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En savoir plus, le 01/11/2003
MON PARCOURS POLITIQUE:
RPR, CAR, FN, MNR


Vous êtes entré au RPR en 1979. Trois ans plus tard, vous avez rejoint le Front national. Vous y avez connu une ascension fulgurante. Puis, vous avez été amené à le quitter brutalement en 1998 pour fonder le MNR. Ne s’agit-il pas d’une démarche un peu erratique ? Comment expliquez-vous ce parcours ?

Un seul objectif : une vraie droite
pour la France

Au-delà des apparences, ma démarche est au contraire très logique. Car je n’ai jamais eu qu’un seul objectif dans ma vie politique : œuvrer à l’émergence en France d’une grande force de droite. Une vraie droite dégagée du politiquement correct, sans complexe par rapport à la gauche et capable d’assurer le renouveau de notre pays.

La déception d'un RPR dérivant à gauche
C’est dans cet esprit que, contrairement à beaucoup d’autres, je n’ai jamais milité, même dans ma jeunesse, au sein d’une organisation d’extrême-droite. Mon premier engagement politique intervient donc en 1979 lorsque j’adhère au RPR. Déjà, je déplore sa dérive à gauche mais mon idée est de militer en son sein pour le faire revenir à droite. Lorsque je me rends compte que la dérive prend de l’ampleur et qu’il sera impossible de l’enrayer de l’intérieur, je quitte le RPR.

La tentative d'une vraie droite avec les CAR
Je fonde alors les Comités d'action républicaine afin de constituer un embryon de cette grande force que j’appelle de mes vœux. Malheureusement, en 1984, ce ne sont pas les CAR mais le FN qui émerge sur la scène publique. Je choisis alors d’effectuer la démarche inverse de celle que j’avais tentée au RPR : investir le FN et agir de l’intérieur pour qu’il rompe avec ses origines d’extrême-droite et s’affirme comme un grand mouvement de droite.

L'espérance d'un FN sortant de l'extrême-droite
Le FN était à l’époque une organisation jeune sans beaucoup de cadres. Il restait tout à y faire et Le Pen paraissait alors ouvert à cette évolution. Je me suis donc totalement investi pour tenter de faire du FN cette grande force de droite qui me paraît si nécessaire. Et, pendant plusieurs années, j’ai cru pouvoir réussir. Je suis devenu le numéro deux du mouvement et j’ai multiplié les initiatives pour sortir le FN de sa gangue d’extrême-droite. Équipes, formation, doctrine, programme, campagnes, organisation, j’ai tout mis en œuvre pour réussir.

Le gâchis d'un Le Pen brisant l’espoir
Malheureusement, Le Pen s’est mis en travers de ce projet. Très vite, il a multiplié les dérapages verbaux, les outrances et les provocations. Au début, j’ai cru qu’il ne s’agissait que de maladresses dues à sa fougue médiatique. Mais, progressivement, je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’une démarche délibérée pour casser mon travail et maintenir le FN dans l’extrémisme de droite. Chaque fois que le Front national était sur le point de remporter un grand succès ou de franchir une nouvelle étape, Le Pen faisait une déclaration provocatrice qui le freinait. Et le pire, c’est qu’il m’a fallu pendant toutes ces années le défendre par loyauté. Et, même si je n’ai jamais repris à mon compte ces déclarations odieuses, il me fallait tenter de les expliquer, alors qu’au fond de moi, je les condamnais. Lorsque j’ai acquis la certitude que rien ne serait possible avec Le Pen, le conflit est devenu inévitable.

L'impasse d'un FN stérile et extrémiste
Aujourd'hui, le FN n’existe plus qu’à travers Le Pen et n’aura aucun avenir sans lui. Avec lui, le Front national revient à ses origines et, depuis mon départ, Le Pen n’a même plus besoin de multiplier les provocations pour l’y maintenir. Avec l’approbation des partis du système qui y trouvent leur compte, le FN demeure dans une opposition marginale et stérile. Il restera jusqu’à la fin une organisation d’extrême-droite qui ne cherche pas à conquérir le pouvoir ni à mettre ses idées en pratique, mais à donner des tribunes médiatiques et des avantages financiers à ses principaux dirigeants.

La réalité d'une vraie droite avec le MNR
Le Front national n’a pas voulu rompre avec l’extrême-droite, c’est pourquoi j’ai rompu avec le Front national.
Et aujourd’hui, malgré les difficultés, je poursuis avec le MNR le même projet et je conserve l’espoir d’y parvenir un jour prochain.
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