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En savoir plus, le 07/04/2004
POUR UNE EUROPE EUROPÉNNE, INDÉPENDANTE ET PUISSANTE

L’Europe pour donner un avenir à notre civilisation

Le monde dans lequel nous vivons est lourd de menaces pour les nations européennes et pour l'ensemble des Européens. On assiste en effet à la montée inexorable de nouvelles puissances en même temps que l’on constate le déclin progressif du vieux continent.

Le monde islamique se réveille. Il a pour lui la très forte démographie de la plupart des peuples musulmans et l’immigration massive qui en résulte dans les pays occidentaux. Et cette vitalité se traduit par une volonté de faire prévaloir partout où il se trouve la loi de la charia et donc d’imposer sa civilisation. Même s'il n'est pas organisé en une force unique, il pèse de plus en plus sur les équilibres politiques et culturels de la planète et génère une aile terroriste qui met en cause la sécurité aux quatre coin du monde.

Dans le même temps la Chine est en train d’acquérir un poids considérable et va indéniablement jouer dans les décennies qui viennent un rôle déterminant dans les affaires du monde. Sa population est écrasante et déjà elle a conquis un poids économique de premier plan.

Notons cependant que d’autres puissances disposent également de perspectives d’expansion considérable comme le Japon ainsi que la Russie dont il ne faut pas mésestimer le potentiel et les capacités.

Mais il y a surtout les États-Unis qui s'imposent comme la puissance majeure sinon comme l’hyper puissance mondiale et dont la volonté de plus en plus clairement affirmée est de régenter le monde et d'affirmer partout leur prééminence. Les États-Unis qui, contrairement aux discours officiels, n’agissent pas principalement au nom du droit et de la liberté mais en fonction de leurs intérêts exclusifs.

Dans un monde qui pourrait bien être dominé d’ici à vingt ans par le couple antagoniste sino-américain et qui restera soumis aux entreprises déstabilisatrices de la nébuleuse islamique, l’Europe semble vouée si rien ne change à un déclin inéluctable. Les peuples européens connaissent une régression démographique majeure et ne représenteront bientôt plus qu'une fraction marginale de la population mondiale. Leur dynamisme économique s'est par ailleurs terriblement affaibli et le poids de l’économie européenne dans le PIB mondial va décroissant. La capacité de recherche et d'innovation de l’Europe qui a pourtant été de tout temps l'apanage des peuples européens est actuellement de plus en plus faible. Quant à la puissance militaire du vieux continent, elle est aujourd'hui quasi nulle avec des budgets qui ne cessent de diminuer.

Cette situation est insupportable car elle implique à terme la marginalisation des peuples européens et avec elle une régression de toutes les valeurs de civilisation dont l’Europe a été porteuse pendant plusieurs millénaires. Cet affaiblissement, s’il se poursuit, débouchera de surcroît sur un appauvrissement dramatique des Européens et au-delà sur une soumission à d’autres puissances.

C’est donc pour enrayer ces perspectives inquiétantes qu'il faut être pour l'Europe. Mais une Europe qui soit fière d'elle et qui cherche à s'imposer à nouveau dans le monde comme une puissance indépendante et forte.


Une Europe européenne, indépendante et puissante

La question qui se pose aujourd'hui s’agissant de l’Europe n'est pas celle des institutions de Bruxelles. Le problème n'est pas de savoir quels doivent être les mécanismes et les niveaux de compétences dévolues aux différents organismes de l’Union. La vraie question est de savoir quelles sont ses frontières, quelle est sa position par rapport aux États-Unis et par rapport à l’islam, quelle est sa stratégie économique face au dollar et face à la mondialisation, quels sont ses objectifs en matière de recherche scientifique, quelles sont ses intentions sur le plan militaire. On peut déplorer que le projet de constitution européenne s'enlise dans des considérations purement institutionnelles et ne réponde à aucune de ces questions pourtant fondamentales.

Nous entendons quant à nous apporter trois réponses majeures.

L'Europe doit se fonder sur sa civilisation européenne et chrétienne.
L'Europe n'a en effet de sens que si elle est fondée autour de ce qui rassemble les Européens depuis des siècles. Or leur héritage commun est bien celui de leur commune civilisation plongée dans l’histoire, façonnée par leurs langues, leurs cultures, leurs origines, mais aussi par les apports de la Grèce et de Rome ainsi que par la religion chrétienne. Il importe donc que l’Europe se préoccupe de défendre et de promouvoir ce magnifique héritage. Cela signifie notamment qu’elle doit empêcher le processus d’islamisation auquel certains voudraient la soumettre. Cela signifie aussi qu’elle doit fixer clairement ses frontières et ne pas intégrer en son sein des pays non européens. À cet égard la Turquie n'a pas sa place dans l'Union européenne pour une raison qui n'a rien à voir avec le régime politique d’Ankara mais simplement parce que la Turquie n'est pas un pays européen.

L’Europe doit s'ériger en puissance pour défendre les intérêts des nations qu'elle rassemble
L'Europe n'a par ailleurs de sens que si elle s'organise pour défendre les intérêts des nations et des peuples qui la composent. Or actuellement ça n'est pas le cas puisque la commission de Bruxelles semble plus préoccupée de faire appliquer des règles juridiques abstraites que de développer une stratégie offensive au service des intérêts européens. Elle semble de surcroît se plier à la volonté les États-Unis et ne fait rien pour éviter l'islamisation. Il est donc essentiel que l’Europe développe une stratégie de puissance dans tous les domaines économiques, culturels, scientifiques, monétaires et militaire pour faire valoir ses valeurs et ses intérêts dans le monde et assurer l'avenir de nos peuples et de notre civilisation.

L'Europe doit respecter les nations qui la composent
Pour atteindre cet objectif il n'est nullement nécessaire de détruire les États-nations qui existent actuellement. Il y a quelque chose d'absurde dans l'entreprise bruxelloise à vouloir déposséder coûte que coûte et dans les moindres détails l'ensemble des États de toutes leurs prérogatives alors que sur les questions majeures où l’Europe est la seule à pouvoir agir efficacement pour les nations, elle est totalement absente. Nous voulons donc une Europe qui s'investisse beaucoup moins dans les détails de la vie quotidienne et qui laisse aux nations une large marge de liberté mais qui accomplisse son rôle au service de l'indépendance et de la puissance de notre continent.

Les cinq axes stratégiques du renouveau de l'Europe

Pour atteindre ces objectifs l’Europe doit s’organiser en une confédération de nation souveraine et poursuivre cinq objectifs majeurs qui constituent les cinq priorités pour permettre en Europe d'accéder de nouveau à l'indépendance collective et à la puissance.

L'offensive industrielle
Actuellement la commission de Bruxelles, sous couvert d'accepter la mondialisation et de pratiquer le libéralisme, ouvre les marchés européens sans aucune contrepartie. Alors que la plupart des grandes nations avec lesquelles l’Europe entretient des relations commerciales pratiquent le protectionnisme déguisé, l’Europe abaisse unilatéralement ses frontières sans jamais exiger la réciprocité de ses partenaires. Pis, au nom du principe de la concurrence, elle empêche les regroupements d'entreprises européennes qui pourraient ainsi acquérir la taille de géants mondiaux susceptibles de faire face aux colosses américains. Et cela alors même que l'économie est mondialisée et que cette même commission ne peut évidemment rien faire contre les abus de position dominante pratiquée à l'échelle mondiale par les grands groupes américains.

Le résultat de cette politique absurde, c'est la désindustrialisation galopante que connaît la France et l'ensemble des pays européens, avec des délocalisations, des licenciements, des plans sociaux et des dépôts de bilan. Il faut arrêter ce jeu de massacre et cesser de privilégier systématiquement les consommateurs sur les travailleurs. Il faut maintenant que l’Europe développe une véritable stratégie industrielle pour maintenir et développer l'industrie en usant de tous les leviers qui sont à sa disposition que ce soit la monnaie, la recherche scientifique, les droits de douane et l'abaissement des charges.

Le renouveau de la recherche scientifique
Dans cet esprit l’Europe doit donner la priorité absolue au développement de la recherche scientifique et technologique. Alors que la plupart des savants et des scientifiques de haut niveau dans le monde sont européens, la recherche européenne est en profond déclin. La plupart des personnalités de talent quittent le continent pour les États-Unis notamment où ils trouvent des salaires et des conditions de travail bien meilleurs. Cette situation absurde qui conduit l’Europe à former les savants qui vont ensuite servir les États-Unis doit cesser. Il est donc essentiel que l’Europe accorde à ses scientifiques une position digne de leurs mérites et de leurs talents et que l’Europe devienne au contraire un pôle d'excellence où les scientifiques du monde entier chercheront à venir s'installer.

L’euro pour faire pièce au dollar
L’euro constitue maintenant la monnaie unique de la plupart des pays européens et doit donc être utilisé comme un instrument de puissance au service de l'économie européenne. Il importe notamment que l'euro soit en mesure d'abroger le privilège exorbitant dont disposent les États-Unis avec le dollar. Les Américains peuvent en effet, grâce au statut de leur devise nationale, multiplier les déficits en les faisant financer à leur place par les autres nations ce qui revient à prélever sur le monde un tribut totalement illégitime. Pour concurrencer le dollar l’euro doit acquérir à son tour un statut international de monnaie de réserve et de change au même titre que le dollar. Cette nouvelle position de l’euro permettra de surcroît aux industriels européens de se prémunir des variations de change car si leurs contrats sont libellés en euros peu importe que son cour s'évalue ou se déprécie par rapport au dollar. L'Europe doit donc développer autour de l'euro une stratégie de puissance monétaire.

Pour une alliance militaire européenne
Il est totalement absurde que l’Europe qui est aussi riche que les États-Unis et plus peuplée qu’eux soit incapable de disposer d'une puissance militaire suffisante. Il est encore plus absurde que les maigres armées des pays européens restent intégrées à l'OTAN, une organisation totalement contrôlée par les Américains pour assurer leur prééminence politique sur les nations européennes. Or l’Europe n’a de sens que si elle retrouve son indépendance et sa puissance ce qui passe à l'évidence par la constitution d'une alliance militaire européenne indépendante de l’OTAN. Une alliance militaire qui permette de mobiliser des moyens comparables à ceux des États-Unis d'Amérique. Là est la vraie condition pour assurer la puissance et l'indépendance de l’Europe.

Non à l’entrée de la Turquie dans l’Europe
La Turquie n'est pas un pays européen ni par sa géographie, ni par son histoire, ni par sa culture, ni par sa religion. À ce titre elle ne doit pas entrer dans l'Union européenne. Cela ne signifie pas qu'il ne faille pas créer avec la Turquie et d'autres pays du bassin méditerranéen des liens privilégiés d'alliance. Mais si la Turquie rentrait dans l’Europe, l'Union deviendrait si peu européennequ'elle aurait des frontières communes avec l’Irak et l’Iran. Il en résulterait de surcroît une explosion de l'immigration turque sur l'ensemble des pays d’Europe occidentale, une accélération du processus d'islamisation de nos pays ainsi qu'une aggravation du chômage liée à la différence du coût de la main d'œuvre entre l'Europe et la Turquie. Autant de perspectives qui ne sont pas acceptables dès lors qu'on se soucie de l'intérêt de l’Europe et des Européens. Il faut donc s’opposer coûte que coûte à l'entrée de la Turquie dans l’Europe.

Tel est le projet qu'il convient de défendre pour assurer l'avenir des nations européennes. L’Europe est indispensable, l’Europe est vitale, l’Europe c'est l'avenir à condition qu'il s'agisse d'une Europe européenne, indépendante et puissante respectant les nations qui la composent.
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