273. Doubler
le budget de la justice afin d'offrir à celle-ci les moyens
matériels et humains indispensables à l'accomplissement
de sa mission.
274. Augmenter les effectifs de la magistrature
de façon à résorber l'engorgement des cours de justice
et à réduire les délais de jugement.
275. Doter les tribunaux des moyens nécessaires
pour permettre aux juges d'accomplir leur mission dans
les meilleures conditions.
276. Valoriser le statut des magistrats
dont le prestige et l'autorité doivent être reconnus par
tous.
277. Subordonner les procureurs de la
république au pouvoir exécutif car c'est le gouvernement,
responsable devant la nation, qui doit rester en charge
de la politique pénale.
278. Imposer aux magistrats une obligation
de réserve vis à vis de la presse car la justice doit
être rendue sereinement dans les tribunaux et non dans
les colonnes des journaux.
279. Proscrire la syndicalisation de
la magistrature qui est incompatible avec la nécessaire
indépendance des juges.
280. Empêcher toute dérive vers un gouvernement
des juges car les magistrats ne doivent pas devenir des
arbitres universels tranchant de tout à la place des autorités
légitimes.
281. Placer la jurisprudence sous la
surveillance du pouvoir législatif en faisant voter des
lois propres à recentrer les décisions de justice conformément
à la volonté du peuple.
ORGANISER LA RÉPRESSION
DES CRIMINELS
282. Assurer
la nécessaire répression des crimes et délits qui a été
progressivement abandonnée au profit de la seule prévention.
283. Appliquer le principe pénal de la
dissuasion pour obtenir une diminution de la délinquance
et de la criminalité.
284. Garantir la certitude de la sanction
pour susciter la peur chez les délinquants et les criminels
en puissance et les dissuader ainsi de commettre un méfait.
285. Adopter une échelle des peines plus
répressive propre à renforcer l'effet dissuasif des sanctions
sur les délinquants et criminels potentiels.
286. Soumettre à référendum le rétablissement
de la peine de mort afin de laisser le peuple seul juge
de l'instauration de cette peine conçue comme clef de
voûte du système pénal.
287. Resserrer la marge d'appréciation
des juges dans la fixation des peines afin d'éviter une
trop grande disparité des sanctions selon les magistrats
et les tribunaux.
288. Réduire les délais de justice car
l'efficacité dissuasive des peines dépend de la rapidité
avec laquelle les jugements suivent l'exécution du forfait.
289. Simplifier la procédure pénale car,
aujourd"hui trop complexe, elle pénalise les honnêtes
gens et favorise les aigrefins qui ont les moyens d'utiliser
à leur profit les arcanes du système actuel.
290. Créer de nouvelles cours correctionnelles
composées de magistrats professionnels ayant l'expérience
du terrain (anciens policiers, gendarmes ou cadres de
sécurité).
291. Privilégier la répression de la
petite et moyenne délinquance, la plus traumatisante pour
la majorité des Français et pourtant aujourd'hui largement
impunie.
292. Limiter les réductions de peine
qui dévalorisent les décisions de justice et en amoindrissent
l'efficacité.
ASSURER L'EXÉCUTION
DES PEINES
293.
Valoriser le statut des surveillants de prison qui effectuent
une tâche essentielle et délicate au service de la communauté
nationale.
294. Séparer les différentes catégories
de détenus et notamment les criminels, les grands délinquants
et les délinquants mineurs pour éviter que les prisons
ne se transforment en écoles du crime.
295. Créer des centres spécialisés de
détention pour les mineurs condamnés afin qu'ils puissent
purger leur peine dans un établissement adapté.
296. Construire de nouvelles prisons
car le manque de place ne doit plus servir d'alibi au
laxisme judiciaire.
297. Organiser l'indemnisation publique
des victimes car l'État leur est redevable de n'avoir
pas su assurer leur sécurité.
298. Permettre aux justiciables d'obtenir
l'exécution des décisions de justice par la mise en place
de mesures contraignantes pour l'État.