi, pour aider ces derniers à développer un nouveau produit stratégique, à pénétrer un grand marché étranger ou à emporter un appel d'offres international particulièrement important, la puissance publique pourrait fournir la dérogation, les crédits de recherche, le soutien diplomatique ou le concours des services de renseignements qui se révéleraient nécessaires.

Ces comités stratégiques pourraient aussi assurer les arbitrages ou organiser les ententes entre les entreprises françaises de façon qu'à l'étranger notre industrie parle d'une seule voix. Dans le même esprit, la question des fusions d'entreprises devrait être examinée dans ces instances où l'État interviendrait pour que soit systématiquement privilégiée la constitution de grands groupes nationaux ou, à défaut, européens, de préférence à des structures mondialisées où les entreprises françaises viendraient renforcer des pôles de décision étrangers.

Il s'agit ainsi de mobiliser les forces économiques et de les coordonner en une stratégie cohérente permettant d'assurer dans la compétition économique internationale le succès de nos entreprises et de notre pays.
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