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La Flamme

Sommaire:
Introduction
1ere partie: les instruments du déclin
Chapitre 1: le socialisme nouveau
Chapitre 2: le cosmopolitisme militant
Chapitre 3: le matérialisme triomphant
Chapitre 4: le totalitarisme larvé
2eme partie: les atouts du combat national
Chapitre 5: les mutations politiques
Chapitre 6: la question des valeurs
3eme partie: les leviers du renouveau
Chapitre 7: l’identité
Chapitre 8: la fraternité
Chapitre 9: les libertés
Chapitre 10: la puissance
Chapitre 11: l’action
Conclusion



Chapitre 11
L'action

“ Gouverner, c'est agir ”, disait Napoléon; c'est refuser la fatalité et maîtriser son destin. Aujourd'hui, l'établissement s'emprisonne dans le court terme et se limite à la gestion du quotidien: il n'a plus ni programme ni vision d'avenir.

En contrepoint, voici donc les lignes de force du projet que pourrait mettre en oeuvre un gouvernement du mouvement national. Dans le cadre de cette grande alternance, un tel programme s'impose par lui-même, car il résulte naturellement des grands principes qui sont les nôtres.

Le pouvoir au peuple

Pour nous, le premier des impératifs est de retrouver les moyens d'une action efficace. Notre pays est aujourd'hui investi par une oligarchie cosmopolite qui a confisqué tous les pouvoirs et qui, de surcroît, ignore le peuple et ses aspirations.

Arc-bouté sur ses privilèges, cet établissement fait obstacle à toute entreprise de redressement national. Aussi convient-il de le briser et de redonner le pouvoir aux citoyens: la priorité des priorités est donc le rétablissement de la souveraineté populaire. A cette fin, les féoda-lités seront neutralisées par le jeu de la démocratie directe. Le recours au référendum, en particulier, sera développé.

Il s'agit, par une réforme constitutionnelle, d'élargir son champ d'application de telle sorte que les Français puissent être consultés sur toutes les grandes questions touchant non seulement à l'organisation des pouvoirs publics, mais aux choix de société. Pourront ainsi être organisées des consultations référendaires sur l'identité nationale et l'immigration, sur la sécurité ou sur la famille, par exemple. Les grandes options du mouvement national, partagées par une majorité de Français, recevront ainsi l'onction suprême du peuple souverain. Qui osera ensuite s'opposer à leur mise en oeuvre?

Ajoutons que le referendum d'initiative populaire serait également instauré. Cette disposition constitutionnelle permet à de simples citoyens de provoquer par pétition l'organisation d'un référendum. Il faut le souligner: une telle procédure est l'arme absolue contre le totalitarisme. Beaucoup de régimes autoritaires provoquent des élections ou des plébiscites, mais aucun dictateur ne prend jamais le risque de laisser le peuple libre d'exprimer spontanément son opinion ou sa volonté. En 1983, le pouvoir socialiste a tenté de démanteler l'école privée et il a fallu que des manifestations gigantesques envahissent les rues des villes de France pour le faire reculer. Avec le référendum d'initiative populaire, il eût suffi de faire signer une pétition par un nombre suffisant de Français pour entraîner une consultation qui aurait censuré le gouvernement socialiste. Preuve de la supériorité de ce mécanisme institutionnel: grâce à sa pratique, les conflits entre le peuple et le gouvernement ne se règlent plus dans la rue.

Ces mesures fondamentales seraient accompagnées d'un ensemble de dispositions qui permettraient à tous les Français d'être représentés au Parlement et renforceraient les prérogatives de ce dernier.

A bas les privilèges!

Le retour du peuple au pouvoir exige que le poids des lobbies soit corrélativement affaibli.

Aussi les subventions de l'État ou des collectivités territoriales aux groupes de pression devront-elles être supprimées. Les ressources financières de ces organisations ne pourront plus provenir que des cotisations ou de l'aide qu'accepteront de leur accorder, à titre privé, les citoyens désireux de soutenir leur action. Pour encourager de tels dons, des exonérations fiscales importantes pourront être accordées, mais les syndicats ou les autorités prétendument morales devront vivre avec le seul appui de ceux qu'ils représentent réellement.

Cet assainissement financier sera complété par un assainissement institutionnel destiné à priver l'établissement des privilèges structurels qui sont les siens.

Dans cette perspective, les syndicats perdront le monopole de représentativité dont ils abusent aujourd'hui. La juste concurrence deviendra ainsi la loi pour toutes les élections professionnelles. Dans le même esprit, les autorités dites morales seront privées de l'arme que leur procure aujourd'hui la loi Pleven et qui leur donne la possibilité de faire régner la terreur idéologique au mépris de la liberté d'expression.

Quant à la bureaucratie, une réforme du statut de la fonction publique permettra, nous y reviendrons, de rétablir dans ce vaste corps les responsabilités et les obligations de chacun.

Enfin, les médias, qui jouissent actuellement d'un pouvoir sans sanction, auront eux aussi à faire l'apprentissage de la rigueur et du sens des responsabilités. La législation sur la diffamation et le droit de réponse est à revoir: une personne indûment mise en cause par un article de presse doit pouvoir obtenir une réparation à la hauteur du préjudice subi, de même que l'auteur du délit doit, à titre personnel, être sanctionné en proportion de la faute commise. Ainsi serait rétablie la juste hiérarchie entre le peuple et les lobbies, entre la volonté populaire et les intérêts particuliers.

La priorité aux Français

Pourrait alors être engagé un plan d'envergure en faveur de notre identité. Encore faudrait-il au préalable lever l'hypothèque de l'immigration. A cet égard, quatre actions seraient entreprises.

Au premier chef, il conviendrait de procéder à l'expulsion effective des immigrés clandestins et à celle des délinquants et des criminels étrangers. Du PS au RPR, personne ne conteste la légitimité de cette mesure. Il faut donc prendre les moyens de la faire respecter et démontrer ainsi que le peuple français reste le maître sur son sol.

La mise en pratique de la préférence nationale, inscrite dans la loi, freinera l'arrivée de nouveaux immigrés et éteindra chez ceux qui sont actuellement en France le désir d'y rester. Si le travail, les logements, les avantages sociaux sont dorénavant réservés en priorité aux Français et aux Européens, le séjour dans notre pays perdra de son intérêt aux yeux des étrangers du tiers monde; la poussée de l'immigration diminuerait d'autant. Ajoutons la suppression des moyens actuels d'entrée légale sur notre territoire: les candidats au regroupement familial seront invités à se regrouper dans leur pays d'origine et les réfugiés ne seront admis que selon des critères strictement politiques, impliquant des menaces graves pour le candidat à l'entrée dans notre pays.

Pour les immigrés actuellement présents en France, dont la majorité ne peut pas ou ne veut pas s'assimiler, le mot d'ordre sera celui du “ retour au pays ”. N'oublions pas que tous bénéficient d'une carte de séjour valable pour dix ans. Celle-ci ne sera plus renouvelée automatiquement. Quant aux immigrés sans travail ayant épuisé leurs droits aux allocations chômage, ils pourront voir également leur permis de séjour écourté.

Enfin, le code de la nationalité sera réformé et toutes les mesures d'acquisition automatique de la nationalité française supprimées. Seule subsistera la procédure de la naturalisation. Ainsi ne seront français à la naissance que les enfants nés de père ou de mère français. Pourra devenir français par naturalisation tout étranger qui le demande, qui le mérite - qui ne possède pas de casier judiciaire -et qui est déjà largement assimilé.

L'immigration à l'envers

La finalité de cette politique est de s'opposer au développement d'une société multiculturelle. L'inversion des flux migratoires ferait tomber le nombre des étrangers en France en dessous du seuil de tolérance, seuil dont le roi du Maroc, Hassan II, reconnaît lui-même l'existence. La petite minorité autorisée à demeurer sur notre sol pourrait sans doute alors s'assimiler progressivement, c'està-dire se fondre dans notre nation. Encore faudrait-il que tout soit mis en oeuvre pour la détacher de son ancienne culture. Quant à ceux qui partiraient, les conditions de leur réinsertion dans leur pays d'origine seraient à négocier dans le cadre d'une politique généreuse de coopération avec les États du tiers monde.

Ce retour chez eux des immigrés est-il donc impossible, comme nous le disent les chantres de l'établissement ? Rien n'est plus faux car, l'histoire nous l'enseigne, l'argument de la fatalité n'est jamais avancé que pour masquer un manque de courage et de volonté.

Ainsi, l'Allemagne fédérale a organisé il y a quelques années le départ de cent mille travailleurs turcs, soit trois cent mille personnes avec leur famille, et cela en six mois seulement. Qui en a entendu parler? Aucune ligue humanitaire n'a trouvé à y redire. Une action à peine deux fois plus importante, poursuivie pendant cinq ans seulement, suffirait largement à régler les problèmes posés par l'immigration à notre pays. Et rien n'interdit d'étaler les départs sur dix ans. Y aurait-il pour autant des scènes d'exode ? Nullement: tous les étés, ce sont des centaines de milliers d'Algériens, de Marocains, de Tunisiens qui, en l'espace de trois mois, quittent la France pour aller passer leurs vacances dans leur pays. Personne ne s'en rend compte, tout au plus certains aéroports sontils particulièrement chargés. Une politique de retour peut se pratiquer dans les mêmes conditions, à un rythme d'ailleurs moins élevé.

Le seul obstacle à une telle entreprise est la propagande culpabilisante du lobby de l'immigration. Pourtant, les immigrés ne sont pas venus enchaînés dans les cales de bateaux d'esclaves ni habités par la mystique des bâtisseurs de cathédrales. Ils sont venus souvent clandestinement et, même lorsqu'ils ont été sollicités par le patronat, c'est librement qu'ils ont franchi la mer, tout simplement parce qu'ils y trouvaient leur intérêt. Nous n'avons donc aucun devoir particulier à leur égard. Notre devoir principal concerne nos enfants à qui nous devons transmettre une terre et une nation qui restent les leurs.

Pour que vive le Dauphiné

Une politique de promotion de notre identité ne peut pas se limiter à faire refluer l'immigration: elle doit aussi viser l'épanouissement des principales communautés dans lesquelles nous nous enracinons.

La famille est le premier maillon de la chaîne qui assure la transmission de notre héritage culturel d'une génération à l'autre. La place qui lui est due lui sera rendue par une grande politique familiale sur laquelle nous aurons l'occasion de revenir.

Une action d'enracinement territorial viendrait également répondre à cet impératif identitaire. La structure actuelle des collectivités locales est aujourd'hui trop complexe et trop abstraite. Nous lui préférons un autre schéma: la commune pour la campagne, le quartier pour la ville, regroupés les uns au sein de pays, les autres au sein d'agglomérations.

Les pays, ce sont les petites entités géographiques, historiques et humaines, le bourg et sa zone de marché, où pourraient être assurées toutes les tâches techniques actuellement dispersées en un inextricable réseau de syndicats intercommunaux. Le pays, réalité vécue et historique, peut redevenir un lieu d'enracinement plus fort que le canton ou le département.

Quant à l'agglomération, en regroupant toutes les communes urbaines d'une même cité, elle permet à des banlieues, considérées trop souvent comme des lieux de seconde zone, de ne plus être tenues à l'écart: en devenant des quartiers, ces dernières peuvent être réintégrées à la ville. Tel est notre objectif.

Le département, de son côté, doit voir son rôle réduit au profit non seulement des pays et des agglomérations, mais aussi des régions dont le découpage est à revoir afin de mieux le calquer sur les réalités géographiques et historiques des vieilles provinces. Pourquoi ne pas réunifier la Normandie et ne pas faire revivre le Dauphiné?

Écologie-identité

Dans le même esprit, les impératifs de l'écologie deviendront prioritaires, car liés à la défense de notre identité. Assurer la protection de nos paysages, préserver la beauté de nos villes, la santé de notre peuple, ainsi que celle de la faune et de la flore qui l'entoure, constitue un autre moyen de préserver ce que nous sommes.

Plus fondamentalement, rappelons que l'écologie, c'est la préservation des milieux naturels nécessaires à la survie et au développement des espèces vivantes. Le peuple français, espèce qui nous est particulièrement chère, n'échappe pas à cette règle: si l'on modifie par trop le milieu ethnique et culturel qui est le sien, il dépérira comme ces espèces animales dont on a bouleversé les équilibres de vie. Aussi convient-il de dénoncer le parti des Verts, qui se prétend écologiste tout en prônant le cosmopolitisme, et de mener sans réserve toutes les actions concrètes nécessaires à la préservation de notre environnement naturel, animalier et humain.

Goude nationaliste

Actuellement, la création culturelle n'évite aucun des trois écueils semés sur sa route. La sous-culture rock-Coca-Dallas envahit nos écrans. La contre-culture intello-snob fait les délices d'un petit cénacle de branchés mais reste incomprise de la grande majorité des Français. La culture commémorative s'enferme, quant à elle, dans la seule référence au passé et ne reproduit que ce qui a déjà été imaginé. Grandeur et décadence...

Les pouvoirs publics sont les princes d'autrefois, aussi doivent-ils être des mécènes et des clients pour les artistes. Prenons exemple sur Lang et sur Mitterrand, mais orientons les choix vers un art identitaire et non cosmopolite. Encourageons une création enracinée, résolument novatrice et accessible à tous.

Et n'oublions pas que la culture n'est pas seulement l'art: nous devons veiller aussi à retrouver notre mémoire historique. L'école doit la remettre à l'honneur; mais ce peut être aussi le rôle de la télévision et du cinéma, qui, dans cette perspective, seront éventuellement soutenus par des aides publiques. Par ailleurs, les grandes manifestations officielles et commémoratives ne sont pas à rejeter par principe. Là encore, nous pouvons nous inspirer de l'exemple de nos adversaires: les défilés Goude, pourquoi pas ? A condition que leur contenu soit identitaire et contribue à l'exaltation de notre nation et de notre civilisation !

Vive les femmes!

Avec le réenracinement doit revenir la vitalité. Les actions en faveur de nos identités comportent nécessairement une politique de la vie. La France, pour rester elle-même, a besoin d'une population jeune. Aussi convient-il d'engager au plus tôt un programme nataliste très énergique.

Cassons la chape de silence qui masque les dangers de la dénatalité et lançons des campagnes en faveur de la mère et de l'enfant, afin de gagner ce que Jean-Marie Le Chevallier appelle la “ bataille de l'intérieur1 ”. Tout ce qui porte atteinte à la vie sera dénoncé, le recours à l'avortement sera combattu et l'adoption d'enfants français ou européens facilitée.

Nous assurerons également au creuset familial les moyens financiers nécessaires à son épanouissement et créerons le revenu maternel. Ainsi l'Etat pourra verser une rémunération aux mères de famille françaises qui choisissent de se consacrer à plein temps à l'éducation de leurs enfants. Contrairement à ce que disent certains, cette mesure ne vise pas à renvoyer les femmes dans leur foyer mais à leur offrir une véritable liberté de choix. Beaucoup de mères, aujourd'hui, travaillent non par goût mais par obligation financière. Elles vont à l'usine ou au bureau pour compléter par un deuxième salaire le budget familial et, ce faisant, elles doivent souvent renoncer, avec beaucoup de regrets, à élever plusieurs enfants. Le revenu maternel leur permettrait de se consacrer aux tâches d'éducation sans être financièrement pénalisées par rapport aux femmes qui travaillent. Leur mission, essentielle au regard de la communauté et de son avenir, trouverait ainsi une reconnaissance officielle: une mère de famille n'est pas “ sans profession ”, mais en charge de la plus noble des tâches. Celles qui ouvrent à la survie de notre peuple méritent au moins un traitement comparable à celui des femmes qui ne travaillent qu'à sa prospérité. Ajoutons que celles qui choisiraient de bénéficier du revenu maternel libéreraient des postes de travail, qui pourraient dès lors être occupés par des chômeurs auxquels il n'y aurait plus à verser d'allocations. Pour une même dépense publique, on aurait plus de familles nombreuses et moins de demandeurs d'emploi.

Le revenu maternel serait complété par d'autres mesures. Le déplafonnement du quotient familial en fait partie, car l'objectif n'est pas en l'occurrence de procéder à une redistribution des revenus entre familles riches et familles pauvres mais, à un niveau donné de ressources, d'éviter que les familles nombreuses ne soient pénalisées par rapport aux autres. Dans le même esprit, les allocations familiales doivent être considérablement augmentées.

Quant au statut de la famille, il est à favoriser. La loi doit accorder - c'est un principe de bon sens -la priorité aux ménages mariés sur les concubins et les célibataires: faisons jouer le principe de la préférence familiale. Qui s'en offusquera?

Dans cette perspective, pourquoi ne pas instaurer le vote familial? Grâce à cette mesure, chaque Français disposerait d'une voix dès sa naissance, selon le principe du suffrage universel intégral. En attendant leur majorité, les enfants mineurs seraient représentés par leurs parents, les fils par les pères, les filles par les mères. Ainsi les choix électoraux redonneraient leur poids véritable à la jeunesse, à la vie et à l'avenir.

Jules Ferry, au secours !

Encore faut-il que les enfants puissent bénéficier d'une instruction à la hauteur des ambitions et des besoins de la nation. Une remise en ordre de l'école s'impose pour qu'elle redevienne un instrument privilégié de la transmission du savoir. Aujourd'hui, l'Éducation nationale semble s'être fourvoyée: l'illettrisme se développe et les échecs scolaires se multiplient. Alors, assignons-lui comme objectif prioritaire celui qu'elle n'aurait jamais dû cesser de poursuivre: inculquer parfaitement aux enfants un savoir de base, notamment la lecture, l'écriture et le calcul.

Mais l'école doit aussi contribuer à la transmission de notre héritage culturel: la géographie et l'histoire sont à privilégier, à condition toutefois qu'elles enseignent la connaissance de notre terre et de notre passé et qu'elles ne s'abandonnent pas à des divagations partisanes sur une prétendue culpabilité de l'Europe ou sur notre pseudo-qualité de citoyen du monde.

Dans le même esprit, il conviendrait de réhabiliter l'instruction civique. Laissons là les discours d'endoctrinement sur le racisme et les droits de l'homme et inculquons aux enfants l'honnêteté, la fraternité, le respect de la famille, la notion de devoir, le goût du travail bien fait, le sens de la patrie.

Rappelons aussi qu'il n'y a pas d'instruction sans effort et sans discipline de la part de l'élève: le travail sera encouragé par l'émulation et les récompenses.

Quant aux membres du corps enseignant, leur fonction est à réhabiliter, notamment par une revalorisation de leur statut et de leurs rémunérations.

L'école a, enfin, pour mission de contribuer à la cohésion nationale, mais elle ne doit en aucun cas favoriser l'avènement d'une société multiculturelle. L'école publique n'a pas à faciliter l'apprentissage de la langue arabe ni à privilégier la connaissance de la culture des pays d'immigration. Elle doit rester intransigeante sur les principes de neutralité tant au plan politique que religieux: pas de tchador à l'école!

La Sorbonne devant Stanford

Principal obstacle à la réalisation de ce programme: la FEN. Cet empire syndical socialiste a noyauté le minis-tère de l'Éducation nationale au point d'en être le véritable maître, au mépris d'ailleurs des gouvernements et de la volonté du peuple. Pour le briser, il conviendrait de laisser aux parents le choix de l'école de leurs enfants. En corollaire, une certaine autonomie serait concédée aux établissements, notamment dans le recrutement des professeurs et la sélection des élèves.

Le système fonctionnerait de la manière suivante: les parents recevraient de l'État autant de “ chèques éducation ” qu'ils ont d'enfants à scolariser. Ils remettraient ce coupon au chef de l'établissement choisi et c'est au vu de ces “ chèques ” que l'école, le collège ou le lycée obtiendraient leurs crédits de la puissance publique. Symboliquement, ce sont donc les parents et non la bureaucratie contrôlée par la FEN qui distribueraient les moyens financiers. Notons que le contrôle exercé par les familles aurait d'autant plus d'efficacité que le coupon scolaire serait valable non seulement dans les établissements publics, mais aussi dans les établissements privés, plaçant ainsi l'école publique en concurrence directe avec ces derniers. Par le jeu de l'émulation résultant du choix des parents, une dynamique de qualité se mettrait en marche pour le plus grand bénéfice des enfants.

Les universités, de leur côté, seront amenées à poursuivre l'objectif d'excellence. Elles disposeraient dans cette perspective de la plus large autonomie: recrutement des professeurs, création de diplômes d'université remplaçant les diplômes d'État, sélection des étudiants. Dans ce contexte, l'émulation pourrait jouer à plein, chacune s'efforçant de dispenser le meilleur enseignement et de délivrer les meilleurs diplômes. Certains établissements seraient, il est vrai, dès lors mieux cotés que d'autres, mais l'existence de niveaux différenciés entre universités permettrait à chaque étudiant de trouver le créneau qui lui convient sans que pour autant les meilleurs soient freinés et les moins doués handicapés.

Ainsi serait brisé le bloc monolithique et bureaucratique qui paralyse et sclérose le monde académique fran-çais. Nos universités pourraient s'épanouir et certaines rivaliser avec les plus connues des institutions étrangères.

Le capitalisme populaire

Cette politique du savoir produira naturellement ses fruits dans le domaine de l'activité économique. Encore faudrait-il que celle-ci soit libérée des contraintes excessives qui empêchent les forces vives de notre pays de donner libre cours à toutes leurs potentialités. Aussi sommes-nous partisans d'un vaste plan de développement des libertés économiques.

Il importe, dans cet esprit, de désétatiser un nombre important de grandes entreprises publiques. Les initiatives de M. Balladur ont été à cet égard insuffisantes. Son programme n'a pu être achevé et, surtout, la méthode employée n'était pas la bonne. Les privatisations du gouvernement Chirac ont certes dégagé certaines sociétés de la tutelle directe de l'État mais pour les placer sous le contrôle d'un groupe de privilégiés, luimême lié à la puissance publique. A quoi bon libérer les entreprises de l'établissement étatique si c'est pour les mettre dans le giron d'un établissement financier, luimême cousin germain du premier? La vraie réforme exige qu'on affranchisse les entreprises du contrôle de l'établissement, quelle que soit la forme que celui-ci revête.

Aussi convient-il de provoquer une rupture et de procéder à une désétatisation massive consistant à transmettre les actions des sociétés nationalisées aux familles françaises. Cette méthode permet de déstabiliser les réseaux de pouvoir de l'oligarchie, de rendre au peuple les entreprises qui lui appartiennent et de donner naissance à un véritable capitalisme populaire. Il va de soi que les modalités pratiques d'un tel bouleversement structurel sont à étudier avec soin afin d'éviter les tur-bulences boursières que pourrait provoquer une opération de cette ampleur.

Les PTT à Moscou

Désengagement de l'État du secteur industriel et bancaire et diminution du poids de la bureaucratie vont de pair. Celle-ci implique que soient réduits le nombre des fonctionnaires et l'importance des services de l'administration.

Dans cette perspective, une réforme du statut de la fonction publique est désormais inévitable. Encore faut-il la conduire selon un principe simple qui consiste à rétablir le juste équilibre entre les droits et les devoirs des agents. A cet égard, deux catégories de fonctionnaires sont à distinguer: ceux qui assurent une fonction relevant des missions souveraines de l'État et ceux qui exercent une activité pouvant aussi bien être accomplie dans le cadre du secteur privé. Les premiers, ce sont par exemple les magistrats, les militaires, les policiers, le corps préfectoral. Les seconds sont représentés notamment par les agents des PTT ou les cantonniers.

Les premiers ont à observer des règles contraignantes de disponibilité, de réserve et d'impartialité. Il est donc juste qu'ils jouissent en contrepartie d'un statut protecteur. Leur position est d'ailleurs à renforcer, et beaucoup d'entre eux doivent bénéficier d'une revalorisation de leur statut social et donc de leur rémunération afin que soit enrayé le phénomène de prolétarisation qui touche les corps les plus essentiels au bon fonctionnement de l'État.

Quant aux agents de la seconde catégorie, leur statut devrait se rapprocher de celui du secteur privé, avec les avantages syndicaux et salariaux que celui-ci comporte mais aussi avec ses exigences en matière de productivité.

Cette mutation serait facilitée par le passage de services entiers de l'administration au privé ou par leur transformation en établissements publics autonomes. Ainsi est-il absurde que les Postes ou les Télécom aient encore le statut d'une simple direction générale de ministère comme en URSS. Il importe d'en faire au plus vite des établissements industriels et commerciaux.

La cure d'allégement étatique sera complétée par la limitation de la réglementation. Actuellement, les lois, les décrets, les arrêtés, les circulaires, sans compter les règlements et les directives de Bruxelles, se développent de façon cancérigène, continuellement modifiés au rythme des réformes qui succèdent aux réformes.

Un immense travail de simplification, de stabilisation et de codification est à effectuer. Encore faudra-t-il le mener avec l'audace et la hauteur de vue des légistes du code Napoléon. Sans cet indispensable allégement de la réglementation et cette réhabilitation de la norme juridique, le droit périra par indigestion de juridisme.

Les impôts, ras le bol !

Cet amaigrissement de l'État s'accompagnera nécessairement d'une réduction importante du poids des impôts et des charges. Aujourd'hui, la France connaît un taux de prélèvements obligatoires qui, selon certains calculs, atteint près de 50 p. 100. La moitié de la richesse nationale environ passe ainsi entre les mains de l'État, de ses succursales et des collectivités publiques. Avec un tel pourcentage, notre pays se place largement dans le peloton de tête des pays les plus socialisés. La GrandeBretagne et l'Allemagne fédérale ont un taux inférieur à 40 p. 100, les États-Unis et le Japon sont en dessous de 30 p. 100. Comment s'étonner que notre économie ait autant de difficultés à affronter la concurrence étrangère, alors qu'elle est handicapée dès le départ par des charges qui oblitèrent le dynamisme des entrepreneurs?

Ainsi, l'impôt sur le revenu du travail doit être progressivement réduit, voire supprimé. Il rapporte d'ail-leurs relativement peu à l'État, au regard de l'effort que représente sa collecte et de la démotivation qu'elle engendre: une armée de fonctionnaires fouille avec des méthodes inquisitoriales dans la vie personnelle des Français, décourage les plus entreprenants d'entre eux et les amène bien souvent à renoncer à travailler autant qu'ils le pourraient.

Dans le même esprit, la taxe professionnelle, qui pénalise à la fois les entreprises qui embauchent et celles qui investissent, doit être supprimée. Ce manque à gagner pour les collectivités territoriales pourra être partiellement compensé par une augmentation marginale du taux de TVA. Encore faudrait-il que soit mis en oeuvre un mécanisme de blocage des hausses inconsidérées des impôts locaux. A cet égard, la réforme territoriale, ramenant à deux les niveaux effectifs de gestion, peut devenir une source d'économie majeure.

La baleine ou les dauphins ?

S'agissant des charges sociales qui représentent à elles seules davantage que le budget de l'État, il conviendrait de prévoir des économies d'importance.

Certaines prestations d'assurance, concernant la maladie et le chômage par exemple, sont à sortir du système bureaucratique et centralisé de la Sécurité sociale ou des Assedic. Les assurés pourraient ainsi bénéficier d'un choix de services plus étendu et d'une gestion bien plus efficace. Les assurances automobiles, pourtant obligatoires, n'ont pas donné lieu à la mise en place d'un monstre bureaucratique et centralisé. Certes, les prestations maladie et chômage intègrent des mécanismes de redistribution des revenus, mais rien n'interdit de les introduire dans un système plus souple où pourraient s'exercer la concurrence des caisses et la responsabilité des assurés.

Au plan de la gestion, des économies substantielles peuvent être réalisées. Par exemple, en affiliant les étrangers à des caisses autonomes où viendraient s'imputer en recettes et en dépenses leurs cotisations et les prestations qui leur sont versées. Le solde actuellement déficitaire s'équilibrerait grâce à la chasse aux abus et à une adaptation des prestations dès lors calculées en conséquence.

La gestion des hôpitaux serait décentralisée et la concurrence avec les cliniques privées instituée.

Il convient également de clarifier la répartition des responsabilités entre salariés et entreprises. Celles-ci verseraient la totalité des salaires et des charges salariales à l'employé, à charge pour lui d'effectuer l'ensemble des versements liés à ses différentes couvertures sociales. Ainsi, par le jeu de la décentralisation, de la concurrence et de la responsabilité, le système social peut être à nouveau maîtrisé et donc sauvé.

Il fut un temps où la publicité gouvernementale représentait la Sécurité sociale sous la forme d'une baleine. Image éminemment symbolique que celle d'un monstre actuellement menacé de disparition... Si nous ne voulons pas que la protection sociale échoue sur la grève des déficits, misons plutôt sur un banc de dauphins. Mieux valent le nombre, la souplesse et la rapidité que le monolithisme et la lourdeur.

HLM à vendre

En fait, ces actions d'envergure destinées à alléger l'État et le poids qu'il fait peser sur l'économie permettront de conduire une véritable politique de fraternité française.

Celle-ci s'appuiera sur le principe de la préférence nationale, principe propre à resserrer les liens aujourd'hui distendus au sein de notre peuple. Face aux aléas de l'existence, les Français doivent en effet se soutenir les uns les autres et bénéficier, avec les Européens, d'une priorité sur les étrangers: la préférence leur sera donc accordée pour les emplois et pour les logements sociaux. De même, en cas de restructuration économique, les étrangers seront licenciés avant les Français de même qualification. Les prestations sociales obéiront à la même logique: les allocations familiales destinées à encourager la natalité française seront réservées aux familles françaises, et l'aide sociale, dont bénéficient actuellement sans contrôle les immigrés, même clandestins, sera réservée prioritairement aux Français du quart monde; le RMI, quant à lui, sera exclusivement versé à nos compatriotes.

Sera également lancée une politique de propriété populaire. La diffusion des actions des sociétés privatisées développera la propriété populaire des valeurs mobilières, c'est-à-dire le capitalisme populaire. Mais un effort considérable sera également entrepris pour permettre aux Français, même les plus modestes, de devenir propriétaires de leur logement; en particulier des aides très importantes seront accordées aux familles en fonction du nombre de leurs enfants. Par ailleurs sera engagée la rétrocession, éventuellement gratuite, des logements sociaux anciens à leurs occupants français. La rénovation des cités HLM, le départ des immigrés et la transformation des locataires en propriétaires permettront, à n'en pas douter, de faire de ces quartiers de nouveaux lieux d'enracinement. Leurs occupants, devenus possesseurs de leur logement, en prendront soin et se sentiront chez eux dans leur immeuble et dans leur commune.

Dans le même esprit, la politique de secours aux plus démunis de nos compatriotes doit être mise en oeuvre le plus près possible du lieu où ils vivent et des communautés auxquelles ils se rattachent. C'est ainsi que devront être développées, par un régime fiscal approprié, les associations locales d'entraide, et, bien entendu, la philanthropie privée. La structure territoriale des quartiers deviendra, par ce biais, le lieu privilégié de la prise en charge des marginaux et des inadaptés sociaux dans des conditions pragmatiques et humaines.

Vive le travail manuel !

L'État, pour sa part, devrait se consacrer à une tâche prioritaire de nature très différente, visant à réduire les mécanismes d'assistance. Non qu'il faille abandonner les Français les plus pauvres à leur sort. Il convient de les aider, mais en évitant de faire d'eux de perpétuels assistés. L'objectif de notre politique sociale sera de permettre à chacun de vivre dignement de ses revenus sans le soutien de la puissance publique. Pour y parvenir, il faut relever les salaires les plus bas et juguler le chômage.

Revaloriser les bas revenus nécessite le départ des immigrés. Leur présence exerce en effet une pression à la baisse sur les salaires et autorise les entreprises à continuer d'offrir des postes de travail de qualité médiocre, alors que l'inversion des flux migratoires conduirait les employeurs à améliorer la productivité et la qualité des emplois, ainsi qu'à relever leurs rémunérations, permettant ainsi qu'ils soient occupés par des Français.

Cette évolution serait encouragée par un plan de revalorisation du travail manuel, tant à l'école que sur le marché de l'emploi. Fabriquer 80 p. 100 de bacheliers n'a pas de sens en soi. Ce n'est pas dans un diplôme, qui se dévalorisera à mesure qu'augmentera le nombre de ses titulaires, que réside la dignité du travail, mais bien plutôt dans la maîtrise d'un vrai métier capable de procurer aussi bien des satisfactions personnelles que les moyens de vivre.

Quant à la lutte contre le chômage, elle suppose à la fois, comme l'observerait M. de La Palice lui-même, que diminue le nombre des demandeurs d'emploi et qu'augmente celui des postes disponibles.

Le retour des immigrés dans leur pays d'origine permettra de réduire l'importance de la population sans emploi. Le départ des étrangers chômeurs, dont le nombre est estimé à plus de cinq cent mille dans les statistiques officielles, ajouté à celui des immigrés qui disposent actuellement d'un travail, entraînera une baisse considérable du taux de chômage. Certains contestent le lien entre immigration et sous-emploi. Rappelons-leur que les études les plus sérieuses montrent que trois postes libérés par des immigrés permettent en moyenne à deux de nos compatriotes de retrouver du travail.

Dans un tout autre domaine, l'instauration d'un véritable revenu maternel d'au moins six mille francs par mois libérera sans doute plus de cinq cent mille postes de travail actuellement occupés par des femmes qui choisiront de se consacrer à plein temps à l'éducation de leurs enfants.

Ces mesures de réduction de la demande d'emploi peuvent donc, par un simple effet mécanique, réduire le chômage du tiers, voire de la moitié, de ses effectifs déclarés.

Quant à l'autre moitié des chômeurs, ils pourraient bénéficier de la création de postes de travail supplémentaires. Ces créations ne seraient pas le fait des grandes entreprises, encore très souvent en sureffectifs, mais bien plutôt celui des petites et des moyennes entreprises, des artisans ou des professions libérales qui, pour beaucoup, ne manquent pas de travail mais n'embauchent pas en raison du poids des charges, des règlements et des impôts. L'allégement considérable de ces contraintes, que nous avons déjà annoncé, devrait jouer prioritairement en faveur des PME et des entreprises individuelles. Il serait de nature à provoquer assez rapidement une augmentation importante des offres d'emploi.

La peur pour les bandits

Le dynamisme économique remis au service de la fraternité nationale doit aussi permettre à l'État de se consacrer à ses missions souveraines et de développer une politique de protection des Français.

Celle-ci exige au premier chef que tout soit entrepris pour rétablir la sécurité des citoyens par une lutte efficace contre le crime et la délinquance.

Dans ce combat, la prévention n'est certes pas à négliger. A condition toutefois de ne pas la concevoir, à la manière socialiste, sous la forme de camps de vacances pour prédélinquants en goguette. La véritable prévention consiste à réhabiliter la famille et à assurer le redressement de l'école. C'est à ces deux institutions qu'il appartient de faire obstacle au développement de la délinquance juvénile. Aussi la présence de la mère au côté de ses enfants et le rétablissement à l'école de l'apprentissage de la morale élémentaire sont-ils essentiels.

Pourtant, la prévention est loin de suffire. Il faut lui adjoindre la répression: le crime ou le délit, une fois commis, doit être puni.

A cet égard, notre conception n'est évidemment pas celle des socialistes. Nous avons une haute idée de la personne humaine et nous estimons, quant à nous, que chacun est responsable de lui-même et de ses actes. Aussi importe-t-il de réhabiliter la peine dans la plénitude des deux fonctions qui sont les siennes: la première, quoi qu'on en pense, est la dissuasion, qui se révèle d'une grande efficacité pour peu que la peine soit prompte, forte et certaine. La seconde a un caractère plus sacré, surtout pour les crimes de sang: elle est la réparation due à la société pour l'acte répréhensible commis. Elle exprime l'importance que la nation attache aux valeurs qui ont été transgressées. En ce sens, elle constitue un peu le baromètre de la bonne santé de nos valeurs: plus les peines sont fortes, plus les valeurs sont sacrées!

Protéger les Français

Pour diminuer effectivement le nombre des crimes et des délits, nous sommes partisans de rétablir, dans l'esprit du malfaiteur potentiel, la certitude d'une sanction dissuasive. Aussi convient-il d'améliorer sans cesse l'efficacité des services de police dans la traque des bandits. Mais, une fois le malfaiteur appréhendé, encore faut-il le poursuivre et ne pas le relâcher, et, s'il est jugé, que la sanction soit sévère, la décision de justice appliquée et la peine effectivement purgée!

Aussi sommes-nous favorables à un rééchelonnement des peines couronné par le rétablissement de la peine de mort. Il faut également diminuer la marge d'appréciation des juges, ainsi que les possibilités de réduction du temps de détention; enfin, s'assurer que les malfaiteurs seront systématiquement poursuivis par le Parquet. Ainsi serait rétablie la chaîne indispensable pour que règne la justice; grâce à elle, la peur serait à nouveau dans le camp des bandits et non dans celui des honnêtes gens.

L'Etat, dégagé comme nous l'avons vu de ses tâches gestionnaires, pourra ainsi se consacrer pleinement à la protection des citoyens, non seulement pour leur sécurité intérieure, mais aussi dans tous les domaines où cette protection est aujourd'hui indispensable: politique étrangère, libertés publiques, couverture sociale.

L'État-protecteur renaîtra des cendres de l'Étatprovidence.

Telle est notre ambition !

Les idées simples de l'action

Voici en quelques pages les axes d'un projet de renaissance pour la France. Certains jugeront ces propositions sommaires ou simplistes: elles ne constituent que des orientations et ne cherchent pas à être exhaustives. Chacun sait que toute action efficace se fonde sur des idées simples. Les nôtres sont clairement affichées: le pouvoir au peuple, une politique identitaire de réenracinement, une action en faveur de la vie et de la famille, un programme de renouveau de l'école et de l'université, un plan d'action pour les libertés économiques, un projet de fraternité nationale et une politique de protection des Français. Aujourd'hui, en France, tout est à reconstruire. Les voies sont tracées, il suffit de les suivre. Agissons !

1. Jean-Marie Le Chevallier, Immigration en Europe: attention danger, GDE, 1989.

 



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