Accueil   Réflexions d'actu   Lu, vu, entendu   Côté Privé   Côté public   Tout savoir   Écrits 
     
A la une
 Qui est Bruno Mégret
 Son parcours politique
 Ses options de A à Z
 Son autobiographie
 Ses ouvrages
 Découvrez le site du MNR

  Contacter Bruno Mégret

De A à Z, le 23/09/2003
LIBÉRALISME

Vous dites vouloir donner plus de liberté aux entreprises. Mais, par ailleurs, vous dénoncez la mondialisation et vous réclamez un État fort. Alors, qu’en est-il ? Êtes-vous, oui ou non, libéral ?

Oui, je suis un libéral en économie. Et, de ce point de vue, je suis très clair. Le propre d’un système économique est de produire des richesses. Pour jouir d’une prospérité maximale, il faut laisser les entrepreneurs libres de leurs mouvements, encourager le travail, l’initiative et la création. La liberté est donc, à mes yeux, le principal moteur de l’économie.

Aujourd’hui, les libertés économiques
sont bafouées

Or, aujourd’hui, disons-le, on fait tout le contraire. Les entrepreneurs, grands ou petits, sont accablés de charges financières et d’entraves administratives. Tout est fait pour inciter les Français à travailler le moins possible. Quant à ceux qui travaillent malgré tout, ils sont lourdement pénalisés et ponctionnés. Il faut donc, à mes yeux, inverser totalement ce processus, faute de quoi notre économie va péricliter.

Or, il n’est pas trop tard et rien n’est perdu. Car notre pays dispose d’atouts considérables, à commencer par ses chefs d’entreprise, ses ingénieurs, ses cadres et ses ouvriers, tous de grande valeur. Quand elles en ont la possibilité, l’industrie et l’économie française peuvent réaliser des prouesses.

Pour le renouveau du libéralisme
Si donc on veut éviter la fuite à l’étranger des talents, des capitaux et du savoir-faire, si l’on veut stopper le processus de désindustrialisation de notre pays, il n’est qu’une voie à suivre : rendre aux entrepreneurs et à ceux qui travaillent avec eux toute leur place dans notre société. Lorsqu’ils seront à nouveau motivés et que notre pays attirera à son tour des talents et des créateurs venus de l’étranger, notre économie pourra enfin retrouver son véritable dynamisme et donner sa pleine mesure.

Un libéralisme à la française
Je suis d’autant plus convaincu de cette nécessité qu’elle ne me paraît pas en contradiction avec les autres impératifs de la vie nationale. On peut ainsi être libéral en économie et souhaiter comme moi un État fort. C’est parfaitement possible dès lors que ce dernier n’emploie pas sa force à pénaliser les entrepreneurs, mais l’utilise à assurer la sécurité du pays, à faire respecter les lois essentielles et à garantir le bon fonctionnement des services publics indispensables à la vie nationale. Sous cet angle, un État fort devient même un atout pour le développement économique.

Un libéralisme social
On peut aussi être libéral en économie et préoccupé du bien-être social de ses compatriotes. A condition, bien sûr, de ne pas croire que “social” rime avec “socialisme”. S’il ne s’agit pas de multiplier l’assistanat et le parasitisme, mais au contraire la liberté et la responsabilité, s’il n’est pas question d’encourager l’envie et l’égalitarisme, mais de favoriser l’effort et la juste récompense des mérites, alors on peut faire aller de pair l’impératif économique et celui de la dignité sociale.

Un libéralisme national
Et puis, on peut être libéral en économie et chercher à maîtriser la mondialisation au nom de l’intérêt national. Car, à l’échelle de la planète, c’est une véritable guerre économique qui se joue et notre pays, comme notre continent, ne doit pas hésiter à utiliser tous les moyens pour défendre leurs intérêts.

La mondialisation sans frein crée souvent une concurrence déloyale qui provoque des sinistres économiques majeurs et qu’il est donc nécessaire et légitime d’éviter. Et cela ne remet évidemment pas en question l’impératif de liberté sur le marché intérieur européen. D’ailleurs, des pays aussi libéraux que le Japon ou les États-Unis n’hésitent pas à mettre en cause le mondialisme lorsqu’il les pénalise.

En clair, le libéralisme économique est un impératif de prospérité et il doit être mis au service de notre nation et de notre continent. Je suis pour un libéralisme national et européen.
Imprimer cet article  


  Civilisation
  Communautarisme
  Droite
  État
  États-Unis
  Europe
  Extrême-droite
  Femmes
  Gauche
  Immigration
  Islam
  Israël
  Libéralisme
  Mondialisation
  Nation
  Racisme
  République
  Social
  Turquie


   www.Bruno-Megret.com > Tout savoir > De A à Z Remonter en haut de page