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L'Alternative nationale

Sommaire:
Introduction: Le mur
Chapitre 1: Le retour du politique
Chapitre 2: Le combat pour les valeurs
Chapitre 3: La liberté pour le peuple
Chapitre 4: L'impératif d'identité
Chapitre 5: La préférence pour la vie
Chapitre 6: Le renouveau du savoir
Chapitre 7: Du travail pour les Français
Chapitre 8: Le social par la fraternité
Chapitre 9: De l'harmonie pour le pays
Chapitre 10: La sécurité dans la cité
Chapitre 11: La grandeur pour la nation
Conclusion: Le printemps de la France



Chapitre 4
L'impératif d'identité

L'identité française est un inestimable trésor. Un trésor dont nous jouissons chaque jour sans le savoir car c'est dans ses richesses que nous avons puisé pour devenir ce que nous sommes. De cette source magique chacun peut mesurer les effets bénéfiques, mais pour autant personne ne peut en donner une définition précise. Sans doute, est-elle d'abord le produit d'une mystérieuse alchimie dont le secret remonte à la nuit des temps. Savant mélange de réalités ethnique, religieuse, linguistique et culturelle, elle a pris corps au fil des siècles dans le creuset de l'histoire et du sang, pour devenir le souffle d'un destin enraciné dans une terre et sublimé dans une nation.
A la fois dépositaires et instruments de notre identité nationale, nous, Français de la fin du xxe siècle, avons de ce bien très cher un impérieux besoin pour forger notre devenir. Car l'identité est aux nations ce que la personnalité est aux hommes : un impératif vital. Si demain la France reniait son identité, elle cesserait d'être elle-même et donc d'exister. Elle n'a d'avenir que dans la continuité de son histoire et dans la fidélité à son être.
Aujourd'hui, cette conscience quasi charnelle de la réalité nationale semble s'estomper dans l'esprit de nos compatriotes. C'est pourquoi il convient de la rappeler avec force car la menace de voir demain la France perdre son identité n'est plus illusoire. Certains en effet prétendent que notre patrie pourrait fort bien s'accommoder de la présence massive d'une population africaine et maghrébine et de la prolifération des minarets dans nos villes et nos campagnes sans pour autant cesser d'être elle-même. Les doctrinaires du mondialisme qui tiennent ces propos absurdes ont entrepris de surcroît un travail funeste de destruction systématique des fondements mêmes de notre identité nationale. Ils veulent ouvrir à-tout-va les frontières aux hommes, aux cultures et aux produits étrangers ; ils prônent l'échange, le mélange et le métissage comme facteurs de progrès ; ils présentent comme néfastes et dépassés les nations et leurs particularismes et diabolisent ceux qui restent attachés à ces notions.
Il s'agit là d'une véritable entreprise de destruction de notre identité, contre laquelle nous nous élevons avec force parce qu'il nous est insupportable de voir disparaître la France, cette France éternelle que nous ont léguée nos ancêtres et que nous aimons comme une famille. Mais notre hostilité à cette terrifiante perspective résulte aussi de la conviction qu'elle nous conduirait à notre propre mort, la mort de notre peuple et de notre nation. Comment en effet ne pas s'alarmer de l'état de guerre civile larvée qui s'instaure dans les banlieues multiraciales de nos grandes villes ? Comment ne pas comprendre que les innombrables conflits qui éclatent dans le monde partout où coexistent sur un même sol des communautés ethniques, religieuses ou culturelles radicalement différentes préfigurent peut-être notre situation à venir ? Bosnie, Irlande du Nord, Rwanda, Palestine, Liban, autant de noms qui devraient résonner comme des coups de gong lourds de menace. La submersion de la France par des populations venues d'autres civilisations nous ferait perdre notre identité et nous serait fatale. D'ailleurs, un homme qui ne sait plus qui il est et dont la personnalité s'est fragmentée en plusieurs facettes antagonistes est un malade profond qui ne peut plus affronter la vie. De même, comment imaginer que la France serait capable de puiser en elle-même les forces nécessaires pour faire face aux dangers à venir si elle a laissé échapper son patrimoine, si elle a perdu la conscience de ce qu'elle est et si elle se trouve divisée contre elle-même ?
Aussi apparaît-il essentiel de satisfaire à l'impératif d'identité et donc de refouler la vague de l'immigration qui menace aujourd'hui la pérennité de notre nation. C'est tout l'objet de la politique que préconise en ce domaine le Mouvement national républicain.
La question de l'immigration est délicate précisément parce qu'elle déchaîne les passions, suscite des polémiques enflammées et, disons-le aussi, pousse à des sentiments violents comme la haine ou le désespoir. L'émotion en ce domaine est d'ailleurs normale puisque cette question touche à deux réalités charnelles particulièrement sensibles. D'une part, elle concerne directement la vie des hommes, non seulement leurs conditions d'existence, mais aussi leur devenir et leur essence. D'autre part, elle affecte la substance même de la communauté que nous formons en tant que Français, cette entité dont nous avons plus ou moins conscience mais dont chacun sent bien au fond de lui-même qu'elle est une nécessité aussi vitale que le langage ou l'amour.
Certes, de nombreux immigrés présents en France souhaitent y rester. Il en est, et peut-être même beaucoup, qui sont de braves gens, désireux de vivre paisiblement chez nous des fruits de leur travail. Certes, dans leur majorité ils n'ont rien à voir dans les troubles dont la police, ou les autres représentants de la loi, ont à se préoccuper. Et il est vrai que retourner dans leur pays d'origine serait pour eux une épreuve difficile. Mais ces raisons sont-elles suffisantes pour que nous acceptions la montée continue de la vague migratoire ? Les bonnes âmes soucieuses avant tout de leur confort moral peuvent se contenter de ces constatations et décréter benoîtement qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Mais la dimension du problème et sa gravité sont tout autres car c'est une vague migratoire d'une ampleur sans précédent qui est en train de déferler sur notre pays.
On peut estimer actuellement à au moins six millions le nombre d'immigrés présents sur notre sol, sans compter tous ceux qui ont acquis la nationalité française depuis leur arrivée dans notre pays. Chaque année, environ deux cent cinquante mille personnes nouvelles d'origine étrangère s'installent ou naissent sur notre territoire : un million tous les quatre ans ! Une véritable invasion silencieuse et pour l'instant apparemment pacifique, mais qui pourrait bien nous submerger par son importance. Les conséquences en sont d'ailleurs déjà effrayantes. Ainsi la présence massive d'étrangers augmente considérablement les frais généraux de la nation. Le rapport Milloz en estimait déjà le coût annuel en 1990 à deux cent onze milliards de francs, c'est-à-dire plus de la moitié du produit de l'impôt sur le revenu, une somme colossale à la charge des Français. Autre effet non moins préoccupant : l'aggravation accrue de la délinquance et de la criminalité que suscite cet énorme afflux de population. Aujourd'hui, plus d'un tiers des détenus dans les prisons françaises sont des immigrés, proportion qui dépasse largement ce niveau dans certains établissements. Quant aux personnes interpellées pour trafic de drogue, 60 p. cent d'entre elles sont étrangères. L'école non plus n'est pas épargnée où le nombre des immigrés atteint trop souvent un seuil au-delà duquel la bonne instruction des jeunes Français, et même leur sécurité, se trouvent compromises. Enfin, le chômage, s'il connaît dans notre pays des taux record, c'est parce que les étrangers en France tiennent des emplois que nos compatriotes sans travail pourraient occuper. Et que dire des banlieues des grandes villes, où les jeunes habitants immigrés, refusant d'y voir appliquer la loi, vont jusqu'à rejeter la présence des forces de l'ordre ? Que penser de ces cités où les incidents se multiplient, chaque fois plus graves, amenant beaucoup de nos quartiers au bord d'une explosion de violence ethnique ?
La marée de l'immigration met donc directement en cause les grands équilibres de notre nation. La paix civile est menacée, le plein emploi compromis, le système scolaire perturbé, les finances publiques et sociales sont déséquilibrées et, pire que tout, l'identité même de notre nation est mise en péril. Déjà, la mode "black-blancbeur" contamine notre jeunesse et l'islam se répand sur tout le territoire. Des zones entières de nos villes se transforment en bazars, et beaucoup de nos compatriotes, sans avoir jamais quitté la maison ou l'appartement de leurs parents, se trouvent progressivement plongés dans un monde exotique, et souvent hostile, qui a chassé la vie traditionnelle de leur quartier. Qui peut croire que notre nation, vieille terre européenne et chrétienne, pourra rester elle-même si demain notre pays continue de se couvrir de mosquées et si nos enfants sont élevés au son des mélopées arabes et des contes africains ? Voilà ce qu'il faut rappeler à ceux qui trouvent très convenable M. Mohammed, l'épicier de leur quartier bourgeois !
Une situation aussi alarmante devrait tirer nos gouvernants de leur léthargie et les obliger à prendre leurs responsabilités. Il n'en est rien, hélas. Plutôt que de ne songer qu'à l'intérêt et à la sauvegarde de la nation dont ils ont la charge, ils se voilent la face et se contentent de reprendre à leur compte les slogans faciles que leur soufflent les lobbies "antiracistes". Confondant sentiment et sentimentalisme, ils abordent la question de l'immigration avec une hypocrisie qui n'est pas de mise face à un problème aussi grave. Ainsi il est absurde de réfléchir à la question d'un transfert massif de population comme on s'intéresse au sort d'une personne isolée. Car on ne conduit pas la politique d'un pays en vertu des sentiments que l'on éprouve dans les relations personnelles. En 1940, il y avait dans les troupes allemandes beaucoup de bons pères de famille sans doute sympathiques. Fallait-il pour autant s'abstenir de résister par la force à cette armée d'invasion ? Une personne privée peut certes s'attendrir sur le sort d'un étranger qu'il connaît. Mais un responsable politique dans l'exercice de ses fonctions a le devoir de s'intéresser à son pays et de réagir en fonction des phénomènes collectifs qui le menacent. Telle est la différence entre le devoir d'État et le devoir individuel. Aussi la question qui se pose est-elle de savoir si nous voulons ou non préserver notre pays de l'invasion immigrée. Si la réponse est oui, alors il n'y a pas d'autre voie que celle préconisée par le Mouvement national républicain.
La politique menée par les partis de l'établissement, qu'il s'agisse du RPR, de l'UDF, du PS ou du PC, a déjà démontré sa totale inefficacité. Parce qu'ils se sentent coupables et qu'ils sont timorés, les politiciens ne peuvent s'élever à la hauteur des enjeux d'aujourd'hui et leurs actions restent dérisoires au regard de la menace. Menace qui ne cesse de grandir tant le réservoir de l'immigration est immense. Les peuples du Maghreb, de l'Afrique noire et de l'Asie connaissent en effet une explosion démographique sans précédent. Leur faible niveau de vie, quand ce n'est pas la misère, la famine ou la guerre, les pousse à émigrer massivement vers l'Europe. Et, pour couronner le tout, le réveil de l'islam militant et conquérant, aggravé du désir de revanche sur l'Occident qui anime de nombreuses élites du tiers monde, créent dans ces pays les conditions psychologiques et politiques propres à favoriser une migration sans précédent. C'est dire si, pour résister à cette invasion, il faut une volonté autrement plus ferme que celle dont la classe politique est capable. On ne peut plus se contenter de demi-mesures et se payer de mots. Pour s'opposer à cette formidable poussée migratoire, il est essentiel de déployer une force de sens contraire, c'est-à-dire d'organiser le retour des immigrés dans leur pays d'origine.
Dans cette perspective, la première mesure à prendre consiste à réformer le code de la nationalité. Ce dernier revêt en effet une importance capitale car, en déterminant qui est citoyen et qui ne l'est pas, il définit juridiquement le peuple français. C'est lui qui précise en quelque sorte la délimitation légale de notre communauté nationale. Or cette frontière juridique s'est effondrée, puisque deviennent automatiquement Français dès l'âge de seize ans tous les étrangers qui, nés sur le sol national, y ont résidé au moins cinq ans et en font la demande. A ceux-là s'ajoutent toutes les personnes qui bénéficient des procédures d'acquisition automatique et de naturalisation existant parallèlement. Aussi ce sont chaque année quelque cent mille étrangers qui acquièrent notre nationalité. Autant dire qu'un très grand nombre d'entre eux ne sont Français ni par le cœur ni par l'esprit. Ce ne sont que des nationaux de papier qui "prennent leur carte" comme ils le disent eux-mêmes, ce qui signifie qu'ils reçoivent leur citoyenneté comme on obtient une super-carte de Sécurité sociale. C'est là une situation très grave car, si elle doit se prolonger, il ne sera bientôt plus possible de distinguer le peuple français au sens plein du terme par la seule carte d'identité. Et comment éviter dès lors que certains ne cherchent à le discerner par la couleur de la peau ?
Aussi avons-nous le projet de simplifier et de clarifier le code. Nous en reviendrons au seul droit commun, c'est-à-dire celui de la filiation : est Français tout enfant né de père ou de mère français. Toutes les autres procédures, notamment celles liées au droit du sol, seraient supprimées, à l'exception de la naturalisation. Dans ce cadre, la nationalité française pourrait être accordée à un étranger sous quatre conditions impératives. Que l'intéressé en ait expressément fait la demande. Qu'il mérite la faveur qu'il sollicite, ce qui implique qu'il n'ait pas de casier judiciaire. Qu'en outre il démontre sa volonté et sa capacité de s'assimiler à la population française. Enfin, qu'il soit accepté par la communauté nationale : comme dans un mariage, la naturalisation exige un consentement réciproque. Etre français est un honneur, et seuls les étrangers qui éprouvent ce sentiment et s'en montrent dignes devraient pouvoir être admis au sein de notre peuple. Dans le même esprit, les nouveaux naturalisés auraient à prêter un serment solennel de fidélité à la nation française, fidélité qui exclut notamment les mécanismes de double nationalité comme ceux qui permettent actuellement aux jeunes Français beurs de faire leur service militaire en Algérie. Une telle réforme est du reste compatible avec nos principes humanistes, puisque notre droit de la nationalité a toujours été d'abord celui de la filiation, comme c'est d'ailleurs le cas dans des pays aussi respectables que l'Allemagne, la Suisse ou Israël.
Cette première mesure essentielle étant prise, il conviendra d'arrêter le flux de l'immigration qui, à ce jour, n'a jamais cessé.
Nous commencerons par modifier totalement la notion de regroupement familial. Actuellement, un travailleur immigré installé légalement en France peut, sous certaines conditions, faire venir sa famille dans notre pays. Une latitude qui, soulignons-le en passant, montre que nos gouvernements, y compris celui de M. Juppé, continuent d'accepter le principe de l'immigration de peuplement. Pour ce qui nous concerne, étant très attachés aux valeurs familiales, nous maintiendrons le regroupement familial, mais nous en inverserons le sens. Ceux des immigrés qui désirent ne pas se séparer de leur famille seront invités à la rejoindre là où elle réside. Le regroupement familial en France ainsi arrêté sera remplacé par le regroupement familial dans le pays d'origine.
Pour ce qui est du droit d'asile, il convient de distinguer les personnes qui sont effectivement persécutées à cause de leur engagement politique en faveur de la liberté de la multitude de ceux qui, victimes de régimes incapables, connaissent la pauvreté. La France, un premier ministre socialiste l'a lui-même indiqué, ne peut accueillir toute la misère du monde. Aussi ne recevrons-nous que les seuls véritables réfugiés politiques dans le cadre de quotas ne dépassant pas quelques milliers de personnes par an. Les autres ne seront pas acceptés mais la diplomatie française s'emploiera à leur trouver un accueil auprès des nations amies de la France, en Afrique, dans le Maghreb ou au Moyen-Orient. C'est notamment selon cette procédure que seront traités les Algériens cherchant à échapper à l'islam intégriste.
Enfin, notre pays doit cesser d'attirer les étrangers comme le soleil fait venir les touristes. La France apparaît en effet, par son système social unique au monde, comme un véritable pays de cocagne. Le RMI à lui seul permet bien souvent à un immigré de gagner sans rien faire dix fois plus d'argent qu'en travaillant dans son pays d'origine. Pour mettre un terme à cette situation absurde et stopper le flux de l'immigration, la préférence nationale sera donc instaurée dans le domaine social. Les emplois, de même que les logements HLM, seront réservés en priorité aux nationaux. Quant aux allocations familiales, aux aides sociales et au RMI, ils seront versés aux seuls Français. Le choc que cette mesure ne manquera pas de provoquer mettra, nous en sommes persuadés, un terme décisif à l'invasion migratoire et facilitera le retour des immigrés dans leur pays.
Pour inverser le flux de l'immigration, il faudra commencer par expulser effectivement les clandestins, ainsi que les délinquants et les criminels étrangers. Il suffira de prendre les mesures techniques pour que soient réellement appliquées les dispositions d'ores et déjà prévues par la loi. Aujourd'hui, les clandestins ne sont pas recherchés et peuvent vivre sur notre sol pendant des années sans être jamais inquiétés. Quant à ceux qui font l'objet d'une condamnation prévoyant leur expulsion, il disposent d'innombrables subterfuges pour échapper à leur sort. Il convient donc de mettre un terme à ce scandale en faisant enfin respecter les principes légaux. Nos politiciens ne répètent-ils pas à satiété que la France est un État de droit ?
Pour les immigrés en situation légale, le titre de séjour de dix ans automatiquement renouvelable sera remplacé par une carte les autorisant à séjourner un an seulement chez nous et non tacitement reconductible. Dès lors les cartes cesseront progressivement d'être renouvelées, à commencer, bien entendu, par celles des chômeurs en fin de droit. S'agissant en effet des étrangers venus en France pour travailler mais ayant perdu leur emploi, et ayant de surcroît épuisé leurs allocations de chômage, il est logique qu'ils soient amenés à quitter notre pays. Ce retour s'effectuera sans drame car il interviendra spontanément, à l'initiative des intéressés, avant l'expiration de leur permis de séjour. Quant à ceux qui resteraient sur notre sol au-delà de la date de validité de ce dernier, ils se placeraient eux-mêmes en situation de clandestins et seraient donc traités comme tels.
Seules ces mesures simples et efficaces permettraient, à n'en pas douter, de résoudre le problème de l'immigration en moins de dix ans. Il subsisterait évidemment à l'expiration de ce délai un certain nombre d'immigrés dans notre pays. Mais il s'agirait de personnes totalement assimilées et dont le nombre serait suffisamment marginal pour ne plus mettre en péril l'identité nationale.
Par ailleurs, à ceux qui estimeraient que ces mesures sont contraires aux usages de notre pays, nous répondrons que cette politique énergique s'inscrit au contraire dans la tradition juridique de la France. Elle consiste en effet à mettre en application des lois existantes, comme en matière d'expulsion, à abroger des décrets récents comme ceux concernant le regroupement familial ou à rétablir une législation ancienne - c'est le cas de la préférence nationale qui s'imposait il y a quelques années encore en matière d'emploi du fait de la loi socialiste Salengro de 1932. Les dispositions préconisées par le Mouvement national républicain conduisent donc à retrouver des configurations juridiques qui ont déjà été en vigueur sous la République. Quelle meilleure garantie du sérieux et de la modération des solutions que nous entendons proposer en matière d'immigration que cette référence ?
Précisons enfin que cette politique ne concerne que les ressortissants des pays du tiers monde. En effet, ceux de nos voisins d'Europe qui viennent maintenant chez nous, outre qu'ils ne sont pas nombreux, se trouvent très proches de notre peuple tant par la culture et l'origine ethnique que par la religion. Ces personnes ne posent donc aucun des problèmes que nous connaissons avec les immigrés extra-européens appartenant à d'autres civilisations. Aussi les mesures d'inversion des flux migratoires ne toucheraient-elles pas les citoyens des pays européens.
Malgré ces précisions, certains resteront réservés à l'égard de notre politique de l'immigration. Lorsque nous avons présenté sur ce sujet cinquante propositions, dont il vient en quelque sorte d'être donné le résumé, une campagne odieuse d'anathèmes, d'injures et de calomnies s'est déclenchée. Pourtant, certaines des mesures vilipendées alors ont été reprises par le gouvernement socialiste lui-même, comme par exemple la mesure 46 prévoyant la création de "zones de transit", qui fut adoptée par l'Assemblée nationale en décembre 1991.
Dans le même esprit, d'ailleurs, il est bon de rappeler que la plupart de ces cinquante propositions avaient déjà été mises en œuvre, et de manière plus draconienne, par un gouvernement radical-socialiste d'avant-guerre, celui de M. Daladier, que soutenait la chambre du Front populaire. Alors, une question se pose : les politiciens d'hier étaient-ils racistes ou ceux d'aujourd'hui ne sont-ils plus patriotes ?
Quant aux évêques de France, ils sont partis eux aussi en croisade contre les cinquante propositions, au motif qu'elles n'étaient pas charitables. Mais si la charité est une vertu individuelle, elle n'a rien à voir avec le domaine de l'État dont la vertu est la justice. Nos évêques confondent les vertus théologales telles que la foi ou la charité avec les vertus cardinales comme la justice, la prudence, la force ou la tempérance, qui seules peuvent concerner l'action publique. Leurs critiques sont donc dénuées de tout fondement. D'ailleurs, où irions-nous s'il fallait que des mesures législatives soient charitables pour trouver grâce aux yeux des représentants de l'Église ? Et vont-ils réclamer demain la suppression du Code pénal au motif qu'il n'est pas assez empreint de charité chrétienne ? Et que dire du programme pluriannuel d'équipement militaire ? Toutes ces critiques à l'égard de la politique préconisée par le Mouvement national républicain sont profondément injustes, et d'autant plus iniques que les sentiments de fraternité y occupent en réalité une place importante.
Nous pensons en effet que, pour être vraiment efficaces, ces mesures doivent s'accompagner d'un programme d'aide et de coopération très généreux à l'égard du tiers monde. La France ne peut se désintéresser de la misère du monde et, nous le savons, la renaissance nationale que nous préconisons ne s'épanouira pas de façon égoïste et frileuse, coupée du monde et sourde à ses malheurs. En clair, nous pensons que, si la France est prête à aider les pauvres du tiers monde, elle entend le faire sur leur sol et non chez elle. Cette politique est d'ailleurs conforme à l'idéal d'enracinement que nous revendiquons pour nos compatriotes et qui doit prévaloir aussi pour les autres peuples. Car il ne faut pas oublier que l'immigration, en déracinant les hommes, les expose à toutes sortes de drames et de souffrances. Aussi vaut-il bien mieux, plutôt que de les transférer chez nous, les aider à améliorer leurs conditions de vie chez eux et mettre en œuvre, parallèlement à notre politique de l'immigration, un vaste programme d'aide et de coopération.
Les nations du tiers monde et notamment celles d'Afrique ayant acquis leur indépendance, il nous appartient de les traiter comme des États souverains. Ainsi nos relations doivent-elles se rétablir dans un esprit de dignité et sur des bases de réciprocité. Réciprocité car, si la France peut apporter un soutien considérable à ces pays sur les plans économique, technique et financier, ceux-ci sont à même, à l'inverse, de nous aider très efficacement à stopper l'immigration et à organiser le retour chez eux de leurs nationaux. La coopération de la France avec chaque pays d'Afrique sera donc développée en proportion du concours qu'ils nous apporteront. Ainsi pourront être lancés là-bas des programmes ambitieux permettant de valoriser sur place la main-d'oeuvre formée en France et de retour chez elle. Menés à bien par des ouvriers, des techniciens et des cadres maîtrisant les méthodes françaises, des projets solides verront le jour et aboutiront, alors que d'innombrables opérations périclitent faute de travailleurs adaptés. Cette politique de coopération nouvelle répondra par ailleurs à une aspiration légitime des pays concernés de voir leurs ressortissants instruits en France revenir chez eux pour participer au développement de leur propre patrie.
Aujourd'hui, les politiciens tentent de faire croire à nos compatriotes que l'immigration est une fatalité et qu'il est donc inutile de résister à la terrible déferlante qui risque de nous submerger. C'est une tromperie. La preuve en est que la politique du Mouvement national républicain en matière d'immigration apporte une solution complète au problème : réforme du code de la nationalité, préférence nationale, arrêt du regroupement familial et de l'accueil à-tout-va des faux réfugiés, expulsion des clandestins, des délinquants et des criminels étrangers, inversion des flux migratoires et politique d'aide au tiers monde. Notre identité peut être préservée et notre nation sauvegardée. A côté de la politique suicidaire de prétendue intégration des immigrés, il existe bien une politique réaliste de retour chez eux des étrangers.
Notre peuple se trouve au bord du précipice. Beaucoup ferment les yeux et continuent d'avancer en direction du gouffre. D'autres veulent changer de cap pour échapper au danger. Nous sommes de ceux-là.



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