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La Flamme

Sommaire:
Introduction
1ere partie: les instruments du déclin
Chapitre 1: le socialisme nouveau
Chapitre 2: le cosmopolitisme militant
Chapitre 3: le matérialisme triomphant
Chapitre 4: le totalitarisme larvé
2eme partie: les atouts du combat national
Chapitre 5: les mutations politiques
Chapitre 6: la question des valeurs
3eme partie: les leviers du renouveau
Chapitre 7: l’identité
Chapitre 8: la fraternité
Chapitre 9: les libertés
Chapitre 10: la puissance
Chapitre 11: l’action
Conclusion



Conclusion

Voilà donc mes convictions. Certains, naturellement, pourront les contester et souligner qu'elles sont loin d'être partagées par une majorité d'observateurs politiques. En sont-elles pour autant dépourvues de tout fondement? Je ne le crois pas, car cette différence d'appréciation s'explique très facilement: nous entrons, en cette fin du XXe siècle, dans une période de mutations considérables dont beaucoup de Français ne mesurent peut-être pas encore toute l'ampleur.

Une ère nouvelle

Songez-y pourtant ! Nous vivons la fin d'une époque et le début d'une ère nouvelle: les équilibres bâtis au lendemain de 1945 s'effondrent, les forces politiques issues de la Résistance se disloquent, les schémas doctrinaux, les croyances et les tabous hérités de la guerre se délitent. Les enjeux économiques ou sociaux pour lesquels la droite et la gauche se sont affrontées pendant près d'un siècle sont aujourd'hui relégués au second plan. Le communisme est à l'agonie et, avec lui, le système socialiste inspiré de la lutte des classes.

Un basculement idéologique de grande ampleur a fait voler en éclats les anciens schémas et a placé la question de l'identité en tête des préoccupations collectives. Aujourd'hui, c'est le même souffle, celui du sentiment national, qui ébranle en France l'établissement politicien et déstabilise en Europe les régimes communistes.

De même que le débat gauche-droite, entre une vision socialiste et une conception libérale de la société, est aujourd'hui dépassé, de même le clivage Est-Ouest entre le monde soviétique et les pays occidentaux va s'atténuer. Demain, la politique sera le champ clos des affrontements entre idées cosmopolites et valeurs identitaires, et la scène internationale sera dominée par la confrontation entre les grandes civilisations du Nord et du Sud.

La Grande Alternance

Dans cette perspective, le mouvement national prend sa véritable dimension, car il se situe d'emblée dans la logique de ces formidables mutations. N'est-il pas dans notre pays le champion des valeurs identitaires et le défenseur du sentiment national? Et ne seraient-ce pas précisément ces idées de renouveau que nous apporte le vent de l'histoire? On comprend mieux dès lors d'où le courant national tire sa force, mais aussi pourquoi il suscite une telle hostilité: il était en avance sur la fin du siècle. Aujourd'hui, cependant, les événements viennent à sa rencontre et, avec eux, commence son irrésistible progression.

Les analystes politiques sont nombreux à n'avoir pas encore pris la mesure du rôle historique du mouvement national. Aussi est-ce, comme par le passé, au sein de la classe politicienne qu'ils s'efforcent de déceler les perspectives d'alternance. Sans voir que celles-ci ne représentent plus qu'une petite alternance, somme toute dérisoire et subalterne au regard des bouleversements qui agitent notre monde.

La véritable alternance est d'une tout autre ampleur: c'est celle qui oppose l'établissement au mouvement national. D'un côté, une classe politicienne décadente, imbue de théories cosmopolites, qui se bat pour sa survie. De l'autre, une force populaire, expression du sentiment national renaissant, qui lutte pour le pouvoir. Tels sont les termes de la Grande Alternance dont dépend aujourd'hui le sort de notre pays.

Gageons que la Ve République connaîtra demain le sort qui fut, il y a trente ans, celui de la IV' République, car on distingue déjà les signes avant-coureurs de son crépuscule. Alors, le mouvement national assurera la relève dans des conditions d'ailleurs plus normales que celles de 1958. Pourtant, rappelons-nous qu'à l'époque de Gaulle déjà eut à subir les accusations les plus malveillantes et dut essuyer les reproches les plus injustes.

Mais, soyons-en sûrs, jamais l'aigreur des médiocres n'arrêtera le cours de l'histoire.

La flamme

La victoire du mouvement national ouvrira à notre patrie les voies d'une authentique renaissance. Grâce à elle, la France renouera avec son identité et avec les sources de la puissance. Les Français réinventeront le sens de la fraternité et des libertés. Alors viendra le temps de la grandeur: notre peuple retrouvera le goût de vivre et la volonté d'agir. De nouveau il pourra écrire son histoire et se forger un destin.

Tels sont mon espoir et ma volonté. Telle est la flamme qui m'anime.


Anet, le 22 décembre 1989.



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