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En savoir plus, le 15/09/2003
QUELS CHOIX POUR L'ENSEIGNEMENT ?
Une rénovation fondée sur les principes de liberté, de culture et d'excellence.


L'école est l'un des lieux privilégiés où se forge l'avenir de notre pays. De par sa mission d'instruction, elle forme les générations nouvelles et détermine le visage de la société de demain. En ce sens, sa fonction consiste à transmettre notre héritage de civilisation. La connaissance, la culture, les valeurs, la mémoire, les disciplines intellectuelles et morales, tout ce trésor de vérités et de références transite par l'institution scolaire pour se conserver, se reproduire et se développer au fil des décennies et des siècles qui passent.

Si l'école ne constitue pas le seul instrument propre à préserver notre civilisation et à assurer sa pérennité, elle en est cependant, avec la famille, le principal.
C'est dire l'importance de l'école. Car, si le système éducatif n'assurait plus sa mission, non seulement nos enfants ne seraient plus correctement formés, mais progressivement, à mesure que leur ignorance grandirait, c'est notre civilisation elle-même qui s'éteindrait.

C'est pourquoi, en rupture totale avec les évolutions actuelles, il faut entreprendre une profonde rénovation du système éducatif français. Une rénovation fondée sur les principes de liberté, de culture et d'excellence.

PREMIER PRINCIPE : LA LIBERTÉ

L'éducation, responsabilité des parents
La premiere priorité est d'abord de remettre l'école à sa juste place. Le système scolaire n'a en effet pas vocation à s'approprier les jeunes Français et à se substituer aux parents pour leur assurer une éducation étatique qui viendrait remplacer ou contrarier celle des familles. L'éducation des enfants relève de la responsabilité exclusive des familles et il convient de réaffirmer ce principe en direction du ministère de l'Éducation nationale qui devrait prendre le nom de ministère de l'Enseignement national. L'école n'ayant pas à se préoccuper d'éducation, sa mission, d'ailleurs essentielle, se limite à l'instruction des jeunes Français, c'est-à-dire à leur formation intellectuelle et physique par la transmission des savoirs qui constituent notre patrimoine de civilisation.

Pour le reste, les parents sont responsables de l'éducation de leurs enfants et doivent pouvoir choisir librement, sans contraintes financières, l'école à laquelle ils les confient. Tel est d'ailleurs le sens de l'article 26 de la Déclaration universelle des droits de l'homme qui affirme que «les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants». Si l'on veut rétablir la prééminence des familles en matière d'éducation et éviter que les enfants ne soient les otages d'un système éducatif confisqué, il faut à tout prix rendre aux parents ce droit essentiel qu'est la liberté scolaire.

L'école, propriété de la nation
Aujourd'hui, en effet, l'école n'appartient plus à la nation et n'est plus au service des enfants. Elle est devenue un enjeu pour les syndicats tout-puissants qui imposent leurs vues à tous, y compris au gouvernement. Bien qu'il ait subi des soubresauts internes, le pouvoir du syndicalisme enseignant reste en effet sans limite.

Coupé de la nation, mais protégé, soutenu et enrichi par l'administration, ce monstre d'un autre âge réussit à survivre en parasitant l'État. Refusant l'évidence des faits, enfermés dans leurs fausses certitudes, ses dirigeants sont largement responsables du fiasco du système éducatif. Car c'est bien dans la toute-puissance syndicale et dans l'idéologie qu'elle véhicule que le mal qui le ronge aujourd'hui trouve sa racine.

Pour reconstruire l'école et la remettre au service de la nation, le Mouvement national républicain veut donc la libérer de l'emprise totalitaire du syndicalisme enseignant.

La liberté d'instruction
À cette fin, il faut mettre en œuvre une décentralisation du système éducatif qui permette à la fois de court-circuiter la bureaucratie envahissante de la rue de Grenelle, où les syndicats sont omnipotents, et de rétablir les prérogatives légitimes des parents vis-à-vis de l'école.

Dans ce but, il est essentiel de supprimer la carte scolaire afin que les parents puissent choisir librement l'école de leurs enfants. Il faut doter par ailleurs les établissements d'une certaine autonomie destinée à susciter entre eux une saine émulation. Ainsi, par exemple, la direction de chacun d'eux doit disposer d'une réelle marge de manœuvre pour recruter ses enseignants parmi les fonctionnaires du ministère, ainsi que pour choisir les élèves à inscrire lorsque leur nombre dépasse celui des places disponibles.

De la sorte, la qualité générale du système d'instruction pourrait s'améliorer dans notre pays. Ainsi, certaines écoles, de par l'excellence de leur enseignement et le bon encadrement dont bénéficient les enfants, seraient plus appréciées que d'autres et les parents se presseraient pour y inscrire leurs enfants. Il appartiendrait alors aux établissements moins cotés de faire les efforts nécessaires pour égaler les meilleurs. Ce ne seraient donc plus les oukases idéologiques des syndicats qui prévaudraient, mais le choix des parents dans l'intérêt des enfants. L'école serait libérée.

La paix scolaire
Elle le serait d'autant plus que l'émulation entre les écoles du service public sera étendue au secteur privé. Il faut en effet instaurer un chèque scolaire qui serait proposé aux parents désireux d'inscrire leurs enfants dans une école privée. Représentant les frais d'instruction que l'État consacre à chaque élève du secteur public, ce chèque prendrait la forme d'une allocation versée par l'État à l'établissement privé choisi par les parents et constituant tout ou partie des frais de scolarité de leur enfant.

Pareil système instaure donc une véritable égalité devant l'école, qu'elle soit privée ou publique. Les parents peuvent en effet exercer leur choix, non seulement au sein du système public, mais aussi entre l'école d'État et l'école privée. Le chèque scolaire règle donc définitivement la question de l'école libre et place les deux systèmes d'enseignement sur un même plan, mettant fin une fois pour toutes à la guerre scolaire.

D'autant qu'il convient de renforcer encore cette égalité de traitement entre les établissements par l'abrogation de la loi Falloux qui empêche de façon illégitime les écoles privées de recevoir des subventions d'investissement comme celles qui sont actuellement dévolues aux écoles publiques.

Ainsi libéré et refondé sur des principes sains, le système d'instruction doit servir de nouveau la formation et l'épanouissement des jeunes Français et contribuer également au renforcement et au développement de la communauté nationale.

DEUXIÈME PRINCIPE : LA CULTURE

La neutralité de l'enseignement
Encore faut-il, pour atteindre cet objectif, que le contenu de l'enseignement soit revu pour servir la formation intellectuelle et culturelle des enfants. Il faut pour cela refaire de l'école un instrument de la conscience et de la cohésion nationale.

Or, actuellement, l'éducation a cessé d'être "nationale" puisque la neutralité de l'enseignement n'est plus assurée. Conduisant une véritable révolution culturelle à la chinoise, les doctrinaires des syndicats de l'éducation se sont employés à détacher nos enfants de la civilisation et de la nation à laquelle ils appartiennent pour les passer au moule du mondialisme érigé en idéologie officielle.
Déjà, Harlem Désir, grand maître en son temps de la pensée cosmopolite, avait été admis dans les écoles pour y tenir de véritables séances de propagande. Et, si M. Désir a passé, les idées sont restées. Programmes et manuels scolaires en témoignent. «Je suis un citoyen du monde», «la planète est mon village», «l'immigration, une chance pour la France», proclament les ouvrages scolaires, qu'ils soient d'histoire, de géographie ou d'instruction civique.

Il est vrai que l'école est victime elle aussi de l'immigration et qu'elle en subit un dommage considérable. Dans de nombreuses classes, les petits Français de souche, devenus minoritaires, se trouvent plongés dans un environnement qui les déracine. Pis, le ministère de l'Éducation recourt à des maîtres auxiliaires étrangers dont certains sont ou ont été des clandestins. Comment s'étonner dès lors de l'incapacité de nombre d'enfants à maîtriser correctement le français?

D'autant que la priorité est donnée à des pratiques pédagogiques "d'éveil" ou "d'ouverture sur la vie" qui n'ont rien à voir avec l'apprentissage des humanités et sombrent dans le vulgaire et le commun de la vie courante.

Transmettre un savoir élémentaire
Il faut donc donner un coup d'arrêt à cette grave dérive et assigner de nouveau à l'école la mission d'enseigner aux enfants les grands acquis de notre civilisation. Car notre héritage ne se limite pas, loin s'en faut, aux droits de l'homme. Il remonte notamment à la Grèce, qui a élevé le Vrai, le Beau et le Bien au rang de valeurs universelles, repères intangibles au travers desquels les hommes peuvent approfondir leur savoir et perfectionner leurs talents. L'enseignement doit donc s'inscrire de nouveau dans cette vision humaniste et traditionnelle de notre culture.

C'est pourquoi il convient d'assigner à l'école la mission première de transmettre un savoir élémentaire : lire, écrire, compter et s'exprimer correctement dans sa langue. Face aux carences actuelles du système éducatif, ces objectifs, pour simples qu'ils soient, représentent une priorité d'ampleur nationale.

Patriotisme, devoir, respect d'autrui, politesse, honnêteté, goût du travail, sens de la famille, il faut aussi que l'institution scolaire redonne aux enfants, par le biais des cours d'instruction et de morale civique, le sens de ces valeurs qui fondent notre société.

Enraciner les programmes dans notre culture
Au-delà, il appartient à l'école d'assurer la transmission de notre héritage culturel et de notre identité. Pour cela, il faut privilégier certaines matières telles que la maîtrise de la langue, la connaissance de l'histoire et de la géographie, ainsi que la compréhension des disciplines artistiques. À condition toutefois qu'elles ne soient pas détournées de l'objectif culturel et identitaire qu'elles doivent poursuivre.

Dans cet esprit, la connaissance du français doit aller de pair avec l'initiation aux grands auteurs de notre littérature, y compris la poésie et le théâtre. L'histoire à apprendre est d'abord celle de la France et de l'Europe avec une vision chronologique permettant aux élèves de se situer dans une continuité temporelle. De même, l'enseignement de la géographie doit les aider à se repérer dans l'espace et donc porter d'abord sur la connaissance du territoire national et de celui des pays voisins. Quant aux disciplines artistiques, elles méritent d'être développées car l'initiation à l'histoire de l'art est également une formation de l'esprit et un enracinement dans notre culture.

Certains feront valoir qu'en ce début du XXIe siècle, une telle conception se trouve totalement décalée par rapport à la mondialisation qui prévaut partout. Il s'agit là d'un argument à rejeter car le rôle de l'école consiste au contraire à reconstruire les repères identitaires qui font par trop défaut aux jeunes générations. Et, si certains ont pu critiquer la méthode des instituteurs de la IIIe République qui n'hésitaient pas à enseigner «nos ancêtres les Gaulois» dans les écoles de nos colonies africaines, il serait malheureux qu'aujourd'hui, dans celles de la France métropolitaine, les petits Français apprennent qu'ils ne sont les descendants de personne et que leur seule demeure est le monde entier.

TROISIÈME PRINCIPE : L'EXCELLENCE

Pour l'école de l'excellence
Pour le reste, il faut rétablir le principe de l'excellence, principe seul capable de briser le cycle infernal de l'échec et de la baisse continue du niveau scolaire.

À la base de cette régression dramatique, il y a en effet la croyance insensée que, placés dans les mêmes conditions socio-éducatives, les élèves obtiendront nécessairement les mêmes résultats. D'où les utopies socialistes du collège unique et des 80 p. cent de bacheliers par classe d'âge. Mais, comme le postulat selon lequel l'égalité des chances déboucherait nécessairement sur l'égalité des résultats est totalement faux, les apprentis sorciers de l'Éducation nationale, renonçant à le mettre en œuvre par le haut, ont entrepris de le réaliser par le bas. Pour assurer l'égalité des résultats, il leur faut donc accepter ou faciliter une baisse générale et continue du niveau des études, donnant ainsi tristement raison à cette formule de Jean Cocteau : «La France a toujours cru que l'égalité consistait à trancher ce qui dépasse.»

Il est donc essentiel de mener une politique exactement contraire. Chaque enfant possédant des capacités qui lui sont propres, il revient précisément à l'école de les découvrir et de permettre à l'élève de les développer au maximum de leur potentialité. Pour cela, il convient de réhabiliter l'effort et le travail et les encourager par l'émulation, la récompense du mérite et la reconnaissance du talent. Les classements, les examens, les concours et les prix doivent être généralisés, conformément à la tradition occidentale, tels que les Jeux olympiques par exemple les instaurèrent il y a deux mille huit cents ans.

La compétition qui en résulte, loin d'être néfaste, donne au contraire à chacun la possibilité d'aller aussi loin que ses capacités le lui permettent et d'obtenir un diplôme et une formation correspondant à son travail et à ses talents. Il ne faut pas en effet rejeter la sélection républicaine, celle qui s'effectue selon le critère des aptitudes et des talents. Car elle seule permet de prendre en compte la diversité des dispositions naturelles des enfants. Elle seule permet à chacun de valoriser ses dons et de trouver sa juste place dans la société.

Abolir le collège unique
Plus concrètement, il convient d'abolir le collège unique de façon que chaque élève puisse suivre jusqu'à son terme l'enseignement le plus adapté à ses capacités propres.
L'enseignement maternel et primaire qui permet d'acquérir les savoirs fondamentaux doit rester unique. Mais il faut qu'à l'entrée en sixième, les 30 p. cent d'élèves qui ne savent toujours pas correctement lire, écrire ou compter soient dirigés vers un cycle complémentaire de deux ans où tout sera entrepris pour qu'ils comblent ces lacunes. L'illettrisme doit être éradiqué dans notre pays et personne ne doit sortir du système scolaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux. À l'issue de ce cycle, les élèves, ainsi munis des connaissances minimales, pourront soit rejoindre le collège dans les classes de quatrième, soit entrer dans la filière des études professionnelles pourvus d'un certificat.

Un peu plus tard, au sortir de la classe de troisième, un second carrefour doit se présenter aux élèves du collège: soit l'entrée au lycée pour trois années d'études couronnées par le baccalauréat, soit obtenir un brevet et s'engager dans les études professionnelles. Dans tous les cas, chaque sortie de cycle doit être concrétisée par un examen, certificat, brevet ou baccalauréat, de telle sorte que chacun achève ses études primaires ou secondaires non par un échec mais par un succès sanctionné par un diplôme.

Dès lors, personne ne serait plus exclu par le système scolaire et, grâce à la diversité des filières et des niveaux d'enseignement, chaque élève, correctement orienté par la sélection, sortirait de l'école avec une profession et un rôle à jouer dans la société.

Valoriser les études professionnelles
Car, si les talents sont inégaux, ils sont divers et tel élève qui ne brille pas dans les matières intellectuelles doit pouvoir exceller dans les métiers techniques et inversement. C'est pourquoi il est indispensable de valoriser les études professionnelles afin qu'elles retrouvent une place à part entière dans notre système d'instruction publique et qu'elles puissent fournir à la France les techniciens et les professionnels de qualité dont elle a besoin.

Cette évolution est en effet d'autant plus nécessaire que les entreprises connaissent par ailleurs une réelle difficulté à recruter des salariés qualifiés. Victime des options idéologiques des syndicats enseignants hostiles à toute coopération avec le monde économique, pénalisé par la lourdeur de l'appareil éducatif qui ne parvient pas à suivre l'évolution rapide des techniques, l'enseignement professionnel s'est trouvé progressivement marginalisé. Les lycées professionnels qui recrutent leurs élèves non par le choix de ceux-ci mais sur le constat d'une situation d'échec donnent ipso facto l'impression de délivrer un enseignement de seconde zone.

Quant à l'apprentissage, pourtant mieux considéré, il n'intéresse qu'un nombre très limité de jeunes gens : 350 000 sur 8,5 millions de jeunes de seize à vingt-cinq ans.

L'apprentissage, voie dans laquelle on ne peut s'engager avant l'âge de seize ans, transforme par ailleurs le jeune élève en salarié et le fait sortir du monde scolaire. Aussi, à cette orientation, souvent vécue comme une éviction de l'école, beaucoup d'adolescents préfèrent la filière de l'enseignement professionnel, au risque de suivre des formations sans débouchés.

Généraliser les études en alternance
Il faut donc mettre un terme à ces graves errements et rénover l'enseignement professionnel par la généralisation du système des études en alternance assortie d'une incitation financière ou fiscale pour les professionnels qui accueillent des apprentis. Il convient en effet de réintroduire l'apprentissage dans le cursus scolaire pour qu'il retrouve son prestige et qu'il puisse commencer avant seize ans. À l'inverse, l'enseignement professionnel actuel doit pouvoir bénéficier des avantages de la présence dans une entreprise ou chez un artisan.

La nouvelle filière ainsi créée pourrait alors trouver toute sa place à côté des formations générales. Et c'est donc dès le début de l'enseignement secondaire que la voie des études professionnelles devrait être proposée aux élèves. Ainsi placée sur un pied d'égalité avec les autres filières, celle-ci cessera d'apparaître comme réservée aux exclus du système.

Dans ce cadre, la formation devrait s'effectuer sur le principe de l'alternance entre la formation théorique et scolaire et la formation pratique dans une entreprise, qu'elle soit industrielle, artisanale ou de service. Mettant en contact direct les jeunes avec les exigences et les réalités du monde du travail, les études en alternance offrent de surcroît la garantie d'une adaptation permanente aux mutations techniques. Elles permettent aux jeunes gens, passé l'âge de seize ans, de choisir un statut scolaire assorti du versement d'une indemnité s'ils participent à la production de leur entreprise ou d'adopter d'emblée un statut de salarié à mi-temps.

Inscrit à part entière dans le cursus scolaire et bénéficiant pleinement des avantages de la formation en entreprise, le système des études professionnelles en alternance pourrait rendre leurs lettres de noblesse aux métiers, et notamment au travail manuel, tout en offrant aux jeunes Français une formation qu'ils pourront valoriser sur le marché de l'emploi et dont ils pourront être fiers.

Former des élites
L'école, dont le rôle est d'assurer à tous la meilleure formation possible, doit aussi se fixer comme objectif l'émergence des élites. Des élites qui doivent leur titre à leur travail, à leur mérite et à leur talent, et non à leur origine sociale, à la "combine" ou à l'argent. Des élites au demeurant diversifiées car elles peuvent exister dans le domaine de la recherche la plus avancée comme dans celui de la mécanique la plus complexe. À cet égard, la qualification dans le métier importe plus que le métier lui-même. Mieux vaut un bon mécanicien qu'un mauvais chercheur!

L'émulation et la sélection apparaissent donc nécessaires dans tous les domaines si l'on veut que les plus doués puissent se révéler. Sous cet angle aussi, la compétition est fructueuse car, si l'on peut déplorer que les hommes ne soient pas tous égaux, on doit néanmoins tenir compte de la diversité des talents comme d'une implacable réalité. À ignorer celle-ci, on crée des systèmes égalitaristes qui, en pénalisant les meilleurs, suscitent l'injustice et l'inefficacité sociale. Les plus talentueux doivent donc pouvoir donner le meilleur d'eux-mêmes et recevoir en conséquence une instruction adaptée. En retour, ils doivent servir la communauté car, si le talent mérite d'être récompensé, il impose aussi des devoirs envers la nation.

L'École polytechnique, par exemple, inculque à ses élèves l'idée, éminemment juste et bénéfique, qu'en contrepartie de leur réussite, il leur incombe une obligation de service pour leur pays. Pourquoi ne pas généraliser dans le système scolaire et universitaire et, au-delà, dans la société, cette nécessaire hiérarchie du mérite qui correspond à une élite du service? Seules les grandes nations sont capables de sécréter de telles aristocraties, aussi est-il souhaitable que la France, qui a su le faire pendant longtemps, retrouve le sens de cette éthique.
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