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La troisième voie

Sommaire:
Introduction: Le cataclysme social
Chapitre 1: L'explosion du chômage
Chapitre 2: La crise des valeurs
Chapitre 3: La montée de l'étatisme
Chapitre 4: Le choc de la mondialisation
Chapitre 5: Le modèle national
Chapitre 6: La méthode du MNR
Chapitre 7: L'ordre social
Chapitre 8: L' échange régulé
Chapitre 9: Le marché libre
Chapitre 10: En finir avec la bureaucratie
Chapitre 11: Libérer l'entreprise
Chapitre 12: Rendre l'argent aux Français
Chapitre 13: La fraternité française
Chapitre 14: La protection sociale
Chapitre 15: La nouvelle participation
Chapitre 16: Juguler le chômage
Chapitre 17: Retrouver l'expansion
Conclusion: Le choix de la France


Conclusion

Le choix de la France

Le nouvel ordre économique et social préconisé par le Mouvement national républicain, en apportant les réponses aux défis lancés à notre pays en cette fin de siècle et en démontrant qu'il n'y a aucune fatalité à la régression que subit aujourd'hui la France, constitue bien une grande alternative à la politique néfaste conduite par l'établissement. Alternative parfaitement réalisable et conduisant à des résultats autrement plus bénéfiques que ceux actuellement enregistrés.

Le Japon, pas l'Albanie

Sans doute la politique du Mouvement national républicain sera-t-elle caricaturée pour être mieux critiquée. On fera valoir que le mouvement national veut organiser l'isolement de la France et, à la manière des Albanais du XXe siècle, couper notre peuple du reste du monde et le plonger dans une autarcie qui ne pourrait que le taire régresser. C'est là une vision contraire à la vérité puisque le Mouvement national républicain veut simplement faire adopter à notre nation les méthodes de protection utilisées par les pays les plus présents sur les marchés mondiaux, comme le Japon, Hong Kong, voire les États-Unis. Il ne s'agit pas de renoncer à affronter le monde, mais de mener avec une plus grande efficacité la guerre économique internationale et donc de protéger le marché intérieur pour être plus offensif et plus performant sur les marchés extérieurs.

De surcroît, le Mouvement national républicain ne conçoit pas la rupture avec le mondialisme économique comme une démarche solitaire, mais comme une action de rassemblement de tous les pays qui refusent le nouvel ordre mondial. L'objectif est de proposer un autre schéma d'organisation du monde qui ne vise plus à l'homogéncisation des États, des cultures, des races et des religions, mais respecte les nations souveraines. Un schéma qui ne recherche plus la libéralisation systématique du commerce, la suppression des frontières et l'instauration d'une concurrence sauvage, mais assure la régulation des échanges et la stabilité des systèmes économiques et sociaux différents. En ce sens, la démarche envisagée, loin d'être frileuse, consiste au contraire à rompre avec l'attitude actuelle de la France qui, à l'instar des moutons de Panurge, imite la politique de ses partenaires, et singulièrement celle de l'Amérique, pour se camper sur la scène internationale comme le promoteur d'un nouveau projet d'organisation de nations et le fondateur d'un pôle géopolitique alternatif de celui des États-Unis.

L'histoire n'est écrite nulle part

On reprochera également au projet du Mouvement national républicain d'être utopique, d'aller contre la mondialisation et donc contre l'évolution naturelle des choses et de rechercher un passé de grandeur nationale et de fraternité sociale à jamais révolu. Cette critique viendra de l'établissement pour qui l'histoire est à sens unique et la mondialisation une donnée incontournable à laquelle on ne peut que se soumettre.

L'expérience des millénaires écoulés montre au contraire que l'histoire n'a pas de sens prédéterminé. Les périodes de décadence alternent avec les phases de redressement. Et, s'il est vrai que les techniques de communication et de transport tendent à rapetisser la planète et à faciliter les échanges, rien ne conduit mécaniquement à un monde homogène où les nations, les races, les religions et les cultures seraient vouées à disparaître. D'une certaine façon, le monde est aujourd'hui beaucoup plus divers qu'il ne l'était au début du siècle lorsque les peuples européens dominaient la planète et y imposaient leur modèle de civilisation. Actuellement, avec la décolonisation, la montée de l'islamisme, l'effondrement de l'empire soviétique et la renaissance des sentiments nationaux, le monde va, politiquement et culturellement, dans le sens d'une plus grande diversité. Contrairement aux idées reçues, la classe politicienne est donc totalement décalée par rapport à l'évolution du monde lorsqu'elle impose à la France de renoncer à son identité d'abandonner sa souveraineté et qu'elle veut l'inféoder à des organisations supranationales ou la soumettre aux États-Unis d'Amérique.

Ajoutons que, si beaucoup de nos compatriotes aspirent à un changement par rapport à la politique menée par l'établissement, ils doivent accepter de rompre avec les principes qui fondent cette politique. On ne peut vouloir une chose et refuser les conditions qui la rendent possible. Il n'y a pas d'alternative sans rupture avec l'idéologie mondialiste de l'établissement.

La concentration, pas l'éparpillement

Une troisième critique sera formulée concernant le caractère prétendument brutal de la politique préconisée par le Mouvement national républicain. D'aucuns en effet critiqueront les changements d'envergure proposés en affirmant qu'ils sont de nature à créer de graves distorsions économiques et sociales et que seules des mesures progressives sont acceptables par la société française d'aujourd'hui. C'est là encore ne pas comprendre la réalité de notre pays, car la technique des mesures douces a toujours échoué, comme le montre l'action de l'établissement, qui, depuis des années, recourt à cette méthode de gouvernement sans obtenir aucun résultat significatif. Plus grave encore, une réforme bénéfique en elle-méme mais appliquée de façon trop progressive peut se révéler nocive ou, à tout le moins, inutile.

Ainsi en est-il, par exemple, de la politique de baisse des taux d'intérêt. Ceux-ci sont en effet déjà très bas et certains pourront s'étonner que le Mouvement national républicain veuille encore les réduire. La réponse est simple : ce n'est pas le niveau instantané des taux qui importe le plus, mais l'ampleur de leur variation. Quand les Britanniques ont pris en 1992 la décision de désarrimer la livre du mark, ils ont abaissé de sept points les taux courts et obtenu en retour des résultats bénéfiques de grande envergure pour la relance de l'activité et la réduction du chômage. A l'inverse, les baisses d'un quart de point réalisées tous les trois mois depuis l'élection présidentielle de 1995 par la Banque de France n'ont produit aucun effet tangible ni sur la croissance, ni sur l'emploi.

Il en va de l'usage des instruments de politique économique comme de l'emploi des armées : la stratégie des petits paquets est inopérante, seule la concentration des moyens est efficace. En 1940, la France avait pratiqué la technique de l'éparpillement face à l'Allemagne qui, elle, avait préféré la méthode de la concentration. Avec mille groupes de trois chars, I'armée française a été battue par les trois groupes de mille panzers allemands. Il en va de même pour la politique budgétaire, fiscale et monétaire, et c'est pourquoi la stratégie des actions massives du Mouvement national républicain est bien supérieure à celle des petits pas de l'établissement.

Pour l'équilibre de l'Europe

Viendra enfin la quatrième critique selon laquelle le projet du Mouvement national républicain conduirait à créer un antagonisme entre la France et l'Allemagne. En abandonnant la politique du franc aligné sur le mark, en renonçant à la monnaie unique et en mettant en cause l'Europe de Maastricht, la France dirigée par un gouvernement Mouvement national républicain casserait le tandem franco-allemand, pourtant essentiel à l'équilibre de l'Europe.

Cette analyse est en réalité sans fondement, car c'est au contraire l'alignement de la France sur la politique monétaire de l'Allemagne qui peut conduire à de graves conflits. En effet, l'intérét de notre voisin d'outre-Rhin est d'obtenir une parité dollar-mark sensiblement supérieure à celle qui serait souhaitable pour l'économie française. Dans ces conditions, quelle que soit la parité de l'euro avec le dollar, la situation sera malsaine : si le taux est favorable aux Allemands, la France sera lésée, si c'est l'inverse, l'Allemagne sera handicapée et, si un compromis est adopté, ce sont les deux pays qui seront pénalisés. Dès lors, la poursuite de la politique actuelle et la réalisation de la monnaie unique, loin de rapprocher les deux peuples, peuvent créer entre eux de graves antagonismes.

En revanche, la politique préconisée par le Mouvement national républicain permet à chacune des deux nations de défendre ses intéréts sans avoir à s'opposer mutuellement. Quant à l'équilibre de l'Europe, il ne peut reposer que sur une nouvelle conception de l'organisation du vieux continent fondée sur les principes de l'Europe des patries, c'est-à-dire sur un projet politique commun, et non sur une conception purement mercantile des nations réduites à leur économie. Or, ce projet sera d'autant plus facile à réaliser que la France, ayant renforcé son poids, sa crédibilité et son prestige, pèsera davantage face à l'Allemagne. Le couple franco-allemand en sera donc plus équilibré et l'Europe mieux stabilisée.

Le courage et la volonté

Le projet du Mouvement national républicain est donc ambitieux, mais aussi parfaitement réaliste. Comment d'ailleurs ne le serait-il pas puisqu'il repose sur des principes que personne au sein du peuple français ne conteste réellement ? Le refus de l'étatisme et la reconnaissance du rôle fondamental du marché comme régulateur de la vie économique sur le territoire national. Le devoir pour l'État d'assurer le bon fonctionnement des services publics et le maintien d'une protection sociale digne de ce nom. La volonté d'assurer la cohésion de notre peuple et la participation de tous les citoyens en rompant avec le schéma stérile et dépassé de la lutte des classes et de l'assistance généralisée. Le choix de ne pas ouvrir à-tout-va les frontières et d'assurer à notre économie un minimum de protection pour préserver l'appareil industriel de la France et garantir l'indépendance de notre pays.

Certes, ce projet exige de rompre avec les schémas totalitaires de la pensée unique tels qu'ils prévalent dans notre pays et d'aller à contre-courant des poncifs du politiquement correct tels qu'ils sont véhiculés dans les enceintes internationales dominées par les États-Unis. Et sans doute est-ce là la principale difficulté de ce projet: plus encore que de l'intelligence et du savoir-faire technique, il exige du courage et une volonté politique. Il ne peut donc être réalisé que par des dirigeants s'appuyant sur le peuple et en rupture avec l'établissement.

Le choix du Mouvement national républicain

C'est pourquoi le nouvel ordre économique et social préconisé par le Mouvement national républicain ne résulte pas d'une option technique, il est avant tout le fruit d'un choix politique. Il s'agit de savoir si l'on veut conserver à la France un minimum d'autonomie économique ou si l'on accepte qu'elle devienne un simple pion d'un grand Monopoly européen et mondial. Si l'on entend soumettre l'économie à l'intérét bien compris de la France et des Français ou si l'on assujettit notre pays à ses lois quelles qu'en soient les conséquences pour nos compatriotes. Si l'on impose en toute circonstance la volonté souveraine de la nation ou si l'on se laisse conduire par le seul jeu des intérêts étrangers.

Le Mouvement national républicain a choisi. Il ne veut pas que la France soit réduite à un espace territorial soumis aux lois brutales d'une économie dirigée d'au-delà de nos frontières. Il refuse de livrer les Français aux mécanismes aveugles du mondialisme et au jeu d'intéréts des lobbies antagonistes. Il fait le choix de défendre la nation pour rétablir la prospérité de ses habitants, assurer l'harmonie de son peuple et faire prévaloir la volonté souveraine des Français. En ce sens, le Mouvement national républicain fait le choix de la France, de son avenir et de la renaissance de notre civilisation.

Le retour de la grandeur

Renforcé par les succès qu'il suscitera, le nouvel ordre économique et social redonnera en effet à notre peuple la confiance dans son avenir et dans son destin. Alors qu'actuellement, la morosité, le doute, voire le désespoir, accablent nos compatriotes, et surtout les plus jeunes d'entre eux, le retour de la prospérité et le rétablissement de l'harmonie sociale leur insuffleront une énergie nouvelle et leur rendront l'enthousiasme et la vitalité. Avec la baisse massive du chômage, chacun pourra de nouveau bénéfcier d'un emploi, ce qui fera renaître l'espoir et la confiance. Cessant de se morfondre, nos enfants retrouveront au sein de leur peuple et de leur nation le lieu d'expression qui convient à l'ardeur de la jeunesse. Il redeviendra possible de réver à l'avenir et de faire des projets. Les plus doués pourront donner la mesure de leur talent, les plus travailleurs seront récompensés de leurs efforts et chacun pourra à nouveau s'enorgucillir de ce qu'il est.

Forte de son succès, fière de son modèle de développement, la France, sortant de sa torpeur, se tournera vers l'extérieur avec la volonté de s'affirmer et de conquérir. A la tête des nations qui veulent rester elles-mêmes, portée par les peuples qui refusent l'assujettissement au mondialisme, elle pourra ouvrir une voie nouvelle, récrire l'histoire et renouer avec son génie propre, celui de la grandeur.

Le nouvel ordre économique et social n'est donc pas un simple plan de redressement. I1 est la condition nécessaire à la renaissance de notre civilisation, car il lui fournira la puissance dont elle a besoin pour s'incarner dans le monde d'aujourd'hui. Porté par un courant civilisateur, cet ordre est l'emblème du renouveau de la grandeur française.



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