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La troisième voie

Sommaire:
Introduction: Le cataclysme social
Chapitre 1: L'explosion du chômage
Chapitre 2: La crise des valeurs
Chapitre 3: La montée de l'étatisme
Chapitre 4: Le choc de la mondialisation
Chapitre 5: Le modèle national
Chapitre 6: La méthode du MNR
Chapitre 7: L'ordre social
Chapitre 8: L' échange régulé
Chapitre 9: Le marché libre
Chapitre 10: En finir avec la bureaucratie
Chapitre 11: Libérer l'entreprise
Chapitre 12: Rendre l'argent aux Français
Chapitre 13: La fraternité française
Chapitre 14: La protection sociale
Chapitre 15: La nouvelle participation
Chapitre 16: Juguler le chômage
Chapitre 17: Retrouver l'expansion
Conclusion: Le choix de la France


Chapitre 17

Retrouver l'expansion

Fruit d'une politique globale, le nouvel ordre économique et social fera passer notre pays d'un système étatiste et mondialiste à un dispositif de marché libre et d'échange régulé, instaurant de la sorte une logique nouvelle d'organisation et de gestion du système de production et d'échange. Logique qui conduira à créer une synergie entre toutes les mesures envisagées et à restructurer de façon cohérente l'ensemble de l'économie nationale. De ce fait, le programme de redressement proposé par le Mouvement national républicain ne s'apparente pas à un catalogue de bonnes intentions où figureraient pêle-mêle des mesures incompatibles entre elles. Il exprime au contraire une nouvelle conception de l'organisation économique et sociale qui, outre les effets positifs qu'elle engendrera secteur par secteur, permettra à notre nation de retrouver le.s grands équilibres et de susciter les dynamiques de développement sans lesquelles il n'est pas de renouveau possible. Le nouvel ordre économique et social ne débouchera pas sur un simple assainissement de la situation actuelle, mais sur un retour à la croissance. Du déclin, il s'agit de passer à l'expansion.

Sur un septennat

Encore faut-il pouvoir disposer d'une période suffisamment longue pour donner aux grandes réformes entreprises le temps de produire leurs effets et à la politique de sursaut national d'atteindre ses objectifs. Car, s'il est nécessaire de prendre très vite les mesures propres à provoquer un choc psychologique favorable et à engager au plus tôt le redressement du pays, rien cependant ne pourra s'accomplir instantanément et ce n'est qu'au bout de plusieurs années que les principaux problèmes se trouveront résolus et les grands équilibres rétablis. Plus précisément, c'est à l'issue d'une période de sept ans que le nouvel ordre économique et social pourra être considéré comme fondé sur des bases solides. Compte tenu de l'ampleur des redressements à effectuer il sera en effet indispensable de pouvoir agir de façon continue sur un septennat complet, d'autant que cette plage de temps correspond à la durée d'un mandat présidentiel et donc au rythme de mise en application d'un programme politique d'envergure. Tel est donc l'horizon au terme duquel la France disposera d'une économie restructurée et assainie en profondeur, non seulement dans ses équilibres, mais aussi dans sa dynamique de développement.

Les quatre conditions du succès

Cependant, pour réussir pareil redressement, la durée ne saurait évidemment suffire, car il est par ailleurs essentiel que les réformes à engager répondent aux quatre exigences qui caractérisent toute grande politique et donc conditionnent tout succès majeur.

La première n'est pas de nature économique ou financière, mais d'ordre psychologique. Il faut que notre nation soit convaincue que la régression qu'elle subit peut être enrayée et que le renouveau est possible. Pour cela, un choc politique s'avère nécessaire qui viendra naturellement d'une victoire électorale du Mouvement national républicain. L'arrivée au pouvoir de ce dernier exprimera en effet le désir d'une majorité de Français de rompre avec le système ancien et traduira politiquement la volonté de notre peuple de refuser le fatalisme. En revanche, l'établissement est aujourd'hui incapable de conduire une politique de redressement d'envergure car il ne présente jamais semblable programme aux Français lors des consultations législatives ou présidentielles. Ses réussites électorales ne peuvent donc pas créer les conditions d'un grand changement qui dès lors ne peuvent être réunies que dans le cadre d'une alternative au système en place. Seule la victoire à venir du Mouvement national républicain pourra donc créer le choc psychologique et le courant d'espoir nécessaire à la réalisation du programme de redressement national.

La seconde exigence à satisfaire est celle de la concentration des moyens, car seule la mise en œuvre de grandes réformes simples et massives peut produire un effet de choc. Il faut en finir avec la pratique des demi-mesures progressives et complexes dont personne ne comprend le sens ni ne voit les résultats. La classe politique, qui ne sait gouverner qu'avec de telles méthodes, n'a-t-elle pas amplement démontré qu'elles ne conduisent qu'à l'immobilisme et à l'impuissance ? A vouloir éluder les difficultés, masquer les intentions et avancer de façon imperceptible comme le voleur chinois, les politiciens de l'établissement finissent par être victimes de leurs propres ruses: à trop finasser, ils ont perdu le contact avec la réalité et ont cessé de peser sur les événements. Tournant le dos à la pratique des actions mineures et évolutives, le Mouvement national républicain lui préférera celle des offensives fortes et concentrées, seules capables d'aboutir à des résultats d'envergure.

La cohérence globale des mesures prises constitue le troisième impératif. Il ne s'agit pas, en effet, de multiplier des initiatives contradictoires entre elles pour contenter tout le monde en poursuivant plusieurs objectifs différents. Telle fut par exemple la démarche de MM. Mitterrand et Mauroy, en 1981 et 1982, qui optèrent pour une politique d'augmentation à-tout-va de la dépense publique, alors que notre pays se trouvait handicapé par un taux élevé d'inflation et, plus grave encore, par l'accélération du processus d'ouverture de nos frontières. C'est donc par manque de cohérence interne que leur stratégie a échoué, alors même qu'elle s'inscrivait pourtant dans un cadre psychologique favorable et qu'elle respectait le principe des actions massives. Le Mouvement national républicain entend éviter pareille erreur en n'engageant que des actions parfaitement compatibles entre elles, susceptibles d'entrer en synergie les unes avec les autres et donc capables de produire des effets d'envergure.

Enfin, la quatrième condition du succès est celle de la nécessaire subordination de l'administratif au politique. Le changement, et donc le redressement, ne seront possibles que si le nouveau pouvoir s'impose aux féodalités bureaucratiques. Les réformes à engager ne seront donc pas soumises, pour ce qui concerne leur principe, à l'appréciation des technocrates. Le gouvernement Mouvement national républicain prendra ses fonctions porteur d'un programme qu'il demandera à l'administration d'appliquer sans la consulter sur son bien-fondé. Pas question pour le ministre des Finances de demander au gouverneur de la Banque de France une note sur la politique monétaire. Pas question pour le ministre de l'Intérieur de réclamer à l'administration de la place Beauvau des propositions sur les axes de la politique à suivre en matière d'immigration. Les grands choix auront été opérés préalablement, les électeurs les auront avalisés et le gouvernement enjoindra à la technostructure de les mettre en œuvre. Celle-ci dès lors retrouvera la plénitude des fonctions de l'administration au sens noble du terme et pourra faire valoir sa compétence au service de l'Etat. Le politique retrouvera quant à lui sa prééminence et, ce faisant, imposera son autorité non seulement à la fonction publique mais à la nation dans son entier qui sentira à nouveau la main assurée et rassurante d'un gouvernement qui sait où il va.

Les deux étapes du redressement

Fort du respect de ces quatre principes essentiels, le gouvernement Mouvement national républicain pourra engager avec détermination sa politique de redressement. Son action se développera en deux étapes. Si la seconde devra voir la mise en œuvre des réformes de fond, la première sera décisive car elle devra marquer la rupture avec les errements actuels et placer d'emblée notre pays sur la trajectoire qui conduit au nouvel ordre économique et social. Alors que la seconde période pourra donner lieu à un travail en profondeur qui nécessitera cinq années, la première phase, pour être vraiment l'occasion d'un choc psychologique de retour à l'espoir, ne devra pas excéder quinze à vingt-quatre mois. Pour cette raison, les premières mesures devront être d'emblée massives et représentatives de la nouvelle voie suivie. Cinq programmes d'envergure seront lancés dans cet esprit.

Les cinq programmes d'urgence

Le premier est celui de la protection de l'économie nationale. Il comporte l'arrêt du processus de la monnaie unique ou, si celle-ci est déjà réalisée, la sortie de l'euro et le rétablissement de la devise nationale. Autant de décisions qui impliquent le retour de la banque de France sous la tutelle du pouvoir exécutif et la mise en œuvre d'une politique offensive du franc libre. Parallèlement, ce programme prévoit l'instauration du prélèvement douanier de 10 p. cent en moyenne aux frontières de notre pays et l'engagement de négociations internationales pour faire accepter par les partenaires de la France cette mesure contraire aux dispositions édictées par le GATT et la CEE.

Le retour des immigrés dans leur pays d'origine constitue le second programme. Celui-ci prévoit de prendre d'emblée les principales mesures permettant d'inverser les flux migratoires : réforme du code de la nationalité, préférence nationale, arrêt du regroupement familial, réduction à un an de la durée des cartes de séjour, réforme des procédures d'expulsion.

Le troisième train de mesures est celui de la compression des dépenses publiques. A ce titre, l'ensemble des budgets publics seront officiellement bloqués en francs courants et une première série d'économies engagée, notamment la suppression des prétendues aides à l'emploi et la réduction du nombre des fonctionnaires, laquelle se traduira par le remplacement d'un départ à la retraite sur deux.

Sans attendre les effets de ces mesures d'économie budgétaire, un premier programme d'allégement fiscal sera lancé afin que soit clairement affirmée la volonté du gouvernement de s'engager dans la voie de la libération des forces économiques. Il comportera une première réduction de l'impôt sur le revenu par l'abaissement du taux maximum à 33 p. cent et par 1'exonération des tranches de revenus les plus modestes. Il prévoira également à titre préliminaire une limitation à 5 p. cent du taux des droits de mutation et à 15 p. cent de celui des droits de succession en ligne directe.

Enfin, le cinquième programme portera sur la mise en œuvre d'une première série de mesures sociales comportant en particulier la création du service de fraternité française et surtout l'instauration du revenu parental.

Mis en œuvre dans les premières semaines suivant l'arrivée au pouvoir du Mouvement national républicain, ces cinq programmes provoqueront le choc salutaire seul capable d'arracher notre pays à l'enlisement et à l'impuissance où l'ont entraîné les gouvernements, de droite comme de gauche, qui l'ont dirigé durant ces dernières décennies. Ces programmes d'action auront de surcroît le soutien de l'opinion publique, puisque, étant appliqués au lendemain d'une élection, ils interviendront dans une période d'état de grâce et seront légitimés par le suffrage universel. On peut penser également que, passé les quelques semaines d'adaptation, ils recevront aussi l'adhésion des fonctionnaires d'État qui, replacés dans un contexte d'autorité souveraine, retrouveront une ligne claire à suivre ainsi qu'un prestige et une légitimité qu'ils ont aujourd'hui perdus. Forte de ces atouts, la politique engagée permettra d'obtenir dès la fin des deux premières années des résultats bénéfiques appréciables.

Les premiers résultats

A l'issue de cette première période, le chômage aura commencé à baisser massivement. La politique de retour des immigrés dans leur pays d'origine et l'instauration du revenu parental auront déjà produit des effets d'envergure que la mise en place du dispositif de protection du marché intérieur viendra amplifier. On peut donc estimer, en se fondant sur les statistiques officielles, que le chômage aura d'ores et déjà été réduit de cinq cent mille à un million de personnes, soit une baisse de 25 à 30 p. cent. Résultat considérable qui, à lui seul, rendra définitivement confiance à l'ensemble des acteurs économiques et au pays tout entier.

Dans ces conditions, la croissance économique sera elle aussi au rendez-vous. Amorcée par le cercle vertueux de la réduction du chômage, renforcée par la baisse des prélèvements obligatoires et la politique drastique de réduction des dépenses publiques, elle sera portée par des décideurs économiques à nouveau motivés et alimentée par la reconquête du marché intérieur. Sur ces bases, on peut escompter un redémarrage vigoureux de la croissance économique l'amenant à un niveau de 3 à 3,5 p. cent qui tranchera avec la quasi-stagnation actuelle.

L'inflation, quant à elle, restera maîtrisée et ne devra pas dépasser en tendance 2 à 2,5 p. cent. Un objectif d'autant plus facile à atteindre que la période est plutôt à la déflation et que la politique engagée vise à l'assainissement des budgets publics.

Certes, la concomitance des programmes engagés créera un déséquilibre transitoire sur le plan des finances publiques. En effet, un certain nombre des mesures initiées provoqueront des baisses de recettes ou des augmentations de dépenses. Ce sera le cas du programme de réduction des impôts et de l'instauration du revenu parental. Or, si le prélèvement douanier de 10 p. cent constituera une source de rentrées supplémentaires importante, la réduction des dépenses publiques mettra en revanche plus de temps à produire ses effets. Par conséquent, la politique menée, qui est pourtant structurellement équilibrée, pourra subir dans un premier temps des distorsions conjoncturelles. Pour parer ces difficultés, un grand emprunt d'assainissement pourra être lancé en s'inspirant de celui qui fit la gloire d'Antoine Pinay. Affecté d'un taux de l'ordre de 2 p. cent, rendu possible par une exonération fiscale intégrale, il permettra de réduire les déséquilibres transitoires des finances publiques et d'engager vigoureusement la dynamique de redressement.

Très positifs, les résultats enregistrés à l'issue de la première période de deux ans placeront notre pays dans une logique nouvelle, à la fois réaliste et audacieuse. Grâce à ce dispositif, la France se trouvera dans la meilleure situation possible pour engager la deuxième phase de son redressement, celle des grandes réformes de structures propres à instaurer définitivement le nouvel ordre économique et social.

Les sept réformes de structure

Ces réformes constitueront l'essentiel des actions à mener pendant les cinq dernières années du septennat pour faire entrer dans la réalité les principes du marché libre, de l'échange régulé et de l'ordre social.

C'est ainsi qu'il conviendra de procéder à la réforme de fond des structures économiques de notre pays, réforme destinée à libérer et à responsabiliser les acteurs économiques à travers toute une série d'initiatives susceptibles de stimuler les entreprises et en particulier les PME.

Corrélativement, pour en finir avec la bureaucratie et ses effets asphyxiants sur l'économie nationale, la réforme de l'État sera engagée et activement menée à son terme. La réduction du nombre des agents publics, la diminution du volume des textes législatifs et réglementaires et la baisse des dépenses publiques seront, dans ce cadre, systématiquement mises en œuvre tandis que l'État se recentrera sur ses fonctions souveraines.

Amplifiant les deux actions précédentes, la réforme fiscale sera menée à son terme pour alléger le poids des prélèvements sur les entreprises et les personnes et rendre leur argent aux Français. Elle se traduira notamment par la suppression de l'impôt sur le revenu, par l'abrogation de la taxe professionnelle et des droits de succession en ligne directe.

Parallèlement, sera mise en route la réforme de la protection sociale destinée à sauver l'assurance maladie et les retraites et à permettre d'en assurer la pérennité, quels que soient les aléas économiques et démographiques à venir.

Dans le même esprit, et plus globalement, la politique sociale se trouvera à nouveau fondée sur les valeurs traditionnelles de notre peuple et connaîtra la grande réforme propre à instaurer la fraternité française et la nouvelle participation. Elle se concrétisera notamment par la mise en pratique complète du principe de la préférence nationale et par le développement de la propriété populaire et de la justice sociale.

Quant aux finances publiques, elles feront l'objet d'une réforme de fond visant à combler les déficits, à réduire le niveau des ponctions fiscales, ainsi que celui des dépenses et de l'endettement publics. Obtenu comme conséquence des réformes précédentes, cet assainissement général concrétisera le retour aux équilibres liés à la mise en œuvre du nouvel ordre économique et social.

Enfin, la politique étrangère elle-même devra faire l'objet d'une réforme d'envergure pour placer la France en situation de promouvoir, en lieu et place du nouvel ordre mondial et de l'ultralibéralisme international, un nouveau modèle de relation inter-étatique respectant l'indépendance des nations et assurant la régulation de leurs relations et de leurs échanges. Cette réforme devrait permettre, dans cet esprit, la révision des traités européens et, au-delà, la redéfinition des organisations internationales multilatérales.

C'est grâce à ces sept réformes de fond que sera rendue possible la reconstruction de notre système de production et d'échange et que notre pays connaîtra, avec ce nouvel ordre économique et social, le retour de la prospérité et de l'harmonie. Il s'agit là en effet d'un dispositif qui permettra à notre économie de retrouver de nouveaux équilibres et de développer de nouvelles dynamiques.

Les nouveaux équilibres

La mise en œuvre des sept grandes réformes de structure devrait en effet favoriser le retour à l'équilibre des finances publiques. A l'issue d'un septennat, le déficit budgétaire ne manquera pas de diminuer, malgré les dépenses nouvelles et les réductions d'impôts, car des économies majeures seront réalisées par ailleurs qui, augmentées des ressources nouvellement crées, permettront de rétablir au bout de sept ans un nouvel équilibre des finances de l'État.

Ainsi, par rapport à l'année de départ, la situation en fin de septennat fera apparaître environ 490 milliards de francs d'économie fiscale provenant de la suppression de l'impôt sur le revenu, du transfert de l'impôt sur les sociétés vers les collectivités locales, de la réduction des droits de mutation et de la suppression de l'impôt sur les successions en ligne directe.

A ces pertes de recettes s'ajouteront les dépenses supplémentaires à réaliser, c'est-à-dire 470 milliards de francs résultant du transfert sur le budget de l'État des prestations de solidarité, du financement de la politique familiale et de l'effort de comblement du déficit budgétaire.

Ces facteurs de détérioration de l'équilibre financier seront compensés par 455 milliards de francs d'économie sur les dépenses publiques venant du blocage du budget en francs courants, de la réduction des pseudo-aides à l'emploi, de la diminution des subventions et de la politique de retour des immigrés dans leur pays d'origine.

A ces sommes viendront s'ajouter des recettes nouvelles provenant des prélèvements douaniers, celles de la CSG désormais affectée au budget de l'État, les recettes supplémentaires procurées par le retour de la croissance et, enfin, le produit de la taxe sur le chiffre d'affaires des grandes surfaces et de celle sur la main d'œuvre étrangère, soit au total 505 milliards de francs.

Ainsi les finances de l'État connaîtront-elles un nouvel équilibre puisque les économies fiscales et les dépenses supplémentaires seront compensées par la réduction des dépenses publiques et les recettes nouvelles.

S'agissant des budgets sociaux, l'équilibre sera rétabli selon les mêmes principes. Pour la branche maladie, il résultera des économies que rendront possibles l'étatisation de la caisse nationale d'assurance maladie et sa mise en concurrence contrôlée au sein de la sécurité sociale, auxquelles s'ajoutent celles résultant de la création d'une caisse spéciale pour les immigrés. De leur côté, les recettes connaîtront une forte augmentation due à la réduction massive du chômage qui provoquera un accroissement du nombre des cotisants. Alors que le déficit structurel de la sécurité sociale atteignait en début de période 50 milliards de francs environ, ce sont au total des économies et des recettes supplémentaires nettement supérieures à ce montant qui pourront être obtenues grâce auxquelles il deviendra possible d'équilibrer les caisses d'assurance maladie et de garantir le régime des retraites avant que les réformes de fond n'en redressent définitivement les comptes.

Le changement structurel

Au total, le nouvel ordre économique et social se traduira en fin de période par une situation inédite, dans laquelle le budget de l'État, celui des collectivités locales et celui de l'assurance maladie auront été équilibrés et celui des caisses de retraite maintenu à flot. Quant à l'économie française, elle connaîtra ainsi une modification structurelle de très grande ampleur puisque les acteurs économiques bénéficieront d'un allègement considérable de leurs charges.

Les entreprises verront en effet baisser de façon importante les prélèvements qui les accablent. Elles tireront avantage de la suppression des cotisations sociales lices aux prestations de solidarité désormais prises en charge par le budget de l'État ainsi que de l'abrogation de la taxe professionnelle et pourront profiter, de surcroît, de la baisse des cotisations chômage rendue possible par la réduction massive de celui-ci. Au total, la diminution globale des prélèvements sur les entreprises pourra donc atteindre en fin de période un montant de près de 400 milliards de francs. Ce qui conférera à celles-ci un atout, en termes de rentabilité, susceptible de faire d'elles des machines de combat économique parmi les plus redoutables de tous les pays développés, États-Unis et Japon compris.

Quant aux personnes privées, elles bénéficieront elles aussi de baisses de prélèvements très significatives. La plus spectaculaire viendra de la suppression de l'impôt sur le revenu à laquelle il convient d'ajouter l'abrogation de l'impôt sur les successions en ligne directe, les réductions d'impôts locaux rendus possibles par le blocage en francs courants des dépenses des collectivités territoriales ainsi que la diminution des cotisations chômage liée à la baisse massive du nombre de sans emploi. Au total, et malgré l'instauration des prélèvements douaniers et une légère augmentation de la CSG, les particuliers pourront donc miser sur un allégement de leurs charges de l'ordre de 250 milliards de francs.

Le nécessaire est possible

On mesure dès lors combien le nouvel ordre économique et social, en modifiant la structure même du système français de production et d'échange, pourra favoriser le retour à la prospérité et à l'expansion. La baisse globale des charges sur les entreprises et sur les ménages ramènera le taux des prélèvements obligatoires à moins de 40 p. cent du PIB. Et ce qui paraît aujourd'hui impossible se trouvera ainsi réalisé. Seule, la politique économique et sociale du Mouvement national républicain rend la réduction massive des ponctions publiques compatible avec le rétablissement des équilibres financiers. Comment d'ailleurs n'en serait-il pas ainsi ? Le taux de prélèvement obtenu à l'issue d'un septennat de redressement ne sera-t-il pas finalement celui que connaissait notre pays il y a maintenant vingt et un ans ? Et, en ce sens, la politique proposée vise simplement à effectuer une marche accélérée et volontaire pour remonter la pente sur laquelle les dirigeants de la classe politicienne ont laissé glisser notre pays. Car, si le faible niveau de ponctions publiques était viable à cette époque et s'il 1'est actuellement à l'étranger, pourquoi ne le serait-il pas demain en France ?

Ajoutons que le nouvel ordre économique et social préconisé par le Mouvement national républicain ne suscitera pas seulement de nouveaux équilibres, mais qu'il donnera naissance à de nouvelles dynamiques particulièrement bénéfiques.

Les nouvelles dynamiques

Alors que l'ouverture totale des frontières et l'ultralibéralisme international mettent aujourd'hui en péril notre système de production et d'échange, la politique proposée par le mouvement national donnera un coup d'arrêt à cette destruction programmée de notre économie et suscitera une dynamique de reconquête du marché intérieur et de reconstruction du potentiel industriel de notre pays. Protégées par l'échange régulé et favorisées par la nouvelle politique monétaire, les entreprises recouvreront la maîtrise du marché français et se trouveront même en mesure de reconstituer l'appareil de production national partout où il aura été ruiné par les offensives étrangères. Un élan que viendront encore amplifier les comités stratégiques mis en place au niveau gouvernemental pour mobiliser tous les moyens de la nation au service de la reconquête de l'économie intérieure.

De même, à l'inverse de la politique actuelle d'accueil et de pseudo-intégration des immigrés qui ne fait que multiplier les problèmes économiques et sociaux, le retour des étrangers dans leur pays d'origine facilitera la libération de notre système de production et d'échange, car une grande partie des charges qui pèsent sur lui s'allégeront et de nombreuses difficultés qui le pénalisent aujourd'hui s'aplaniront à mesure que les immigrés quitteront notre pays. Les coûts budgétaires et sociaux qu'entraîne leur présence iront s'amenuisant, les effets néfastes du travail clandestin s'estomperont et leur départ, en libérant des emplois pour les Français, accélérera la baisse du chômage et le retour à la croissance et à la prospérité.

Par ailleurs, la diminution des charges pesant sur les entreprises lancera progressivement une dynamique de compétitivité facteur de vitalité et de créativité. Alors qu'elles sont actuellement asphyxiées par les ponctions fiscales et sociales, les entreprises françaises retrouveront un surcroît de rentabilité qui leur permettra de conquérir les marchés extérieurs et des atouts nouveaux propres à développer leur croissance interne, deux impératifs indispensables à la puissance industrielle et à la stabilité économique de notre pays.

S'agissant des personnes privées, la diminution de la pression fiscale et sociale, réalisée de surcroît par la disparition des impôts les plus démotivants, décuplera le dynamisme des Français et, par voie de conséquence, donnera un essor sans précédent à la croissance de l'économie. Dirigeants et entrepreneurs connaîtront, avec la baisse des prélèvements et le recul de l'étatisme, une motivation renouvelée, source d'ardeur, d'initiative et d'invention. La suppression de l'impôt sur le revenu et celle de l'impôt sur les successions en ligne directe inciteront à revenir en France tous ceux qui, voulant créer et bâtir, avaient quitté notre pays avec leur savoir-faire et leurs avoirs. La France cessera d'être une terre que l'on abandonne par découragement pour devenir une nation où l'on s'établit avec l'espoir de pouvoir entreprendre et créer Elle pourra même dès lors accueillir une immigration bénéfique, celle des Prix Nobel, des capitaines d'industrie, des grands chercheurs, des créateurs, bref celle des élites de tous les pays occidentaux.

Le nouvel ordre économique et social n'est pas seulement en mesure de résoudre les principaux problème qui accablent aujourd'hui nos compatriotes, comme I chômage, la pauvreté et la précarité, il se révèle également apte à rétablir les grands équilibres de notre économie et, plus encore, à susciter des dynamiques d reconquête, de libération, de compétitivité et de motivation seules capables de donner son essor à la renaissance de la France.



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