Accueil   Réflexions d'actu   Lu, vu, entendu   Côté Privé   Côté public   Tout savoir   Écrits 
     
A la une
 Qui est Bruno Mégret
 Son parcours politique
 Ses options de A à Z
 Son autobiographie
 Ses ouvrages
 Découvrez le site du MNR

  Contacter Bruno Mégret

La France à l'endroit

Sommaire :
Introduction : Le courage de dire non
Chapitre 1: Le monde à l'envers
Chapitre 2: En démocratie surveillée
Chapitre 3: Le rassemblement national
Chapitre 4: L'impératif du renouveau
Chapitre 5: La remise en ordre
Chapitre 6: L'avenir est ouvert
Conclusion : Le temps du réveil



Chapitre 3
Le rassemblement national


Pour remettre de l'ordre en France et offrir ainsi une alternative à la pensée unique, il faut être en mesure de mobiliser une force politique à la fois cohérente et déterminée. Or, aujourd'hui, les Français qui aspirent au renouveau sont suffisamment nombreux pour constituer un tel pôle. à partir de là, et à condition qu'ils cessent de se diviser et de se culpabiliser, ils pourront à nouveau peser sur le destin de leur pays. Mon projet est donc d'œuvrer à ce vaste rassemblement qui peut permettre à la droite nationale et républicaine d'accéder demain au gouvernement de la France. Tel est le sens de ma candidature et telle est la raison d'être du Mouvement national républicain qui se veut l'instrument de cette grande entreprise de renouveau.
Si les tenants du politiquement correct ont si bien réussi à imposer leurs vues, c'est en effet parce qu'ils n'ont pas trouvé en face d'eux une force suffisante. Or, je suis convaincu que ce puissant courant qui a manqué hier à notre pays peut désormais commencer à se constituer. Certes, je le sais, beaucoup jugeront ce propos par trop optimiste et l'accueilleront avec ironie ou scepticisme. L'éclatement du RPF et la crise de l'ancien Front national sont encore très récents et, pour l'élection présidentielle qui vient, c'est plutôt l'éparpillement des forces nationales et républicaines qui semble prévaloir. Pour autant, je demeure persuadé que ce qui était impossible est devenu possible. La scène politique de droite, hier encore complètement bloquée, est aujourd'hui déverrouillée et les perspectives qui s'ouvrent paraissent désormais bien plus prometteuses qu'il y a trois ans.
Le Front national de Le Pen avait en effet cessé depuis quelques années d'incarner une force d'espoir et de construction politique. à cause des dérapages de son président, de ses propos irresponsables et de ses provocations, le FN s'était progressivement replié sur lui-même et sur ses fantasmes. Coupé du monde, il avait fini par renoncer à toute stratégie offensive et positive. Il ne cherchait plus à exercer les responsabilités du pouvoir et se contentait d'un rôle quasi institutionnel de protestation. Ses dérapages répétés et la connivence objective sinon avouée avec la gauche avaient fini par en faire un mouvement certes puissant mais stérile. Ne servant au fond qu'à maintenir le système en place, le FN jouait le rôle d'ennemi officiel. Cet ennemi à l'allure d'épouvantail dont tout pouvoir aime à disposer pour se renforcer et que les socialistes, en l'occurrence, utilisaient comme bouc émissaire pour asseoir leur idéologie et neutraliser électoralement la droite de conviction.
Il est vrai que, dans ce processus, la droite parlementaire RPR-UDF est tombée sans hésiter dans le piège socialiste, servant ainsi stupidement les intérêts de la gauche. Car, en rejetant le Front national, c'est elle qui l'a diabolisé, rendant ensuite impossible tout accord avec lui. La diabolisation n'est en effet efficace que si elle a l'apparence de l'unanimité. Si la gauche avait été la seule à jeter l'anathème sur le FN, ses accusations auraient été perçues comme de simples attaques, certes violentes, mais somme toute normales entre adversaires politiques. C'est donc la droite, en venant hurler avec les loups socialistes, qui a rendu crédible cette diabolisation. Certes, par ses dérapages Le Pen rendait la tâche difficile aux responsables du RPR et de l'UDF, il n'en est pas moins vrai que la droite a joué le jeu idéologique et électoral de la gauche.
De son côté, Le Pen, en enfermant son parti dans une sorte de ghetto, l'a empêché d'accomplir sa mission historique. Les scores électoraux du FN se sont alors figés autour de 15 p. cent, chiffre certes considérable mais insuffisant pour exercer les responsabilités du pouvoir. Cet enfermement et cette ossification du Front national étaient d'ailleurs d'autant plus absurdes et regrettables que le potentiel électoral de la droite nationale va bien au-delà des meilleurs scores réalisés par Le Pen. Il représente sans doute près du double, ainsi que l'indiquent d'ailleurs les résultats des récentes élections nationales. Ainsi, même au dernier scrutin européen, en pleine crise de l'ancien FN, le courant national et républicain a rassemblé plus de 20 p. cent des électeurs comme le montre l'addition des scores obtenus par les listes RPF, MNR et FN.
La situation qui prévalait il y a encore trois ans était donc absurde. Le FN rassemblait un potentiel électoral important de 15 p. cent des électeurs mais, en se marginalisant et en se ghettoïsant, Le Pen avait dans le même temps creusé un formidable fossé qui l'isolait de l'autre fraction de la droite nationale et républicaine, laquelle représente aussi environ 15 p. cent. Dès lors, plus rien n'était possible à droite pour le plus grand bénéfice des socialo-communistes. Le FN stérilisait un électorat suffisant pour neutraliser la droite classique mais insuffisant pour menacer la gauche. Quant à la droite nationale et républicaine, elle se trouvait contenue, divisée et marginalisée.
Aujourd'hui, après la crise qu'a connue l'ancien FN, la situation se révèle totalement différente. Sans doute traversons-nous une période de transition et de mutation qui manque encore de clarté pour le grand public, mais je suis convaincu que les conditions sont maintenant réunies pour réaliser le vaste rassemblement de la droite nationale et républicaine. Le potentiel électoral est en effet considérable et rien n'empêchera bientôt plus qu'il soit mobilisé dans sa globalité. L'éparpillement qui semble prévaloir aujourd'hui avec la coexistence du RPF, du MPF, du MNR et du FN est en effet très provisoire et il existe avec le Mouvement national républicain un instrument d'unité et de rassemblement. Dès lors, la situation va progressivement se décanter et se clarifier.
M. Pasqua, rattrapé par les affaires, va mener en avril 2002 son dernier combat électoral. Et le RPF, qu'il a fondé et qui n'existe qu'à travers sa personne, ne pourra pas perdurer. Il en va de même pour le Front national qui ne tient plus que par la notoriété de son nom, la force des habitudes et l'importante subvention d'État qu'il touche encore. Mais, lorsque M. Le Pen aura achevé sa carrière politique, en avril 2002, aucune personnalité d'envergure ne lui succédera, et le FN, qui dépend totalement de sa personne, se marginalisera et disparaîtra.
Quant à M. de Villiers ou à Mme Boutin, leurs démarches, aussi méritoires soient-elles, s'apparentent plus à des initiatives de chevau-légers en marge de la droite traditionnelle qu'à une entreprise politique de longue haleine visant à créer une nouvelle force politique d'envergure. Aussi le caractère transitoire de la situation apparaît-il clairement à travers le positionnement des personnalités en lice. Sur cinq candidats potentiels, deux d'entre eux, MM. Pasqua et Le Pen, mèneront à la prochaine présidentielle leur dernière bataille électorale, et deux autres, M. de Villiers et Mme Boutin, joueront à cette occasion un coup politique sans lendemain. En réalité, une seule candidature, celle que j'ai l'honneur d'incarner, correspond à une démarche d'avenir et à une stratégie d'envergure.
Car tel est bien le sens de ma candidature. Il s'agit pour moi d'entreprendre ce vaste travail de rassemblement de la droite nationale et républicaine afin de pouvoir demain remettre de l'ordre en France. Mon but est bien de jeter les bases de cette grande force politique dont notre pays a besoin et qu'il est désormais possible de constituer. Pour y parvenir, j'entends m'appuyer sur le MNR, le seul mouvement capable d'incarner réellement le renouveau qu'attend notre nation.
Créé il y a à peine trois ans, le Mouvement national républicain est en effet un mouvement nouveau et original qui ne se veut pas le continuateur ou le concurrent du FN. Il défend bien sûr l'essentiel des valeurs que prétendait incarner l'ancien Front national, valeurs qui sont d'ailleurs communes à toute la vraie droite. Mais il rejette les provocations et les fantasmes et ne se reconnaît pas comme l'extrême droite.
En intégrant à son nom le terme de répu-blique, le MNR entend s'affirmer comme un mouvement respectueux de nos institutions et de nos principes républicains. En ce sens, il milite pour l'égalité des citoyens, la souveraineté du peuple, l'unité de la nation et le respect des droits des personnes. Il est attaché aux libertés, notamment la liberté d'expression, ainsi qu'à la fraternité, la sûreté et à toutes les valeurs humanistes qui fondent notre civilisation. Il condamne toute forme de racisme et d'antisémitisme. Il veut se faire le défenseur de la démocratie aujourd'hui bafouée par nos adversaires ainsi que le promoteur de toutes les vertus nécessaires à son épanouissement.
Le Mouvement national républicain ne se considère donc pas comme un mouvement protestataire. Certes, il entend dénoncer tout ce qui ne va pas dans notre pays et s'opposer au désordre qui le détruit, mais son propos est de rendre l'espoir aux Français et de leur proposer un projet constructif. Son objectif est d'exercer demain les responsabilités du gouvernement pour engager les grandes réformes qu'exige le renouveau de la France.
Mouvement responsable, le MNR est donc ancré dans les réalités d'aujourd'hui et tourné vers les Français. Ses cadres, ses élus, ses candidats sont régulièrement en contact avec nos compatriotes, sur les marchés, dans les commerces, à la sortie des usines ou dans les cages d'escalier des immeubles. Chaque fois que se produisent des événements qui mettent en cause leur vie quotidienne et laissent indifférents les politiciens du système, les militants du MNR sont aux côtés des Français. Agressions violentes, fermetures d'usines, construction de mosquées, atteintes au cadre de vie, autant d'occasions parfois tragiques de venir leur apporter notre appui. Et je m'efforce d'être moi aussi, personnellement, à leurs côtés comme je l'ai été par exemple à Roubaix, au Mirail à Toulouse ou dans les quartiers nord de Marseille.
Si donc le MNR se veut l'avocat des Français, il ne cherche pas à faire revivre un passé à jamais révolu, il ne se berce pas de la nostalgie des anciennes époques, des combats perdus, des utopies passéistes. Bien sûr, il s'appuie sur les valeurs immémoriales qui fondent notre civilisation, il assume pleinement l'histoire de notre peuple et inscrit son action dans une tradition multimillénaire. Mais c'est aux défis de demain qu'il veut répondre en prenant en compte les réalités et les mentalités du monde d'aujourd'hui. Il puise sa vigueur parmi les Français tels qu'ils sont en ce début de siècle et veut apporter des solutions concrètes à leurs problèmes actuels. Le MNR est un mouvement moderne qui entend réussir dans le temps présent.
C'est pourquoi sa démarche est aux antipodes de toute attitude sectaire. Le MNR ne cherche pas en effet à s'isoler de la société, à se couper des autres forces politiques, à s'enfermer dans un bunker d'où tous ceux qui ne sont pas pour lui seraient rejetés. Expression d'un grand courant politique en devenir, indispensable au renouveau de notre pays, le MNR ne constitue cependant à mes yeux qu'un outil et non une fin en soi. Car la véritable finalité de ma démarche c'est bien sûr la France et son peuple.
Le Mouvement national républicain est en effet par nature un instrument de rassemblement qui entend pratiquer l'ouverture et la main tendue. Beaucoup de Français de bonne volonté partageant nos convictions œuvrent aujourd'hui, je le sais, dans d'autres organisations et il n'est pas question pour nous de les traiter en adversaires ni même en concurrents. Je veux au contraire leur tendre la main dans un esprit de camaraderie pour créer des synergies et coopérer avec eux chaque fois que cela est utile à nos idées communes. Telle a d'ailleurs été notre démarche lors des dernières élections municipales, puisque, parmi les quatre cents listes que nous avons présentées dans les principales villes de France, plus de trente ont été constituées sous la forme d'une union avec des membres du RPF, du FN ou du MPF, avec des divers droite ou des RPR en rupture de ban, sans que se posent d'ailleurs de questions de préséance ni de problèmes d'appareil.
Pour le MNR, l'objectif politique, c'est-à-dire le service de la France, doit en effet primer en toute circonstance. Et c'est pourquoi je me refuserai toujours à pratiquer la politique du pire, celle qui consiste à favoriser les socialo-écolo-communistes. Au MNR, en effet, nous ne nous trompons pas d'ennemis : notre adversaire prioritaire est sans conteste la gauche socialio-mondialiste. Nous sommes donc clairement ouverts à des ententes électorales avec la droite parlementaire dès lors qu'il s'agit de faire battre la gauche et que les accords sont loyaux, publics et réciproques. à mes yeux, la politique de la terre brûlée telle que l'avait d'ailleurs pratiquée Chirac contre Giscard au profit de Mitterrand est purement et simplement criminelle.
Et, à l'inverse de Le Pen, je refuserai toujours de faire le jeu de la gauche, car on ne joue pas avec l'intérêt national et le sort des Français. Il n'est donc pas question pour nous au MNR d'avoir un jour à porter une quelconque responsabilité dans les actions néfastes perpétrées par les socialistes. Certes, je le sais, la droite RPR-UDF-DL a trahi sa mission et ainsi contribué au déclin de la France ; certes, elle ne combat pas la gauche et, à bien des égards, mène la même politique que le PS. Pour autant, il faut se garder de la confondre avec les socialistes et leurs alliés dont l'idéologie est à l'origine des drames que connaît aujourd'hui notre pays. Car, si l'on peut déplorer que la droite accroche ses wagons à ceux de la gauche, c'est bien la locomotive socialo-mondialiste qu'il faut arrêter.
Voilà donc pourquoi le MNR peut incarner la relève à droite et rassembler l'ensemble du courant national républicain. Fruit d'un aggiornamento, il correspond d'abord au besoin de renouvellement de la scène politique française mais, surtout, il répond pleinement aux aspirations d'une large fraction de notre peuple qui souhaite que l'on remette de l'ordre en France. Le Mouvement national républicain se situe en effet au centre de gravité de ce vaste électorat qui a pu voter dans le passé Pasqua, Villiers ou Le Pen. D'ailleurs, jamais les électeurs de Pasqua ou de Villiers n'auraient pu voter Le Pen, de même qu'aucun électeur de Le Pen ne pourrait voter Pasqua ou Villiers. En revanche, les uns comme les autres pourront demain voter sans états d'âme pour les candidats du MNR.
La création du Mouvement national républicain ouvre donc de très vastes perspectives politiques, car l'électorat qu'il peut rassembler est considérable : sans doute près de 30 p. cent de nos compatriotes. C'est en tout cas ce qu'indiquent de nombreuses enquêtes d'opinion et notamment une étude diligentée récemment par l'institut IPSOS sur le nouveau panorama des opinions politiques des Français. Cette étude a montré que l'opinion publique se partageait dorénavant en quatre grandes familles. Deux d'entre elles correspondent aux partis traditionnels de gauche comme de droite. Deux autres sont relativement nouvelles et ne peuvent être associées à de grands partis politiques institutionnels : celle des "mutants", qui rassemble tous les adeptes du mondialisme et de la morale libertaire, et celle des "gardiens", c'est-à-dire les Français attachés à leur identité, à leurs libertés, à la sécurité ainsi qu'aux valeurs familiales et traditionnelles. En d'autres termes, les "gardiens" adhèrent exactement aux idées et aux valeurs de la droite nationale et républicaine. Or, ce groupe se révèle le plus nombreux puisqu'il est estimé par IPSOS à 31 p. cent de la population.
Ainsi la force politique que veut constituer le MNR peut-elle compter sur un électorat potentiel de près d'un tiers de la population. Autant dire que le vaste projet de renouveau que je propose à nos compatriotes est parfaitement réalisable. Dès lors que la droite nationale et républicaine réussira à se rassembler, elle pèsera suffisamment pour gouverner notre pays et y remettre de l'ordre. Je rappelle en effet qu'en France le système institutionnel est ainsi fait qu'avec des scores proches de 30 p. cent, un mouvement politique peut arriver au pouvoir. C'est le cas des socialistes qui dirigent actuellement notre pays et qui ne réalisent même plus de tels scores électoraux.
On mesure d'ailleurs, à l'aune de ce constat, combien la situation de la droite nationale et républicaine se révèle à la fois dramatique et prometteuse. Cette droite pèse en effet d'ores et déjà suffisamment dans l'esprit des électeurs pour accéder au pouvoir, mais, ayant toujours été balkanisée, marginalisée, divisée et culpabilisée, elle n'a encore jamais pu y parvenir. Aujourd'hui, cependant, les blocages qui empêchaient ce rassemblement sont en train de sauter. Les partis et les personnalités qui maintenaient la division vont s'effacer. La force qui peut cristalliser cette fusion a été créée et l'électorat potentiel est là. Aussi mon projet de rassembler la droite nationale en un puissant courant capable de gouverner notre pays devient-il tout à fait réalisable.
Actuellement, cette perspective peut encore, j'en conviens, apparaître hypothétique et incertaine. Et il est vrai qu'un grand travail de reconstruction doit d'abord être mené à bien. Mais tout cela peut aller assez vite, car il ne s'agit pas d'amener un à un les Français aux idées de la droite nationale et républicaine. En réalité, sur le fond, l'électorat potentiel est déjà convaincu et notre tâche consiste donc, non pas à convertir nos compatriotes à nos idées, mais à les persuader de voter pour leurs idées en accordant leurs suffrages à notre mouvement. Une tâche beaucoup plus facile qui permettrait à cette cristallisation électorale et politique de s'effectuer en très peu de temps s'il n'y avait par ailleurs des handicaps à surmonter.
Car, j'en suis parfaitement conscient, des difficultés importantes existent, qu'il faudra aplanir. Le procédé de la diabolisation, qui a été utilisé contre Le Pen et le FN, sera bien sûr employé contre le MNR et ses candidats. Dès lors que nous combattons la pensée unique, les tenants du politiquement correct chercheront en effet à nous disqualifier. Cependant, leur arme de nature totalitaire n'est pas d'une efficacité absolue. Si elle a pu fonctionner aussi bien avec Le Pen, c'est parce que ce dernier a facilité le travail des diabolisateurs. En multipliant les provocations, le président de l'ancien FN a en effet fourni lui-même des justifications à ceux qui lançaient l'anathème contre lui.
Il n'en ira évidemment pas de même avec moi et le MNR, car les inquisiteurs du politiquement correct ne trouveront rien pour alimenter leur sinistre machination. Ils en seront donc réduits à multiplier les procès d'intention et les affirmations gratuites. Ils ne s'en priveront pas, mais ils ne pourront abuser que ceux-là même qui sont convaincus d'avance. Car ils ne parviendront pas à tromper tous les Français et notamment tous ceux qui, partageant nos idées, constituent notre électorat potentiel. Beaucoup de nos compatriotes vont au contraire s'apercevoir progressivement que nous nous situons aux antipodes de l'image qu'essaient de donner de nous nos adversaires. Et je fournirai toutes les explications nécessaires pour qu'il en soit ainsi.
Reste un obstacle considérable, celui de l'hostilité militante de la plupart des médias. Il s'agit là, j'en suis bien conscient, d'un problème majeur car, sans leur relais, il est difficile de toucher les Français. Si par exemple la télévision, les radios et les journaux nous traitaient comme José Bové qu'ils ont délibérément soutenu, il ne fait aucun doute que le Mouvement national républicain atteindrait ses objectifs en moins de deux ans.
Nous n'aurons évidemment pas droit à pareille faveur, aussi le succès qui nous attend sera-t-il plus difficile et plus long à obtenir. Il viendra néanmoins, car les médias font de la communication mais ne sont pas en mesure de changer la réalité. Certes, ils peuvent biaiser, retarder, limiter, différer, mais ils ne peuvent faire que ce qui doit exister n'existe pas.
Or, il y a en France au sein de notre peuple une profonde aspiration à un changement majeur permettant de rompre avec la pensée unique et de remettre de l'ordre dans notre pays. Il existe par ailleurs un courant politique qui répond exactement à cet espoir, un courant qui s'organise et se développe. Et quand pareille configuration se présente, il n'est pas d'exemple dans l'histoire que la rencontre ne se fasse pas.
Elle se fera donc, et l'élection présidentielle qui vient constituera la première occasion de cette rencontre historique. Au mois d'avril prochain, les Français auront enfin, pour la première fois depuis de nombreuses années, la possibilité d'échapper au fatalisme et de voter pour construire la grande force de renouveau qu'ils attendent depuis bien longtemps.


   L'Autre scénario
   La France à l'endroit
   Le Chagrin et l'espérance
   La Nouvelle Europe
   La Troisième voie
   L'Alternative Nationale
   La Flamme

   www.Bruno-Megret.com > Ecrits > Ouvrages Remonter en haut de page