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La nouvelle Europe

Sommaire:
Introduction: Le nœud gordien
Chapitre 1: La voie unique
Chapitre 2: Les deux Europe
Chapitre 3: Le nouveau traité
Chapitre 4: La communauté de civilisation
Chapitre 5: La guerre économique
Chapitre 6: La liberté monétaire
Chapitre 7: Le renouveau agricole
Chapitre 8: La volonté de puissance
Chapitre 9: La France en tête
Conclusion: Le retour du possible



Conclusion
Le retour du possible

S'affirmant comme un projet politique et historique de grande envergure, l'Europe des nations n'est pas, comme le prétendent les thuriféraires de la construction bruxelloise, un simple alibi destiné à abuser l'opinion et à justifier le rejet de toute idée européenne. Loin d'agir comme un leurre sans contenu visant à présenter sous un jour favorable une simple réaction d'hostilité à l'entreprise maastrichienne, la nouvelle Europe entend bien s'ériger en un édifice original de grande ampleur fondé sur des principes simples, organisé de façon cohérente et capable d'atteindre des objectifs ambitieux.
Ce projet n'est pas le produit d'une construction abstraite concoctée par des politiciens aveuglés par les impératifs marchands et les échéances immédiates, mais le fruit de la réflexion d'un homme qui pratique depuis dix ans le système bruxellois et qui a longuement médité sur les tentatives d'unification des peuples qui ont marqué l'histoire humaine.

Un projet historique

Respectueuse des nations, la nouvelle Europe préserve intégralement leur souveraineté, chaque patrie restant libre d'entrer et de sortir de la Communauté et de coopérer avec ses voisins dans tous les domaines où elle le souhaite. Aucune nation ne peut être contrainte par un vote majoritaire ou par un texte communautaire qui lui serait imposé. Armée, monnaie, diplomatie, chaque pays conserve les attributs de sa souveraineté.
L'organisation de la nouvelle Europe est claire et transparente. Conçue comme une association de pays, c'est le Conseil des nations, réunissant tous les États, qui décide souverainement au nom des peuples du continent. Aucune autre structure n'est organisée en contre-pouvoir parallèle et ne peut se targuer d'une quelconque prérogative politique. L'architecture institutionnelle de l'Europe des nations se révèle donc dépourvue de toute ambiguïté. Contrairement à l'édifice bruxellois, qui cherche, par le déséquilibre permanent, à se muer secrètement en fédération, la nouvelle Europe n'a d'autre dessein institutionnel que de devenir ce qu'elle est. Et c'est par la stabilité qu'elle imposera sa légitimité.

Une mutation géopolitique

Quant à ses objectifs, ils sont d'envergure, car, loin de vouloir se fondre dans un magma mondialisé, elle entend retrouver son identité et sa puissance. Poursuivant des buts autrement plus audacieux que ceux purement mercantiles de Bruxelles, l'Europe des nations cherche à réhabiliter les cultures européennes pour en faire des instruments non seulement d'identification, mais aussi d'influence et de rayonnement. Forte de la commune civilisation qui la fonde, elle nourrit l'ambition de faire du continent la première puissance mondiale, tant sur le plan économique, par son marché et son appareil de production, que dans le domaine des forces armées, par l'alliance militaire qu'elle veut créer. Dotée de tous ces atouts, elle entend imposer sa marque dans le monde et modifier le schéma des relations internationales pour l'ériger, non pas sur les principes du mondialisme, mais sur la promotion des identités et la régulation des échanges.
L'Europe des nations ne vise donc pas seulement la renaissance des peuples européens, mais aussi une mutation géopolitique de grande ampleur qui changerait du tout au tout l'équilibre de la puissance et la nature du discours dominant sur la planète. Alors que les constructions supranationales et mondialistes entraînent les peuples dans des aventures dramatiques, la nouvelle Europe s'affirmera comme un puissant facteur de paix et d'harmonie entre les nations du monde.

De portée universelle

Ce projet montre donc combien le Mouvement national républicain, loin de développer un programme étriqué et frileux, inscrit au contraire son action dans une perspective européenne et planétaire de basculement historique. Il n'est pas question en effet de croire que notre nation pourrait se couper du monde pour réaliser chez elle une œuvre politique totalement déconnectée du reste de la planète. Au contraire, réaliste et ambitieux, le Mouvement national prend en compte la montée du sentiment national, religieux et identitaire dans le monde pour mener un combat qui serve non seulement la France, mais aussi le continent et la planète dans son ensemble.
Dès lors qu'il serait mis en œuvre en France, le projet du Mouvement national républicain déclencherait en effet par contrecoups successifs, en Europe d'abord et dans le monde ensuite, une vague régénératrice de grande ampleur. Les assauts des idéologies mondialistes et cosmopolites se trouveraient contrés par de vastes réalisations ancrées dans le sentiment national et les aspirations identitaires et ce grand changement pourrait se concrétiser par une nouvelle organisation du monde. Loin d'être franco-françaises, les ambitions du Mouvement national républicain revêtent donc une portée universelle, car ce qui est bon pour la France l'est aussi pour l'Europe et pour le monde.

L'impensable devient possible

A l'inverse, c'est bien parce qu'il y a synergie entre les grands courants historiques qui traversent l'Europe comme le monde et les projets du Mouvement national que ceux-ci appartiennent désormais au domaine du possible. Le cap de l'an 2000 peut être pour la France et l'Europe l'occasion de basculements susceptibles de changer la face du continent et donc de la planète. Parce que les conditions historiques, idéologiques et politiques sont en passe d'être réunies, ce qui paraissait impensable hier peut devenir possible demain, et bientôt, pour y parvenir, il suffira que les peuples européens le veuillent, c'est-à-dire qu'ils redeviennent eux-mêmes et retrouvent le sens de la fierté, de l'ambition et de la volonté.

L'appel de la grandeur

En effet, on ne fait rien de grand si l'on n'a pas la conviction d'être grand soi-même. On ne développe pas sa propre civilisation si on ne la croit pas supérieure aux autres. Aussi est-il temps pour les peuples d'Europe de rompre avec ces phénomènes morbides de repentance et d'auto-culpabilisation par lesquels on essaie de les asservir. La France, et toutes les nations d'Europe, n'ont pas à rougir de ce qu'elles sont en comparaison des autres pays du monde. Bien au contraire ! Nos peuples, ne l'oublions pas, ne sont pas n'importe lesquels sur la planète : plus que d'autres, ils ont pesé sur le destin du monde, participé aux grande entreprises humaines et enrichi le patrimoine de l'humanité. Les peuples européens peuvent être fiers de ce qu'ils sont et de ce qu'ils ont fait, fiers du sang qui coule dans leurs veines et du legs que leur ont laissé leurs prédécesseurs.
Ils doivent donc nourrir des ambitions à la mesure de ce qu'ils incarnent. Leur rôle ne consiste pas à végéter, isolément, dans le peloton de tête des puissances moyennes, mais à sortir vainqueurs de la compétition internationale et à revendiquer collectivement la première place dans le monde. Pour cela, il leur faut renouer avec l'esprit de volonté. Cet esprit qui de tout temps a animé leurs ancêtres et leur a permis de traverser les mers et de déplacer les montagnes. Croisés, conquistadors, explorateurs, inventeurs, conquérants, bâtisseurs, l'Europe en compte encore beaucoup aujourd'hui, mais ils sont anonymes et frustrés. Le temps est venu de leur rendre leur place légitime et de les suivre.

Tout recommence demain

L'esprit prométhéen qui a donné naissance à notre civilisation est toujours vivant. Il suffit de le réveiller. Les nations d'Europe existent pour s'imposer, triompher et rayonner ! La morosité qui les accable aujourd'hui ne peut être qu'une courte et triste parenthèse dans leur glorieuse histoire. Car tout est possible aux peuples qui ont découvert la terre entière et inventé tout ce que notre monde connaît. La grande aventure des peuples européens recommence demain.



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