Fruit d'une politique globale, le nouvel ordre économique
et social fera passer notre pays d'un système étatiste
et mondialiste à un dispositif de marché libre et
d'échange régulé, instaurant de la sorte une logique
nouvelle d'organisation et de gestion du système de
production et d'échange. Logique qui conduira à créer
une synergie entre toutes les mesures envisagées et
à restructurer de façon cohérente l'ensemble de l'économie
nationale. De ce fait, le programme de redressement
proposé par le Mouvement national républicain ne s'apparente
pas à un catalogue de bonnes intentions où figureraient
pêle-mêle des mesures incompatibles entre elles. Il
exprime au contraire une nouvelle conception de l'organisation
économique et sociale qui, outre les effets positifs
qu'elle engendrera secteur par secteur, permettra
à notre nation de retrouver le.s grands équilibres
et de susciter les dynamiques de développement sans
lesquelles il n'est pas de renouveau possible. Le
nouvel ordre économique et social ne débouchera pas
sur un simple assainissement de la situation actuelle,
mais sur un retour à la croissance. Du déclin, il
s'agit de passer à l'expansion.
Sur un septennat
Encore faut-il pouvoir disposer d'une période suffisamment
longue pour donner aux grandes réformes entreprises
le temps de produire leurs effets et à la politique
de sursaut national d'atteindre ses objectifs. Car,
s'il est nécessaire de prendre très vite les mesures
propres à provoquer un choc psychologique favorable
et à engager au plus tôt le redressement du pays,
rien cependant ne pourra s'accomplir instantanément
et ce n'est qu'au bout de plusieurs années que les
principaux problèmes se trouveront résolus et les
grands équilibres rétablis. Plus précisément, c'est
à l'issue d'une période de sept ans que le nouvel
ordre économique et social pourra être considéré comme
fondé sur des bases solides. Compte tenu de l'ampleur
des redressements à effectuer il sera en effet indispensable
de pouvoir agir de façon continue sur un septennat
complet, d'autant que cette plage de temps correspond
à la durée d'un mandat présidentiel et donc au rythme
de mise en application d'un programme politique d'envergure.
Tel est donc l'horizon au terme duquel la France disposera
d'une économie restructurée et assainie en profondeur,
non seulement dans ses équilibres, mais aussi dans
sa dynamique de développement.
Les quatre conditions du succès
Cependant, pour réussir pareil redressement, la
durée ne saurait évidemment suffire, car il est par
ailleurs essentiel que les réformes à engager répondent
aux quatre exigences qui caractérisent toute grande
politique et donc conditionnent tout succès majeur.
La première n'est pas de nature économique ou financière,
mais d'ordre psychologique. Il faut que notre nation
soit convaincue que la régression qu'elle subit peut
être enrayée et que le renouveau est possible. Pour
cela, un choc politique s'avère nécessaire qui viendra
naturellement d'une victoire électorale du Mouvement
national républicain. L'arrivée au pouvoir de ce dernier
exprimera en effet le désir d'une majorité de Français
de rompre avec le système ancien et traduira politiquement
la volonté de notre peuple de refuser le fatalisme.
En revanche, l'établissement est aujourd'hui incapable
de conduire une politique de redressement d'envergure
car il ne présente jamais semblable programme aux
Français lors des consultations législatives ou présidentielles.
Ses réussites électorales ne peuvent donc pas créer
les conditions d'un grand changement qui dès lors
ne peuvent être réunies que dans le cadre d'une alternative
au système en place. Seule la victoire à venir du
Mouvement national républicain pourra donc créer le
choc psychologique et le courant d'espoir nécessaire
à la réalisation du programme de redressement national.
La seconde exigence à satisfaire est celle de la
concentration des moyens, car seule la mise en œuvre
de grandes réformes simples et massives peut produire
un effet de choc. Il faut en finir avec la pratique
des demi-mesures progressives et complexes dont personne
ne comprend le sens ni ne voit les résultats. La classe
politique, qui ne sait gouverner qu'avec de telles
méthodes, n'a-t-elle pas amplement démontré qu'elles
ne conduisent qu'à l'immobilisme et à l'impuissance
? A vouloir éluder les difficultés, masquer les intentions
et avancer de façon imperceptible comme le voleur
chinois, les politiciens de l'établissement finissent
par être victimes de leurs propres ruses: à trop finasser,
ils ont perdu le contact avec la réalité et ont cessé
de peser sur les événements. Tournant le dos à la
pratique des actions mineures et évolutives, le Mouvement
national républicain lui préférera celle des offensives
fortes et concentrées, seules capables d'aboutir à
des résultats d'envergure.
La cohérence globale des mesures prises constitue
le troisième impératif. Il ne s'agit pas, en effet,
de multiplier des initiatives contradictoires entre
elles pour contenter tout le monde en poursuivant
plusieurs objectifs différents. Telle fut par exemple
la démarche de MM. Mitterrand et Mauroy, en 1981 et
1982, qui optèrent pour une politique d'augmentation
à-tout-va de la dépense publique, alors que notre
pays se trouvait handicapé par un taux élevé d'inflation
et, plus grave encore, par l'accélération du processus
d'ouverture de nos frontières. C'est donc par manque
de cohérence interne que leur stratégie a échoué,
alors même qu'elle s'inscrivait pourtant dans un cadre
psychologique favorable et qu'elle respectait le principe
des actions massives. Le Mouvement national républicain
entend éviter pareille erreur en n'engageant que des
actions parfaitement compatibles entre elles, susceptibles
d'entrer en synergie les unes avec les autres et donc
capables de produire des effets d'envergure.
Enfin, la quatrième condition du succès est celle
de la nécessaire subordination de l'administratif
au politique. Le changement, et donc le redressement,
ne seront possibles que si le nouveau pouvoir s'impose
aux féodalités bureaucratiques. Les réformes à engager
ne seront donc pas soumises, pour ce qui concerne
leur principe, à l'appréciation des technocrates.
Le gouvernement Mouvement national républicain prendra
ses fonctions porteur d'un programme qu'il demandera
à l'administration d'appliquer sans la consulter sur
son bien-fondé. Pas question pour le ministre des
Finances de demander au gouverneur de la Banque de
France une note sur la politique monétaire. Pas question
pour le ministre de l'Intérieur de réclamer à l'administration
de la place Beauvau des propositions sur les axes
de la politique à suivre en matière d'immigration.
Les grands choix auront été opérés préalablement,
les électeurs les auront avalisés et le gouvernement
enjoindra à la technostructure de les mettre en œuvre.
Celle-ci dès lors retrouvera la plénitude des fonctions
de l'administration au sens noble du terme et pourra
faire valoir sa compétence au service de l'Etat. Le
politique retrouvera quant à lui sa prééminence et,
ce faisant, imposera son autorité non seulement à
la fonction publique mais à la nation dans son entier
qui sentira à nouveau la main assurée et rassurante
d'un gouvernement qui sait où il va.
Les deux étapes du redressement
Fort du respect de ces quatre principes essentiels,
le gouvernement Mouvement national républicain pourra
engager avec détermination sa politique de redressement.
Son action se développera en deux étapes. Si la seconde
devra voir la mise en œuvre des réformes de fond,
la première sera décisive car elle devra marquer la
rupture avec les errements actuels et placer d'emblée
notre pays sur la trajectoire qui conduit au nouvel
ordre économique et social. Alors que la seconde période
pourra donner lieu à un travail en profondeur qui
nécessitera cinq années, la première phase, pour être
vraiment l'occasion d'un choc psychologique de retour
à l'espoir, ne devra pas excéder quinze à vingt-quatre
mois. Pour cette raison, les premières mesures devront
être d'emblée massives et représentatives de la nouvelle
voie suivie. Cinq programmes d'envergure seront lancés
dans cet esprit.
Les cinq programmes d'urgence
Le premier est celui de la protection de l'économie
nationale. Il comporte l'arrêt du processus de la
monnaie unique ou, si celle-ci est déjà réalisée,
la sortie de l'euro et le rétablissement de la devise
nationale. Autant de décisions qui impliquent le retour
de la banque de France sous la tutelle du pouvoir
exécutif et la mise en œuvre d'une politique offensive
du franc libre. Parallèlement, ce programme prévoit
l'instauration du prélèvement douanier de 10 p. cent
en moyenne aux frontières de notre pays et l'engagement
de négociations internationales pour faire accepter
par les partenaires de la France cette mesure contraire
aux dispositions édictées par le GATT et la CEE.
Le retour des immigrés dans leur pays d'origine
constitue le second programme. Celui-ci prévoit de
prendre d'emblée les principales mesures permettant
d'inverser les flux migratoires : réforme du code
de la nationalité, préférence nationale, arrêt du
regroupement familial, réduction à un an de la durée
des cartes de séjour, réforme des procédures d'expulsion.
Le troisième train de mesures est celui de la compression
des dépenses publiques. A ce titre, l'ensemble des
budgets publics seront officiellement bloqués en francs
courants et une première série d'économies engagée,
notamment la suppression des prétendues aides à l'emploi
et la réduction du nombre des fonctionnaires, laquelle
se traduira par le remplacement d'un départ à la retraite
sur deux.
Sans attendre les effets de ces mesures d'économie
budgétaire, un premier programme d'allégement fiscal
sera lancé afin que soit clairement affirmée la volonté
du gouvernement de s'engager dans la voie de la libération
des forces économiques. Il comportera une première
réduction de l'impôt sur le revenu par l'abaissement
du taux maximum à 33 p. cent et par 1'exonération
des tranches de revenus les plus modestes. Il prévoira
également à titre préliminaire une limitation à 5
p. cent du taux des droits de mutation et à 15 p.
cent de celui des droits de succession en ligne directe.
Enfin, le cinquième programme portera sur la mise
en œuvre d'une première série de mesures sociales
comportant en particulier la création du service de
fraternité française et surtout l'instauration du
revenu parental.
Mis en œuvre dans les premières semaines suivant
l'arrivée au pouvoir du Mouvement national républicain,
ces cinq programmes provoqueront le choc salutaire
seul capable d'arracher notre pays à l'enlisement
et à l'impuissance où l'ont entraîné les gouvernements,
de droite comme de gauche, qui l'ont dirigé durant
ces dernières décennies. Ces programmes d'action auront
de surcroît le soutien de l'opinion publique, puisque,
étant appliqués au lendemain d'une élection, ils interviendront
dans une période d'état de grâce et seront légitimés
par le suffrage universel. On peut penser également
que, passé les quelques semaines d'adaptation, ils
recevront aussi l'adhésion des fonctionnaires d'État
qui, replacés dans un contexte d'autorité souveraine,
retrouveront une ligne claire à suivre ainsi qu'un
prestige et une légitimité qu'ils ont aujourd'hui
perdus. Forte de ces atouts, la politique engagée
permettra d'obtenir dès la fin des deux premières
années des résultats bénéfiques appréciables.
Les premiers résultats
A l'issue de cette première période, le chômage
aura commencé à baisser massivement. La politique
de retour des immigrés dans leur pays d'origine et
l'instauration du revenu parental auront déjà produit
des effets d'envergure que la mise en place du dispositif
de protection du marché intérieur viendra amplifier.
On peut donc estimer, en se fondant sur les statistiques
officielles, que le chômage aura d'ores et déjà été
réduit de cinq cent mille à un million de personnes,
soit une baisse de 25 à 30 p. cent. Résultat considérable
qui, à lui seul, rendra définitivement confiance à
l'ensemble des acteurs économiques et au pays tout
entier.
Dans ces conditions, la croissance économique sera
elle aussi au rendez-vous. Amorcée par le cercle vertueux
de la réduction du chômage, renforcée par la baisse
des prélèvements obligatoires et la politique drastique
de réduction des dépenses publiques, elle sera portée
par des décideurs économiques à nouveau motivés et
alimentée par la reconquête du marché intérieur. Sur
ces bases, on peut escompter un redémarrage vigoureux
de la croissance économique l'amenant à un niveau
de 3 à 3,5 p. cent qui tranchera avec la quasi-stagnation
actuelle.
L'inflation, quant à elle, restera maîtrisée et
ne devra pas dépasser en tendance 2 à 2,5 p. cent.
Un objectif d'autant plus facile à atteindre que la
période est plutôt à la déflation et que la politique
engagée vise à l'assainissement des budgets publics.
Certes, la concomitance des programmes engagés créera
un déséquilibre transitoire sur le plan des finances
publiques. En effet, un certain nombre des mesures
initiées provoqueront des baisses de recettes ou des
augmentations de dépenses. Ce sera le cas du programme
de réduction des impôts et de l'instauration du revenu
parental. Or, si le prélèvement douanier de 10 p.
cent constituera une source de rentrées supplémentaires
importante, la réduction des dépenses publiques mettra
en revanche plus de temps à produire ses effets. Par
conséquent, la politique menée, qui est pourtant structurellement
équilibrée, pourra subir dans un premier temps des
distorsions conjoncturelles. Pour parer ces difficultés,
un grand emprunt d'assainissement pourra être lancé
en s'inspirant de celui qui fit la gloire d'Antoine
Pinay. Affecté d'un taux de l'ordre de 2 p. cent,
rendu possible par une exonération fiscale intégrale,
il permettra de réduire les déséquilibres transitoires
des finances publiques et d'engager vigoureusement
la dynamique de redressement.
Très positifs, les résultats enregistrés à l'issue
de la première période de deux ans placeront notre
pays dans une logique nouvelle, à la fois réaliste
et audacieuse. Grâce à ce dispositif, la France se
trouvera dans la meilleure situation possible pour
engager la deuxième phase de son redressement, celle
des grandes réformes de structures propres à instaurer
définitivement le nouvel ordre économique et social.
Les sept réformes de structure
Ces réformes constitueront l'essentiel des actions
à mener pendant les cinq dernières années du septennat
pour faire entrer dans la réalité les principes du
marché libre, de l'échange régulé et de l'ordre social.
C'est ainsi qu'il conviendra de procéder à la réforme
de fond des structures économiques de notre pays,
réforme destinée à libérer et à responsabiliser les
acteurs économiques à travers toute une série d'initiatives
susceptibles de stimuler les entreprises et en particulier
les PME.
Corrélativement, pour en finir avec la bureaucratie
et ses effets asphyxiants sur l'économie nationale,
la réforme de l'État sera engagée et activement menée
à son terme. La réduction du nombre des agents publics,
la diminution du volume des textes législatifs et
réglementaires et la baisse des dépenses publiques
seront, dans ce cadre, systématiquement mises en œuvre
tandis que l'État se recentrera sur ses fonctions
souveraines.
Amplifiant les deux actions précédentes, la réforme
fiscale sera menée à son terme pour alléger le poids
des prélèvements sur les entreprises et les personnes
et rendre leur argent aux Français. Elle se traduira
notamment par la suppression de l'impôt sur le revenu,
par l'abrogation de la taxe professionnelle et des
droits de succession en ligne directe.
Parallèlement, sera mise en route la réforme de
la protection sociale destinée à sauver l'assurance
maladie et les retraites et à permettre d'en assurer
la pérennité, quels que soient les aléas économiques
et démographiques à venir.
Dans le même esprit, et plus globalement, la politique
sociale se trouvera à nouveau fondée sur les valeurs
traditionnelles de notre peuple et connaîtra la grande
réforme propre à instaurer la fraternité française
et la nouvelle participation. Elle se concrétisera
notamment par la mise en pratique complète du principe
de la préférence nationale et par le développement
de la propriété populaire et de la justice sociale.
Quant aux finances publiques, elles feront l'objet
d'une réforme de fond visant à combler les déficits,
à réduire le niveau des ponctions fiscales, ainsi
que celui des dépenses et de l'endettement publics.
Obtenu comme conséquence des réformes précédentes,
cet assainissement général concrétisera le retour
aux équilibres liés à la mise en œuvre du nouvel ordre
économique et social.
Enfin, la politique étrangère elle-même devra faire
l'objet d'une réforme d'envergure pour placer la France
en situation de promouvoir, en lieu et place du nouvel
ordre mondial et de l'ultralibéralisme international,
un nouveau modèle de relation inter-étatique respectant
l'indépendance des nations et assurant la régulation
de leurs relations et de leurs échanges. Cette réforme
devrait permettre, dans cet esprit, la révision des
traités européens et, au-delà, la redéfinition des
organisations internationales multilatérales.
C'est grâce à ces sept réformes de fond que sera
rendue possible la reconstruction de notre système
de production et d'échange et que notre pays connaîtra,
avec ce nouvel ordre économique et social, le retour
de la prospérité et de l'harmonie. Il s'agit là en
effet d'un dispositif qui permettra à notre économie
de retrouver de nouveaux équilibres et de développer
de nouvelles dynamiques.
Les nouveaux équilibres
La mise en œuvre des sept grandes réformes de structure
devrait en effet favoriser le retour à l'équilibre
des finances publiques. A l'issue d'un septennat,
le déficit budgétaire ne manquera pas de diminuer,
malgré les dépenses nouvelles et les réductions d'impôts,
car des économies majeures seront réalisées par ailleurs
qui, augmentées des ressources nouvellement crées,
permettront de rétablir au bout de sept ans un nouvel
équilibre des finances de l'État.
Ainsi, par rapport à l'année de départ, la situation
en fin de septennat fera apparaître environ 490 milliards
de francs d'économie fiscale provenant de la suppression
de l'impôt sur le revenu, du transfert de l'impôt
sur les sociétés vers les collectivités locales, de
la réduction des droits de mutation et de la suppression
de l'impôt sur les successions en ligne directe.
A ces pertes de recettes s'ajouteront les dépenses
supplémentaires à réaliser, c'est-à-dire 470 milliards
de francs résultant du transfert sur le budget de
l'État des prestations de solidarité, du financement
de la politique familiale et de l'effort de comblement
du déficit budgétaire.
Ces facteurs de détérioration de l'équilibre financier
seront compensés par 455 milliards de francs d'économie
sur les dépenses publiques venant du blocage du budget
en francs courants, de la réduction des pseudo-aides
à l'emploi, de la diminution des subventions et de
la politique de retour des immigrés dans leur pays
d'origine.
A ces sommes viendront s'ajouter des recettes nouvelles
provenant des prélèvements douaniers, celles de la
CSG désormais affectée au budget de l'État, les recettes
supplémentaires procurées par le retour de la croissance
et, enfin, le produit de la taxe sur le chiffre d'affaires
des grandes surfaces et de celle sur la main d'œuvre
étrangère, soit au total 505 milliards de francs.
Ainsi les finances de l'État connaîtront-elles un
nouvel équilibre puisque les économies fiscales et
les dépenses supplémentaires seront compensées par
la réduction des dépenses publiques et les recettes
nouvelles.
S'agissant des budgets sociaux, l'équilibre sera
rétabli selon les mêmes principes. Pour la branche
maladie, il résultera des économies que rendront possibles
l'étatisation de la caisse nationale d'assurance maladie
et sa mise en concurrence contrôlée au sein de la
sécurité sociale, auxquelles s'ajoutent celles résultant
de la création d'une caisse spéciale pour les immigrés.
De leur côté, les recettes connaîtront une forte augmentation
due à la réduction massive du chômage qui provoquera
un accroissement du nombre des cotisants. Alors que
le déficit structurel de la sécurité sociale atteignait
en début de période 50 milliards de francs environ,
ce sont au total des économies et des recettes supplémentaires
nettement supérieures à ce montant qui pourront être
obtenues grâce auxquelles il deviendra possible d'équilibrer
les caisses d'assurance maladie et de garantir le
régime des retraites avant que les réformes de fond
n'en redressent définitivement les comptes.
Le changement structurel
Au total, le nouvel ordre économique et social se
traduira en fin de période par une situation inédite,
dans laquelle le budget de l'État, celui des collectivités
locales et celui de l'assurance maladie auront été
équilibrés et celui des caisses de retraite maintenu
à flot. Quant à l'économie française, elle connaîtra
ainsi une modification structurelle de très grande
ampleur puisque les acteurs économiques bénéficieront
d'un allègement considérable de leurs charges.
Les entreprises verront en effet baisser de façon
importante les prélèvements qui les accablent. Elles
tireront avantage de la suppression des cotisations
sociales lices aux prestations de solidarité désormais
prises en charge par le budget de l'État ainsi que
de l'abrogation de la taxe professionnelle et pourront
profiter, de surcroît, de la baisse des cotisations
chômage rendue possible par la réduction massive de
celui-ci. Au total, la diminution globale des prélèvements
sur les entreprises pourra donc atteindre en fin de
période un montant de près de 400 milliards de francs.
Ce qui conférera à celles-ci un atout, en termes de
rentabilité, susceptible de faire d'elles des machines
de combat économique parmi les plus redoutables de
tous les pays développés, États-Unis et Japon compris.
Quant aux personnes privées, elles bénéficieront
elles aussi de baisses de prélèvements très significatives.
La plus spectaculaire viendra de la suppression de
l'impôt sur le revenu à laquelle il convient d'ajouter
l'abrogation de l'impôt sur les successions en ligne
directe, les réductions d'impôts locaux rendus possibles
par le blocage en francs courants des dépenses des
collectivités territoriales ainsi que la diminution
des cotisations chômage liée à la baisse massive du
nombre de sans emploi. Au total, et malgré l'instauration
des prélèvements douaniers et une légère augmentation
de la CSG, les particuliers pourront donc miser sur
un allégement de leurs charges de l'ordre de 250 milliards
de francs.
Le nécessaire est possible
On mesure dès lors combien le nouvel ordre économique
et social, en modifiant la structure même du système
français de production et d'échange, pourra favoriser
le retour à la prospérité et à l'expansion. La baisse
globale des charges sur les entreprises et sur les
ménages ramènera le taux des prélèvements obligatoires
à moins de 40 p. cent du PIB. Et ce qui paraît aujourd'hui
impossible se trouvera ainsi réalisé. Seule, la politique
économique et sociale du Mouvement national républicain
rend la réduction massive des ponctions publiques
compatible avec le rétablissement des équilibres financiers.
Comment d'ailleurs n'en serait-il pas ainsi ? Le taux
de prélèvement obtenu à l'issue d'un septennat de
redressement ne sera-t-il pas finalement celui que
connaissait notre pays il y a maintenant vingt et
un ans ? Et, en ce sens, la politique proposée vise
simplement à effectuer une marche accélérée et volontaire
pour remonter la pente sur laquelle les dirigeants
de la classe politicienne ont laissé glisser notre
pays. Car, si le faible niveau de ponctions publiques
était viable à cette époque et s'il 1'est actuellement
à l'étranger, pourquoi ne le serait-il pas demain
en France ?
Ajoutons que le nouvel ordre économique et social
préconisé par le Mouvement national républicain ne
suscitera pas seulement de nouveaux équilibres, mais
qu'il donnera naissance à de nouvelles dynamiques
particulièrement bénéfiques.
Les nouvelles dynamiques
Alors que l'ouverture totale des frontières et l'ultralibéralisme
international mettent aujourd'hui en péril notre système
de production et d'échange, la politique proposée
par le mouvement national donnera un coup d'arrêt
à cette destruction programmée de notre économie et
suscitera une dynamique de reconquête du marché intérieur
et de reconstruction du potentiel industriel de notre
pays. Protégées par l'échange régulé et favorisées
par la nouvelle politique monétaire, les entreprises
recouvreront la maîtrise du marché français et se
trouveront même en mesure de reconstituer l'appareil
de production national partout où il aura été ruiné
par les offensives étrangères. Un élan que viendront
encore amplifier les comités stratégiques mis en place
au niveau gouvernemental pour mobiliser tous les moyens
de la nation au service de la reconquête de l'économie
intérieure.
De même, à l'inverse de la politique actuelle d'accueil
et de pseudo-intégration des immigrés qui ne fait
que multiplier les problèmes économiques et sociaux,
le retour des étrangers dans leur pays d'origine facilitera
la libération de notre système de production et d'échange,
car une grande partie des charges qui pèsent sur lui
s'allégeront et de nombreuses difficultés qui le pénalisent
aujourd'hui s'aplaniront à mesure que les immigrés
quitteront notre pays. Les coûts budgétaires et sociaux
qu'entraîne leur présence iront s'amenuisant, les
effets néfastes du travail clandestin s'estomperont
et leur départ, en libérant des emplois pour les Français,
accélérera la baisse du chômage et le retour à la
croissance et à la prospérité.
Par ailleurs, la diminution des charges pesant sur
les entreprises lancera progressivement une dynamique
de compétitivité facteur de vitalité et de créativité.
Alors qu'elles sont actuellement asphyxiées par les
ponctions fiscales et sociales, les entreprises françaises
retrouveront un surcroît de rentabilité qui leur permettra
de conquérir les marchés extérieurs et des atouts
nouveaux propres à développer leur croissance interne,
deux impératifs indispensables à la puissance industrielle
et à la stabilité économique de notre pays.
S'agissant des personnes privées, la diminution
de la pression fiscale et sociale, réalisée de surcroît
par la disparition des impôts les plus démotivants,
décuplera le dynamisme des Français et, par voie de
conséquence, donnera un essor sans précédent à la
croissance de l'économie. Dirigeants et entrepreneurs
connaîtront, avec la baisse des prélèvements et le
recul de l'étatisme, une motivation renouvelée, source
d'ardeur, d'initiative et d'invention. La suppression
de l'impôt sur le revenu et celle de l'impôt sur les
successions en ligne directe inciteront à revenir
en France tous ceux qui, voulant créer et bâtir, avaient
quitté notre pays avec leur savoir-faire et leurs
avoirs. La France cessera d'être une terre que l'on
abandonne par découragement pour devenir une nation
où l'on s'établit avec l'espoir de pouvoir entreprendre
et créer Elle pourra même dès lors accueillir une
immigration bénéfique, celle des Prix Nobel, des capitaines
d'industrie, des grands chercheurs, des créateurs,
bref celle des élites de tous les pays occidentaux.
Le nouvel ordre économique et social n'est pas seulement
en mesure de résoudre les principaux problème qui
accablent aujourd'hui nos compatriotes, comme I chômage,
la pauvreté et la précarité, il se révèle également
apte à rétablir les grands équilibres de notre économie
et, plus encore, à susciter des dynamiques d reconquête,
de libération, de compétitivité et de motivation seules
capables de donner son essor à la renaissance de la
France.