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De A à Z, le 23/09/2003
RÉPUBLIQUE

Vos adversaires vous accusent souvent de menacer la république et de mettre en cause ses valeurs. Par ailleurs, le mouvement que vous avez fondé porte le nom de Mouvement national républicain. Alors, qu’en est-il, êtes-vous ou n’êtes-vous pas républicain ?

Oui, je suis républicain et je le suis même chaque jour davantage.

La république n’appartient pas à la gauche
Oh, non pas, bien sûr, à la manière des doctrinaires de gauche qui conçoivent la république comme un substitut à la nation, pour qui l’histoire de France commence en 1789 et qui continuent de vivre les conflits éculés contre la réaction et la calotte.

Je ne suis pas non plus républicain comme prétendent l’être les activistes antiracistes et gauchistes de tout poil qui ne savent plus parler sans remplacer les virgules par le mot «citoyen» et qui n’ont d’autres arguments contre leurs adversaires que le terme de «république ».

La république comme protection
Moi, je suis républicain comme peut l’être un homme attaché à ses traditions. Je crois en effet que la république et ses principes sont aujourd’hui, dans la période ô combien troublée que nous traversons, le môle de stabilité indispensable pour éviter que le navire déjà fortement secoué par la tempête ne dérive et ne se brise. Alors que les repères s’estompent, que les références disparaissent et qu’il semble ne plus y avoir de vérité, conservons au moins le cadre institutionnel de la république et de ses principes. Je ne sais pas si c’est le meilleur mais, aujourd’hui, c’est le plus solide et le plus fiable pour éviter que tout ne se disloque.

La république en danger
Or, aujourd’hui, la république est en danger. Non pas en raison d’une attaque brutale lancée par un ennemi intérieur ou extérieur. Non, la république est menacée d’être taillée en pièces par la mise en cause concrète de tous les principes qui la fondent.

Ainsi chacun peut-il observer la montée du communautarisme. C’est-à-dire l’éclatement de la communauté nationale en une mosaïque de communautés spécifiques. On nous parle de la communauté musulmane, de la communauté africaine, quand il ne s'agit pas des communautés algérienne, malgache ou turque. On nous parle même, notamment dans les écoles, d’affrontements entre les communautés islamique et juive.

Or, cette communautarisation est contraire aux principes même de la république garante de l’unité et de l’indivisibilité de notre pays. La république ne s’oppose pas à l’arrivée d’étrangers en notre sein, mais elle exige d’eux qu’ils s’assimilent. Or, aujourd’hui, ils cessent de s’intégrer et s’organisent de plus en plus en communautés.

Autre exemple : le tchador à l’école, qui se multiplie et qui gagne maintenant les services publics et les entreprises. J’y ajoute les revendications de plus en plus pressantes de certains musulmans pour que la loi française soit adaptée aux règles de l’islam, ainsi que l’initiative de Sarkozy impliquant l’État dans l’organisation du culte musulman. Or, tout ceci est, là encore, contraire à la république et à son principe de laïcité. Une laïcité qui n’est pas la guerre à la religion, mais la séparation de l’Église et de l’État et le cantonnement des manifestations religieuses dans la sphère privée.

Dans un domaine sans doute beaucoup moins important, je constate que l’introduction des quotas hommes femmes pour les élections va dans le même sens et ouvre la boîte de Pandore. Car demain, pourquoi n’y aurait-il pas des quotas jeunes vieux ou des quotas fonctionnaires agents du privé ? Et si, bien sûr, je suis favorable à ce que les femmes occupent toute leur place en politique, faut-il pour cela introduire une démocratie de quotas ? Système là encore totalement contraire au principe républicain de l’égalité des citoyens devant la loi qui interdit toute discrimination et donc tout quota selon le sexe, la race ou la religion.

La république contre la pensée unique
Je fais donc un simple constat : le désordre s’installe en même temps que la république et ses principes reculent. Ce qui, a contrario, me conduit à être d’autant plus républicain que notre société se porte mal.

Pour assurer le retour d'un minimum d’harmonie dans notre pays, il faut donc rétablir la république. Mais, soyons clairs : non pas en lançant des mots ou des incantations, mais en prenant des décisions politiques courageuses, c’est-à-dire, disons-le, politiquement incorrectes.

Contre la pensée unique, vive la république !
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