Accueil   Réflexions d'actu   Lu, vu, entendu   Côté Privé   Côté public   Tout savoir   Écrits 
     
A la une
 Qui est Bruno Mégret
 Son parcours politique
 Ses options de A à Z
 Son autobiographie
 Ses ouvrages
 Découvrez le site du MNR

  Contacter Bruno Mégret

Deuxième partie : la France à nouveau
Chapitre 11: Les familles

Sommaire

Chapitre 11

LES FAMILLES D'ABORD


La famille, creuset de cette valeur sacrée qu'est la vie humaine, constitue l'un des fondements de notre nation. Qu'elle se disloque, et cette dernière périclite. C'est en effet de ses parents que l'on reçoit d'abord son identité et son héritage. C'est la famille qui assure spontanément la transmission des valeurs, des traditions et des normes sans lesquelles la civilisation s'étiole puis disparaît. C'est aussi dans le milieu familial que chacun fait l'apprentissage de la vie, de la morale, de ses droits et de ses devoirs.
C'est cette cellule irremplaçable qui permet aux jeunes enfants de comprendre d'où ils viennent, qui ils sont et comment ils se situent dans l'espace et dans le temps. Premier maillon où se nouent les liens les plus étroits de la solidarité humaine, la famille offre à chacun de nous protection et sécurité. Lieu privilégié d'épanouissement des sentiments d'amour et d'affection sans lesquels les hommes dépérissent psychiquement, la famille est bien le cœur de notre édifice de civilisation.

Non à la désagrégation des familles

Aujourd'hui, hélas, ces foyers de vie et de culture que représentent les familles se désagrègent dans l'indifférence des faiseurs d'opinion. Le pouvoir semble assister passivement à ce démantèlement, quand il ne l'organise pas lui-même de façon délibérée. Et chacun semble ignorant des conséquences catastrophiques de ce phénomène. Pourtant, les chiffres révèlent une évolution implacable. Le nombre des mariages décroît, celui des divorces augmente et l'on compte désormais une séparation pour trois unions. Le nombre des familles dites monoparentales dépasse aujourd'hui le million. Quant à la procréation, désertant progressivement le cadre de la cellule familiale traditionnelle, elle devient le fait de couples non mariés, quand elle ne prend pas des formes carrément anti-naturelles.
Ce dramatique éclatement de la famille résulte évidemment du relâchement général du système de valeurs qui, dans le passé, assurait la pérennité des engagements individuels et la continuité de l'organisation sociale. Mais, là encore, la puissance publique, loin de prendre la tête de la résistance à cette évolution, l'a au contraire accompagnée, facilitée et même encouragée.

Non à la taxation du mariage

Ainsi la modification des lois et des règlements est-elle allée dans le sens d'une pénalisation croissante des familles. Depuis des années, il est bien souvent plus profitable, au plan fiscal et social, de vivre en concubinage plutôt qu'en couple marié et il se révèle financièrement plus avantageux de ne pas avoir d'enfant que d'élever une famille nombreuse. La politique familiale, à laquelle l'État consacrait 40 p. cent des dépenses de sécurité sociale en 1946, représente aujourd'hui moins de 10 p. cent du budget social de la nation. Ce qui signifie qu'en l'espace de deux générations, notre pays, qui dévoluait près de la moitié de ses ressources sociales aux familles, et donc à son avenir, ne leur réserve plus aujourd'hui que le dixième de ses moyens.

Défendre l'institution familiale

Abandonnée financièrement, la famille est de surcroît victime d'une vaste entreprise de dénigrement et de banalisation ne pouvant aboutir, si rien ne change, qu'à sa marginalisation dans la société française de demain. Ainsi la publicité, le cinéma et les médias tendent de plus en plus à évoquer la famille comme un modèle désuet et la famille nombreuse comme une anomalie ringarde ou sectaire, alors que les personnages à la mode, comme les héros des séries télévisées, sont généralement présentés comme des célibataires ou des divorcés.
Quant au pouvoir, il va dans le même sens en assouplissant toujours plus les règles du divorce et en créant, avec le PACS, une véritable machine de guerre contre l'institution familiale. Car cette nouvelle forme juridique d'union entre deux personnes vise, n'en doutons pas, à instituer une sorte de mariage bis auquel on voudra progressivement conférer tous les avantages encore réservés au mariage traditionnel. Autant dire qu'avec ce pacte civil de solidarité, la famille risque d'être définitivement marginalisée au profit d'une société composée de personnes seules s'appariant au gré des circonstances et procréant en dehors du cadre naturel constitué par l'union durable du père et de la mère.
Les conséquences d'une telle évolution risquent d'être dramatiques pour l'équilibre de notre société et le maintien des valeurs de notre civilisation.

Donner un avenir aux familles

Quand on sait que les régimes totalitaires ont toujours été hostiles à la famille, au point souvent de chercher à la détruire, on ne peut que s'inquiéter devant l'acharnement du pouvoir contre l'institution familiale et s'interroger sur la véritable nature de son projet qui préfère des individus isolés, déracinés et malléables plutôt que des communautés soudées et autonomes.
D'autant que la famille constitue par nature un facteur d'équilibre, de sécurité et de prospérité. Comme l'écrit Balzac, "la famille sera toujours la base des sociétés". Quand on détruit l'institution familiale, on favorise la délinquance des mineurs, la perte d'identité et de repères. On se prive de l'atout économique qu'elle constitue par sa capacité à consommer et à constituer des patrimoines. Et, surtout, on pénalise la procréation, la vie et l'avenir.
Refuser l'effondrement démographique
Or, nous en sommes bien là car la France n'assure plus le renouvellement de ses générations et, si notre population continue néanmoins de s'accroître, c'est principalement en raison de l'immigration et des naissances d'enfants étrangers. Les enquêtes officielles de l'INSEE nous fournissent sur ce plan des chiffres inquiétants. L'indicateur de fécondité, c'est-à-dire le nombre d'enfants par femme en âge de procréer, est passé de 2,9 en 1946 à 1,7 aujourd'hui, chiffre tenant compte de la natalité d'origine étrangère. Or le seuil en deçà duquel la population cesse de se renouveler est de 2,1!
C'est dire la gravité de la situation. Notre pays devient de plus en plus vieux et compte de moins en moins d'enfants. Bientôt, la population française commencera à diminuer. Et personne n'évoque ce dramatique déficit démographique autrement que comme un argument délirant pour justifier toujours plus d'immigration. Aussi le MNR veut-il rompre avec ces évolutions délétères et mener une grande politique familiale et nataliste qui soit d'abord fondée sur le respect et l'accueil de la vie.

Retour à la vitalité

À nos yeux, la vie humaine présente un caractère sacré et constitue le bien le plus précieux, tant du point de vue des personnes que sur le plan collectif. Qu'il s'agisse des relations entre les nations ou de la terrible compétition qui oppose les peuples et les civilisations, chacun peut le constater, seule finalement la vie pèse vraiment. Si le monde européen a conquis la planète entière, c'est parce qu'il disposait d'une supériorité technique et culturelle qui le poussait à l'expansion, mais aussi parce qu'il était doté d'une extraordinaire vitalité démographique qui lui a permis de peupler des continents entiers comme les Amériques ou l'Australie. Aujourd'hui encore, il n'y a pas de nation véritable sans une population suffisamment nombreuse car, faute de cette masse critique, aucun peuple ne peut assurer le maintien de son identité et de sa souveraineté.
Dépourvu aujourd'hui de cette indispensable vitalité, notre peuple court de très graves dangers. Aussi voulons-nous qu'il retrouve cette force de vie qui l'a porté dans les époques glorieuses de son passé. La politique familiale est donc pour le MNR d'abord subordonnée à l'impératif nataliste.
le respect de la vie
Elle s'inscrit dans ce combat pour la vie qui nous oppose au parti de la mort et de la stérilité, lequel se manifeste par la volonté de substituer une immigration étrangère à la natalité française, d'institutionnaliser l'union homosexuelle, de pénaliser les familles nombreuses, de discréditer le mariage traditionnel et d'encourager l'avortement.
Notre engagement pour la famille est donc inséparable d'un retour au respect de la vie. Il appartient dès lors à l'État d'affirmer clairement le caractère sacré de la vie humaine et d'agir pour faire respecter cette valeur essentielle. Aussi le MNR est-il partisan d'inscrire dans la constitution le principe fondamental du respect de la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle. Nous nous efforcerons donc de rompre avec la pratique actuelle qui a vu se généraliser des IVG conçues trop souvent comme un moyen de contraception, plus de deux cent mille de ces actes étant accomplis chaque année dans les hôpitaux.
Et, s'il n'est pas question de mettre fin aux pratiques actuelles par le biais de méthodes autoritaires et répressives, ni de jeter l'anathème sur les femmes qui ont eu recours à cet acte, nous pensons en revanche qu'une conception plus exigeante du respect de la vie recueillera progressivement l'assentiment de tous au fur et à mesure que seront réhabilitées les valeurs traditionnelles et à condition que soient multipliées les dispositions en faveur des femmes ayant une grossesse non désirée. Il deviendra alors possible de mettre en place une législation digne du génie de la France.

L'accueil de la vie

Dans cet esprit, le MNR entend favoriser l'accueil de la vie. Des foyers maternels doivent être créés pour le soutien des mères en détresse ou en difficulté, notamment des mères célibataires. Nous voulons leur apporter une aide morale, matérielle et financière qui leur permette d'élever leurs enfants et de mener une vie normale et digne.
Pour celles qui malgré tout ne souhaiteraient pas conserver l'enfant qu'elles portent, nous proposons d'instaurer le principe de l'adoption prénatale. Cette pratique offre en effet à des couples stériles la possibilité d'adopter avant l'accouchement un enfant non désiré par sa mère, enfant à qui sera dès lors conféré le droit de la naissance légitime. D'une manière plus générale, nous souhaitons assouplir la législation qui régit actuellement l'adoption. Celle-ci demeure en effet si rigide que, d'un côté, beaucoup d'enfants abandonnés ne sont confiés à aucune famille, tandis que, de l'autre, de nombreux couples désirant adopter un enfant finissent par y renoncer ou par accueillir un jeune étranger. Une situation absurde qui doit trouver sa solution dans une simplification des procédures et un raccourcissement des délais.
protéger nos enfants
Dans le cadre de cette politique de vie, nous entendons redonner toute leur place aux enfants et leur apporter la légitime protection dont ils ont besoin. La société actuelle qui tend à supprimer toute règle d'autorité et de discipline, notamment à l'égard des jeunes garçons et des jeunes filles, en vient paradoxalement à les priver du monde préservé de l'enfance pour les exposer sans garde-fou à celui des adultes. Le MNR veut donc promouvoir une politique de protection de l'enfance contre la drogue, la pornographie et la violence. Il s'agit notamment de mieux contrôler l'accès des enfants aux magazines, aux programmes de cinéma et de télévision litigieux, de modifier en conséquence le fonctionnement de l'école et de renforcer la politique de sécurité. À cet égard, la répression de la pédophilie devra être aggravée.

La préférence familiale

Cependant, cet effort en faveur du respect des enfants, de la vie et de la procréation ne portera ses fruits que s'il est accompagné de mesures permettant d'améliorer la situation matérielle des familles. Il s'agit en d'autres termes de mettre en œuvre ce que proclame dans son article 16 la Déclaration universelle des droits de l'homme : "La famille est l'élément naturel et fondamental de la société, elle a droit à la protection de la société et de l'État." Dans cet esprit, le MNR veut mener une politique de préférence pour la famille en encourageant la constitution de foyers stables et durables fondés sur le mariage et conçus pour donner la vie à des enfants. C'est en effet cette conception de la famille traditionnelle que l'État se doit de favoriser au premier chef en instaurant notamment le revenu parental.
Actuellement, de nombreuses mères de famille exerçant une activité professionnelle n'ont pas choisi de travailler dans un atelier ou un bureau parce qu'elles s'y épanouiraient, mais parce que le budget familial exige qu'elles apportent au foyer une contribution financière sous la forme d'un deuxième salaire. Elles n'ont ainsi pas le temps de se consacrer pleinement à l'éducation de leurs enfants et renoncent souvent à agrandir leur famille autant qu'elles l'auraient voulu.

Le revenu parental

Nous proposons donc d'instaurer un revenu parental pour corriger cette injustice en permettant aux mères de famille françaises de choisir librement, sans contraintes financières, entre l'exercice de leur profession et l'éducation à plein temps de leurs enfants. Celles ou ceux de nos compatriotes qui décideront de se vouer exclusivement à leur mission éducatrice bénéficieront à cette fin d'une rémunération, au moins égale au SMIC, que l'État prendra en charge.
Ce revenu sera assimilé à un salaire et ouvrira donc aux mères de famille qui ne travaillent pas le droit à la sécurité sociale, à la retraite et à la formation professionnelle. Il leur conférera un véritable statut par lequel leur utilité sociale sera enfin reconnue financièrement et juridiquement. Sur le passeport et les cartes d'identité, la mention "sans profession" pourra dès lors être remplacée par la formule "profession : mère de famille".

Pour la natalité française

La création de cette allocation est à nos yeux essentielle car elle aura un effet très bénéfique sur la natalité en permettant aux familles d'être plus nombreuses. Cette mesure sera conçue pour inciter fortement les parents à mettre au monde au moins trois enfants. Le MNR propose en effet que le revenu parental soit versé pendant trois ans après la naissance du premier et du deuxième enfant, et jusqu'à la dix-huitième année du dernier enfant si la famille compte trois enfants ou plus.
Le revenu parental constituera donc un puissant levier nataliste, mais il conduira au surplus de nombreuses mères de famille à quitter leur emploi, les postes ainsi libérés pouvant être occupés par des chômeurs français qu'il n'y aura plus lieu d'indemniser. Cette mesure aura aussi le mérite - et ce n'est pas le moindre - de contribuer à mieux souder les familles car les mères, étant alors en mesure de jouer à nouveau à part entière leur rôle d'éducatrice, pourront mieux encadrer leurs enfants et les protéger plus efficacement de la drogue et de la délinquance. L'institution du revenu parental aura donc le triple intérêt d'entraîner une augmentation spectaculaire de la natalité, de consolider les familles et de réduire le nombre des chômeurs.

Honneur aux éducatrices

Une telle mesure s'avère particulièrement bénéfique et ne vise donc pas, comme certains le prétendent, à "renvoyer les femmes dans leur cuisine" mais offre au contraire aux mères une liberté nouvelle. Car, s'il n'est pas question pour nous d'empêcher ni même de dissuader de travailler celles qui le veulent, pourquoi faudrait-il, à l'inverse, comme le font les esprits faux de l'établissement, chercher à détourner les femmes de leur tâche d'éducatrice?
Si le travail peut être une activité noble, l'éducation des enfants en est une autre au moins aussi épanouissante. Qui d'ailleurs pourrait affirmer qu'un emploi sur une machine ou une tâche harassante devant un écran d'ordinateur, aussi utiles soient-ils, seraient plus valorisants pour une femme que son rôle de mère? Ajoutons enfin à l'intention de nos détracteurs que cette mesure, si elle concerne principalement les femmes, ne les vise pas exclusivement puisque ce revenu parental sera accessible également aux pères.

La nouvelle allocation familiale

La priorité que le MNR entend donner aux familles exige par ailleurs que les diverses prestations familiales concourent de nouveau à ce légitime objectif. Détournées en effet de leur but originel depuis de nombreuses années, elles n'ont plus désormais qu'une fonction redistributive entre les hauts et les bas revenus alors qu'elles devraient assurer l'égalité du niveau de vie entre ceux qui ont la charge d'enfants et ceux qui ne l'ont pas.
De plus, les allocations familiales, d'ailleurs cumulées avec toutes les autres petites prestations destinées aux familles, sont devenues dérisoires au regard de ce qu'elles étaient après la guerre. Ainsi, le montant de l'aide moyenne par famille est passé de 22 p. cent du PNB par tête en 1949 à 8 p. cent en 1992. Nous proposons donc de remplacer les multiples prestations actuelles par une nouvelle allocation familiale suffisamment élevée pour prendre en charge le surcoût représenté par les enfants. Identique pour tous mais calculée en fonction du nombre d'enfants, nous voulons qu'elle soit versée sans condition de ressources.
un prêt familial au logement
Par ailleurs, le Mouvement national républicain souhaite que la préférence à accorder aux familles se concrétise également par le prêt familial au logement. Aujourd'hui, le coût des maisons ou des appartements constitue souvent un frein à l'agrandissement de la famille. Nous voulons donc faire sauter ce verrou et accorder à tout couple marié la possibilité de bénéficier d'un crédit total pour l'achat de son logement. Un différé d'amortissement de trois ans lui sera accordé lors de chaque naissance, période au cours de laquelle l'État prendra à sa charge les intérêts du prêt. Cette mesure d'envergure, assortie d'incitations à la construction de logements plus vastes, lèvera la plupart des obstacles que les familles rencontrent aujourd'hui lorsqu'elles veulent acquérir un appartement ou une maison correspondant à leurs besoins.

Solidarité entre les générations

Enfin, pour renforcer encore la cellule familiale, nous voulons favoriser la solidarité financière entre les générations et utiliser pour ce faire la suppression pure et simple de l'impôt sur les successions en ligne directe prévue par ailleurs par le MNR. Il est en effet anormal que des parents qui ont travaillé toute leur vie pour accumuler un patrimoine ne puissent pas aider leurs enfants, de leur vivant ou à leur mort, sans être pénalisés par l'État. La possibilité de transmettre sans taxes le patrimoine familial d'une génération à l'autre contribuera en effet grandement à la solidité des familles.
D'autant qu'avec l'allongement de la durée de vie, plusieurs générations coexistent et que la solidarité entre elles est souvent une nécessité. Les parents doivent pouvoir aider leurs enfants au chômage. Comme les enfants doivent pouvoir secourir leurs parents lorsqu'ils ne disposent pas d'une retraite suffisante. La vieillesse va souvent de pair avec la solitude. Nous voulons donc faciliter le maintien des personnes âgées dans leur cadre familial. Et, pour ce faire, l'État devra consentir un effort particulier envers les familles qui hébergent leurs parents et grands-parents.

La famille comme référence

Solidarité entre les générations, politique nataliste, protection des enfants, préférence familiale, revenu parental, nouvelle allocation familiale, prêt familial au logement, telles sont les principales propositions du Mouvement national républicain pour le renouveau de la famille. Un renouveau qui servira de levier au redressement national et qui, de ce fait, ne coupera pas la famille des réalités du monde d'aujourd'hui.
Nous voulons simplement que celle-ci retrouve son actualité et sa modernité et qu'elle redevienne un modèle de vie et une valeur de référence sans pour autant vouloir s'imposer à tous.

Le respect des modes de vie

Dès lors, la priorité accordée aux familles n'implique bien entendu aucun rejet de ceux qui n'en ont pas fondé une ou qui n'ont pas conservé celle qu'ils avaient créée. La politique familiale du MNR répond à une nécessité pour l'avenir de notre nation mais ne constitue pas un jugement moral.
C'est pourquoi cette politique ne s'accompagne bien entendu d'aucune pénalité à l'égard de ceux qui choisissent un autre mode de vie. Ainsi, par exemple, voulons-nous abroger le PACS car on ne peut pas favoriser la famille et, dans le même temps, maintenir une structure parallèle et concurrente. Mais, pour autant, nous considérons que l'État n'a pas à se mêler des choix de la vie privée dès lors qu'ils sont le fait d'adultes consentants.
Il en est bien sûr ainsi des pères ou mères célibataires, des parents divorcés et, plus globalement, de ceux qui constituent les familles monoparentales et qui doivent bénéficier de tous les avantages dévolus aux familles pour leurs enfants.

Encourager le mariage

Encore faut-il qu'à l'inverse, les couples mariés ne soient pas eux-mêmes défavorisés par rapport à ceux qui n'ont pas institutionnalisé leur union. Trop souvent, en effet, certains couples, bien que vivant avec des enfants sous le même toit, renoncent à se marier pour ne pas perdre des prestations ou des avantages fiscaux. Pour en finir avec cette absurdité et encourager le mariage, le MNR entend faire voter une clause dite du statut le plus favorisé. Selon cette clause, les familles devront bénéficier systématiquement de tous les avantages auxquels les concubins ont accès. Dès lors, chaque couple, quelle que soit sa situation administrative et fiscale de départ, pourra se marier avec la garantie de ne pas être pénalisé financièrement.

Non à la parité, oui au libre choix

La politique familiale du MNR n'entend pas par ailleurs assigner aux femmes un rôle prédéterminé au sein de notre société. C'est ainsi qu'il n'est pas question pour nous de mettre en cause le rôle des femmes dans le monde du travail et de fonder le renouveau de la famille sur un objectif de retour au foyer. En revanche, nous nous opposerons aux initiatives qui visent à les dissuader d'exercer à plein temps leur rôle de mère et qui, sous prétexte de promouvoir la femme, veulent imposer autoritairement la parité dans chaque activité professionnelle.
Nous abrogerons donc tous les textes fixant des quotas, car, si nous reconnaissons l'égalité de l'homme et de la femme, nous considérons qu'ils sont différents et complémentaires. Aussi estimons-nous qu'il faut appliquer dans ce domaine non pas le principe de la parité mais celui du libre choix. Il s'agit non pas de forcer la nature pour que les femmes accomplissent les mêmes tâches que les hommes, mais de permettre à celles-ci de choisir librement, sans contraintes financières ou matérielles, l'activité qu'elles souhaitent exercer.

Un statut pour les mères de famille

Dans cet esprit, nous voulons instituer pour les mères de famille un véritable statut qui leur garantisse concrètement cette liberté. La liberté de se consacrer à l'éducation de leurs enfants en travaillant ou sans travailler.
Pour celles qui veulent accomplir à plein temps leur mission d'éducatrice, il est d'ores et déjà prévu de les faire bénéficier du revenu parental. Quant à celles qui choisissent de mener une activité professionnelle, le statut leur apportera une protection et des privilèges particuliers, comme des aménagements pour les dates de congés ou les horaires ainsi que des crèches de petite taille installées là où elles exercent leur métier.
Nous souhaitons par ailleurs que toutes puissent bénéficier de facilités pour accéder au travail à temps partiel, au travail à domicile ou au télétravail, ces trois types d'activité devant donc être encouragés et développés. De plus, le statut ouvrira aux femmes des crédits formation importants et des facilités pour retrouver un emploi afin de permettre à celles qui le souhaitent de reprendre une activité professionnelle après avoir achevé l'éducation de leurs enfants.

La famille pour la nation

Ainsi les mères de famille retrouveront-elles une place privilégiée au sein de la nation et les femmes pourront-elles apporter toutes leurs capacités à l'épanouissement de notre société.
Quant à la famille, elle pourra dès lors redevenir ce qu'elle est, c'est-à-dire la communauté la plus essentielle à l'équilibre de notre pays. Source de vie, d'harmonie et de protection, elle contribuera de façon déterminante à reconstruire notre édifice de civilisation et constituera le principal instrument du renouveau de la société, de la nation et du peuple français.




   La France à l'endroit
   Le Chagrin et l'espérance
   La Nouvelle Europe
   La Troisième voie
   L'Alternative Nationale
   La Flamme

   www.Bruno-Megret.com > Ecrits > Ouvrages Remonter en haut de page