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En savoir plus, le 08/05/2005
NON A LA CONSTITUTION
La constitution ne fonde pas l'identité, l'indépendance et la puissance de l'Europe


Dans le monde multipolaire qui se dessine l’Europe doit s’affirmer comme une puissance à l'échelle de la planète. Elle en a les moyens et doit avoir l’ambition d’être la première puissance mondiale.

Pour cela il faut que l’Europe s'enracine dans son identité, qu'elle redevienne consciente et fière de notre civilisation européenne et chrétienne. Il faut aussi qu'elle fasse respecter son indépendance et qu’elle se donne les moyens de la puissance, ce qui passe par une rupture avec les pratiques bureaucratiques et anti-démocratiques de la Commission.

C’est toute la politique européenne qui doit donc être remise à plat pour aller enfin de l’avant. Au lieu de cela on nous propose un texte constitutionnel rétrograde et passéiste, sous tendu par une vision du monde qui a vingt ans de retard et qui fige dans le marbre les pratiques et les politiques malsaines de la Commission. Déracinement, invasion, dépendance, impuissance, décadence, juridisme, totalitarisme, bureaucratie, voici les principales critiques que l'on peut faire à ce projet de constitution.

Déracinement : Elle ne définit pas les frontières ni l'identité de l'Europe
La constitution européenne se devait de définir les frontières de l'Union. Elle ne le fait pas. L’article I-58 précise en effet que l’Union est ouverte aux « États européens » sans que cette qualité ne soit définie. De même, la constitution ignore toute référence à notre civilisation. La définition de l’Europe fait référence à des « valeurs » abstraites et universelles qui ne reflètent que partiellement l’héritage européen. Avoir refusé toute référence à la composante chrétienne de notre identité contribue à faire de l’Europe de demain une construction désincarnée coupée de son identité. Dans ces conditions n'importe quel pays satisfaisant à ces critères généraux et flous pourra entrer dans l'Europe. Ainsi en est-il de la Turquie, demain du Maroc et pourquoi pas après demain de l'Afghanistan. Avec cette constitution on nous prépare un "machin" qui s'étendra du Sahara à la Mésopotamie, des rives du Niger à celles de l'Euphrate !

Invasion : Elle encourage l'immigration et l'islamisation
L'article III-267 met en place «une politique commune de l'immigration» décidée selon les règles de l'Union. Or dans son livre vert du 11 janvier 2005 la commission annonce que « des flux d'immigration plus soutenus pourraient être de plus en plus nécessaires pour couvrir les besoins européens du marché du travail et pour assurer la prospérité de l'Europe.» Des déclarations et une politique insensée quand on sait qu'il y a en Europe plus de 15 millions de chômeurs et que l'islam crée des problèmes de plus en plus aigus voir de plus en plus violents comme l'assassinat du cinéaste néerlandais coupable d'avoir mal parlé du coran à propos des femmes. Là encore, la constitution et la Commission vont contre les intérêts de l'Europe.

Dépendance : Elle place l'Europe sous la tutelle des États-Unis
L’article I-41 indique à propos de la défense que « les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, qui reste pour les États qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre. » Par cet article, la constitution subordonne solennellement l'Europe aux États-Unis. Et il est invraisemblable qu’un traité externe à l’Union soit cité dans son texte fondamental alors même que, depuis la chute de l'Union Soviétique, l'Otan n’a plus aucune raison d’être sauf pour les américains….et pour les rédacteurs de la constitution.

Impuissance : Elle ne protège pas les Européens du mondialisme sauvage
Alors que la guerre économique internationale fait rage, les rédacteurs de la constitution en sont restés à une conception béate du commerce international, postulant que l’abaissement généralisé des barrières douanières suffisait à entraîner la croissance. C’est ce que rappelle l’article III-314 : « l’Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux (…) ainsi qu’à la réduction des barrières douanières et autres.» C’est généreux ! Mais il n'y a pas un seul article pour doter l’Europe d’un dispositif de protection comparable au fameux article 301 qui permet aux Américains de prendre des mesures de rétorsion en cas de concurrence trop dévastatrice. Cette constitution ignore délibérément la réalité de la guerre économique et ne protège nullement l'emploi et la prospérité des Européens.

Impuissance : Elle ne recherche pas la puissance monétaire
L'Union monétaire n’a pas pour objet principal de faciliter les voyages des touristes au sein de l’Europe. Elle n'a de sens que si elle permet à l’Euro de s’imposer comme monnaie de réserve et d'échange au niveau mondial et d'apporter ainsi aux économies européennes les mêmes avantages que le dollar apporte à l'économie américaine. Tel est le véritable objectif de l’union monétaire, sauf pour les rédacteurs de la constitution qui affirment dans l'article III-185 : « l’objectif principal du système européen de banques centrales est de maintenir la stabilité des prix . »

Impuissance : Elle n'assure pas la puissance industrielle
La troisième partie, section 5, traite des règles de concurrences et révèle l’obsession quasi maladive des rédacteurs sur ce sujet. Ainsi l’article III-161 interdit « tous accords entre entreprises, toutes décisions d’associations d’entreprises et toutes pratiques concertées, qui sont susceptibles d’affecter le commerce entre États membres. » Or c'est au nom d'une telle pratique que la Commission européenne a constamment entravé les fusions industrielles susceptibles d'apporter une réelle puissance à l’Europe. Ainsi, a-t-elle empêché par exemple Pechiney d’acheter un groupe canadien. Résultat : c’est le canadien qui a finalement acheté le groupe français. Appliqué à l'aéronautique cette pratique aurait empêché la création d'Airbus alors qu'il s'agit d'une réussite éclatante qui devrait être imitée dans tous les secteurs. On aurait pu imaginer que l’Union se dote des moyens institutionnels pour favoriser la création d'une véritable force industrielle européenne. C'est tout le contraire.

Décadence : Elle ne prévoit rien pour le renouveau démographique
Concernant la famille, on ne peut que citer les propos du cardinal Ratzinger qui déclarait devant le Sénat de la République italienne : « l’Europe ne serait plus l’Europe si cette cellule fondamentale de son édifice social disparaissait ou était modifiée dans on essence.» Or la constitution ne traite de cette importante question que dans l'article II-69 pour énoncer le droit au mariage sans exclure d'ailleurs le Pacs ou l’union des homosexuels. Elle ne dit rien d'autre pour privilégier la famille et pour encourager la natalité.

Juridisme : Elle impose des droits fondamentaux qui existent déjà
Toute la partie II est consacrée aux « droits fondamentaux ». On peut dès lors se poser la question suivante : Ou bien notre pays comme tous les autres pays européens ne respectent pas les principes de la démocratie ainsi que les droits de l'homme mais c'est contraire à tout ce que l'on sait et à tout ce que l'on nous dit. Ou bien ils les respectent et pourquoi dès lors s'embarrasser des 54 articles qui sont consacrés à ce sujet ? Nous n'avons pas besoin de l'Europe pour respecter les droits de l'homme.

Totalitarisme : Elle fige les politiques à conduire
La partie III qui s’intitule « les politiques et le fonctionnement de l’Union » fixe les politiques, leurs objectifs et souvent les moyens à utiliser pour les mettre en œuvre. Ce n’est évidemment pas le rôle d’une constitution qui doit se limiter à définir les institutions, à fixer les règles de leur fonctionnement et laisser aux politiques la liberté de décider, dans le cadre ainsi fixé, des politiques à suivre. Les rédacteurs de la constitution européenne qui ont voulu figer les pratiques contestées de la Commission privent ainsi les élus et les responsables politiques de l'Union de toute marge de manœuvre et bafouent de ce fait la démocratie.

Bureaucratie : Elle met en place une usine à gaz
La constitution comprend 800 pages, 448 articles, une vingtaine de protocoles annexes et comporte des dispositions concernant par exemple la restructuration de la sidérurgie polonaise, le coton ni cardé ni peigné ou l'acquisition des résidences secondaires à Malte. Malgré cela, les tenants du texte mettent en avant quelques avancées censées clarifier et simplifier le fonctionnement des institutions. Ils citent notamment le président du Conseil européen élu pour deux ans et demi, l’institution d’un ministre des affaires étrangères et le renforcement des pouvoirs du parlement européen. Certes, mais la Commission n’est pas remise en cause. Elle est même institutionnalisée à l’article I-26 avec comme conséquence une confusion permanent entre la Commission et le Conseil des ministres. À l'article I-23 il est indiqué que le conseil « exerce des fonctions de définition des politiques et de coordination » et à l'article I-26 on peut lire que la Commission « exerce des fonctions de coordination, d’exécution et de gestion. » Comment croire que tout cela puisse être clair et simple. La constitution n'est qu'une usine à gaz pour tenter de rafistoler l'Europe de Bruxelles.
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